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Jean C. Baudet

Jacques Richard chez les Wallons

3 Octobre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Littérature, #Wallonie

J'étais, avant-hier, à la réunion mensuelle de l'AREAW, l'Association royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie, qui se tient à Bruxelles, se déroulant selon une immuable liturgie, avec d'abord les trois coups de trois présentations de livres (l'offertoire), suivis de l'ardente communion des fidèles adorateurs de la Grande Littérature, avec le sacrifice rituel de quelques bouteilles de vin rouge et de vin jaune, aux couleurs de la Wallonie. Libations exaltantes, mais je me suis contenté de quatre verres de chardonnay.

Je n'ai lu aucun des trois livres présentés, et ce qui suit n'a donc pas valeur de critique littéraire ou philosophique, je ne songe qu'à graver ce moment de "convivialité" et de frémissement sentimental entre écrivains (et écrivants, ajouterait une méchante plume, mais l'on me sait respectueux de presque tous les représentants de l'espèce humaine) dans la mémoire électronique de mon blog.

Premier acte : de Philippe Marchandise, "Le jour de l'amélanchier", roman présenté, avec beaucoup de finesse et de bienveillance, par Eveline Legrand. C'est l'histoire de l'auteur qui a subi une opération cardiaque et qui raconte sa convalescence en regardant l'amélanchier de son jardin, arbre aux fleurs blanches de la famille des Rosaceae, comme chacun sait, et que les non-botanistes et les gens sans vocabulaire appellent "poirier sauvage". Bref une étude psychologique sur l'espoir de guérir.

Deuxième acte : de Nathalie Boutiau, "Le silence de Jimmy", roman présenté par le poète Thierry-Pierre Clément, avec un bel enthousiasme. C'est l'histoire d'un petit garçon, Jimmy, qui est dans le coma. Bref une étude romanesque sur l'espérance de vivre.

Troisième acte : de Jacques Richard, peintre et écrivain, "L'homme peut-être", recueil d'une trentaine de nouvelles présenté par Michel Ducobu, écrivain sensible et érudit coutumier des présentations à l'AREAW. L'auteur explique qu'il a travaillé en s'inspirant des Variations Goldberg de Bach, ce qui situe d'emblée son niveau d'exigence. Et l'échange est animé entre Ducobu et Richard, le premier voulant situer le second à la fois dans le sillage du Nouveau Roman et dans la survivance du surréalisme, le second se défendant bien d'un quelconque jeu surréaliste, et affirmant son attachement à l'écriture de Thomas Owen.

Bref, encore : deux livres sur l'espoir écrits avec de bons sentiments, et un livre de littérature-peinture qui décrit l'homme et le monde comme ils sont, ou plutôt comme ils paraissent être, ou peut-être les deux et encore autre chose. Pas de la philosophie à soixante-quinze centimes, m'a-t-il semblé (je répète que je n'ai pas lu le livre), mais de la littérature. Les philosophes, les convalescents et les parents d'enfants malades ne sont pas les seuls à s'interroger sur ce qui nous attend vraiment.

Peu de monde, mais j'ai eu le plaisir de revoir Isabelle Fable, Isabelle Bielecki, Mireille Dabée, Noëlle Lans...

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Daniel Pisters 05/10/2014 08:45

Je suis soulagé car j'ai cru que vous étiez mort. Cela arrive si souvent et si subitement. On s’endort. On croit que l’on va se réveiller, comme si cela répondait à loi qui régit le soleil couchant et levant et le soleil un beau matin, ne se lève plus. Pourquoi ?

La flèche fatal n'atteint pas que le cœur des médiocres. Allez voir la Raison! Les mourants se trainent interminablement dans la vie et les vivants font la file aux portes de la Mort.

Je vais passer un partie du reste de mes jours à venger la mort inepte de mon Père à 80 ans. Car la Mort c’est vous, les vivants inutiles qui me poussent déjà dans le dos vers la tombe.

La moitié de l’humanité me payera sa mort. Le processus n’a fait que commencer. Le maelstrom de l’Islam va ravager l’Occident et l’Occident ne mérite pas mieux. La plaie de la Lèpre Verte ravagera les dégénérescents qui ont poussé mon Père dans la Tombe : je nomme les banquiers, les banksters, les faux-monnayeurs, les politiciens de tous bords et les poéticules en copie, vendeurs de fausse poésie. Ebola commence seulement ses ravages. L’Europe immonde va enfin s’effondrer (n’oublions pas que cette Chose Innommable a été enculée par un taureau ailé).

Le poirier sauvage et l'espoir de guérir. Vous faites dans l'ironie suprême. Comme d'habitude. Ce pauvre et estimé Michel Ducobu, si bon poète et penseur moins bon. Au moins est-il un bon poète, curseur de la dissociation, de la "dissonance cognitive" entre raison et émotion.

« L’heure des sanies est venue » comme le déclare Joris-Karl Huysmans dans « Là-bas » devant le retable d’Issenheim. Vous allez souffrir les sept milles plaies d’Egypte. Quatre vingt milliards de sauterelles vont s’abattre sur votre pain, et vont boire votre air, et s’incrusteront dans vos poumons, vont ingurgiter chaque grain de votre nourriture entre leurs mandibules. Et ces criquets seront robotiques. Et c’est moi qui les aurai programmés pour venger la mort de Papa. S’il est mort, il n’y a aucune raison que des étrons comme vous continuent de fumer leur pestilence en toute liberté. La Liberté d’Expression poéticulesque. Vous allez payer. Les Liliane Wouters et les Karel Logist qui tutte au biberon de ses mamelles tombantes. Le temps est venu de régler l’addition.

Les bubons de la Peste ourleront votre peau et crèveront, et les volcans cracheront leurs laves plus haut que le plafond que vous avez fixé pour le ciel, et un vaste tourbillon, comme celui des foules en rotation permanente autour de la Kaaba, à la Mecque, vous aspirera dans le néant de la barbarie qui est votre juste punition. L’Islam est l’Enfer mérité par les Chrétiens. Je vous précipite dedans, sans remord ni pitié. Le Diable Vert est censé dissoudre les verrues.

Je comprends que Jean Baudet veuille un peu profiter de la vie en attendant : Isabelle Fable et la Bielecki sont des beautés fanées, qui n’en sont que plus attirantes. Ces rides sur les pétales de rose ne sont-elles pareilles à des veinules dans lesquelles circule le sang de la Vie ? Les charmes de la Jeunesse ne sont-elles plus perceptibles que dans les Illusions de la Vieillesse ?