Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Jean C. Baudet

Michel Udiany et les mondes imaginaires

24 Septembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

C'est une excellente idée de consacrer un ouvrage aux mondes imaginaires, l'Atlantide, le pays de Cocagne, Sodome, Gomorrhe, le Jardin des Hespérides, etc. C'est ce qu'a réalisé Michel Udiany en publiant un livre intéressant et captivant, qui vient de paraître : "L'Histoire des mondes imaginaires" (Jourdan, Paris, 411 pages). Le style est vigoureux et viril, ainsi cette petite phrase (qui vaut son pesant d'épistémologie et d'herméneutique) : "Derrière un mythe se cache le plus souvent une majestueuse couillonnade". La documentation sur laquelle se base l'auteur est remarquable, exploitée sans pédanterie.

Le livre d'Udiany est d'abord une suite de récits (26 chapitres) qui, joyeusement, nous entraînent à rêver aux voyages d'Ulysse, à la grandeur et à la décadence des Atlantes, au périple des Argonautes. Mais il y a au fond du livre une "substantifique moelle", qui est l'occasion de réfléchir à l'élaboration des mythes. Qu'il s'agisse d'élaborer le mythe d'Adam et d'Eve, ou le mythe d'Ulysse et de Pénélope, ou le mythe du commissaire Maigret, toujours il y a à l'origine l'émotion et l'imagination d'un auteur (dont l'histoire a retenu ou a oublié le nom). Le mythe - mondes imaginaires ou autre chose - est ainsi la source à la fois des religions et des littératures. De deux "majestueuses couillonnades", pour employer le vocabulaire sonore de Michel Udiany.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Daniel Pisters 28/09/2014 11:40

Il faut être couillu pour écrire cela "Derrière un mythe se cache le plus souvent une majestueuse couillonnade" mais deux couilles au cul ne veut pas dire deux neurones au cerveau, comme il faudrait en concéder à Sarkozy au risque de créer ainsi un nouveau mythe.

Quant à Hollande, lui en reconnaître un, ce serait beaucoup, avec le risque le relancer le mononeuralisme, sorte d'avatar « intellectuel » du monothéisme. Le polyneuralisme sarkozien est finalement prometteur. Comme on dit bien qu'il y a plus d'idées dans deux têtes que dans une. De toute façon comme la zone interorificielle des femmes n’est pas faite pour sentir battre plus de deux couilles en même temps (même si l’on s’y met à plusieurs), Marianne n’a pas besoin de sentir plus de deux neurones se disputer la place sous son bonnet.

Je ferais toutefois observer à Jean Baudet que l’on a découvert les ruines de Troie, que l’on aurait découvert les vestiges engloutis d’une civilisation (pré- ?)minoenne correspondant aux évocations de l’Atlantide par Platon. On trouvera peut-être un os percé rappelant le talon d’Achille sur le premier site.

On découvre des dinosaures qui ressemblent aux dragons (particulièrement à celui de St-Georges et la créature du même nom avec ses petites pattes antérieures ridiculement atrophiées (par rapport à la masse de son corps) comme celle du tyrannosaure). On découvrira peut-être un peu plus tard des démons cornus au fond de grottes profondes correspondant au niveau de l’enfer, comme on en reconnait depuis longtemps parmi les cocus et les hommes-cerfs, mais dans ce cas, ce sont eux les victimes de diablesses.

Quant aux Archanges : voici la preuve qu’ils existent. J’ai même enlevé une petite plume d’une de mes ailes pour vous écrire.

Les scientifiques comme Jean Bricmont découvrent des licornes, des chimères, des particules toujours plus élémentaires les unes que les autres, auquel ils donnent même des noms de saveurs rejoignant l’ineffable dont Jean Baudet et Yves Namur sont aussi friands l’un que l’autre (le premier de son aversion du manque de goût du second, précisons-le quand-même pour ne pas insulter Jean Baudet). Ces particules sautent même, oui, oui, elles font des sauts quantiques !

Il y a lieu de commencer à se poser, petit à petit, étape par étape (« bébé fait un papa » comme dans le film « Quoi de neuf, Bob ? )» une des questions les plus difficiles du savoir humain :

- La mémoire du future, un concept qui a été imaginé par Arthur C. Clarke dans les Enfants d’Icare (Childhood’s end) et qui n’a rien à voir avec toutes les bêtises parapsychologiques, les boucles temporelles vulgarisées par le cinéma pour ado, est assimilable a un traumatisme à rebours. Elle peut amener à imaginer des formes que l’on découvrira des siècles, des millénaires plus tard. Le traumatisme est à venir. Comme j’avais 8-9 ans quand mon père m’a traduit Childhood’s end directement de l’anglais, j’ai été évidemment fortement impressionné, sinon, peut-être un peu traumatisé, mais merveilleusement.

- Cela ne veut pas précisément dire qu’Homère a chanté la Guerre de Troie parce qu’un certain Heinrich Schliemann allait découvrir les ruines correspondantes sous des strates d’autres vestiges et que des rayons de lumière intemporels, rebondissant sur le Mur du Temps, auraient frappé la cécité de l’aède, ni qu’une randonneuse verra un randonneur se faire embrocher par une licorne, la vive impression provoquée par cette rencontre et celle propagée par son récit comme des ronds dans l’eau de par le monde, répercutant dans le passé la forme de l’animal qui, du fait de son authenticité dans le futur, deviendra légendaire dans le passé.

- Certains millénaristes prétendent que les restes de dinosaures ont été semés par Satan pour confondre les hommes avec l’illusion préhistorique, ce sont les premiers qui souffrent de paléopathologie mais leur idée n’est pas tout à fait absurde. Par exemple, en copie, il y a des dinosaures qui pourraient avoir été inventés par le Diable et qui témoignent d’une forme de proto-archaïsme plus proche du cerveau reptilien que de celui de l’humain.

- Jean C. Baudet écrit sur son blog (lent, fastidieux, pollué de pub et même de putes) que la Philosophie, c’est de savoir ce qui va lui arriver vraiment. C’est philosophiquement erroné puisque la vérité n’appartient ni au passé, ni au futur, ni à cet infinitésimal qui articule illusoirement les deux, mais se partage entre les trois (au moins). La Vérité ressemble donc aux putains qui s’affichent intempestivement sur le blog de Jean Baudet. La Vérité est intemporelle mais l’idée de Jean C. Baudet est intéressante. De myriades d’erreurs peuvent être intéressantes. La Vérité se mire dans l’erreur et il n’y a pas d’autres moyen de la réfléchir. Jean Baudet rejoint (un peu) l’idée d’Arthur C. Clarke puisqu’il pense que c’est ce qui va arriver qui est déterminant.

- L’originalité de cette idée ne doit pas se ternir au contact des pollutions finalistes. Nous ne parlons pas ici de sens, de but et sans doute encore moins d’espoir.

Quant à ceci, je le laisse à votre appréciation, que je vais toutefois influencer en en soulignant la bassesse et la mesquinerie. Jean Baudet s’approprie le langage couillu d’un Udiany pour encore donner un coup sous la ceinture aux mythes et à la littérature. Quelle tristesse, quelle affichage complaisant de son propre retard mental en cette époque cruciale où le moment est enfin venu de s’interroger sur la détermination du sujet/objet par le récit mythique, scientifique ou autre que l’on en fera :

« Le mythe - mondes imaginaires ou autre chose - est ainsi la source à la fois des religions et des littératures. De deux "majestueuses couillonnades", pour employer le vocabulaire sonore de Michel Udiany. »

Notons en passant que ces deux majestueuses couillonnades font bien la paire.