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Jean C. Baudet

L'ennemi public

21 Juin 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Epistémologie

Mon travail épistémologique a commencé par une analyse radicale de la connivence, à première vue mystérieuse, entre la technique et la science, entre la main et la parole – avec une réhabilitation du geste technicien, si dévalué dans la culture contemporaine. Basant mon enquête sur un corpus considérable de faits historiques concernant l’évolution des systèmes de pensée (technique et science, mais aussi magie, religions, philosophie…), je suis arrivé à voir dans l’apparent mystère de la naissance de la science grâce à la technique (comme, semblablement, l’art naîtra de la musique, cfr Neitzsche) le résultat du rapport de convenance entre la connaissance et l’action, entre la vérité et l’efficacité, entre le gnoséologique et l’ontologique. Une action ne peut aboutir que si elle correspond au réel, au vrai, et une hache en pierre taillée ou une centrale nucléaire ne fonctionnent que parce que leur conception fut en concordance avec la réalité. Les rites primitifs, instinctuels et surchargés d’espérance, se perfectionnent et se transmuent en se dissociant en technique et en magie, celle-ci se combinant avec l’esprit du mythe pour donner naissance aux religions. La philosophie naîtra de la tardive prise de conscience des contradictions des traditions religieuses, et le rejet de toutes les traditions (l’esprit qui toujours nie, cfr Goethe). Cette pensée libérée des pesanteurs traditionnelles (d’ordre sentimental et social) finira par donner naissance à la science, grâce à l’instrumentation, qui est comme un ressourcement par la technique.

Cette analyse, confortée par mes recherches en histoire de la science, en histoire des religions et en histoire de la philosophie, me conduit invinciblement au néo-scientisme, au monisme, au matérialisme, à l’athéisme, au nihilisme et à l’anti-humanisme. Je suis donc l’ennemi de milliards d’hommes, les religieux, les idéalistes, les spiritualistes, les humanistes, les optimistes, les fascistes et les racistes (qui inventent des valeurs liées à des sous-groupes humains par fantasme compassionnel), les communautaristes, les communistes et les gauchistes, les écologistes, les moralistes, les masculinistes, les féministes, les droits-de-l’hommistes, les phénoménologues, les herméneutistes, et les poètes minimalistes qui prennent leurs rêves pour des vérités indicibles, ineffables et sublimes.

Il me reste à tâcher de comprendre pourquoi un désaccord ontologique conduit à la haine, au fanatisme, à l’insulte, à l’intolérance, à la violence et au meurtre.

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ludo 29/07/2015 10:05

Je veux dire,on ne saura jamais avant de mourir si il y a quelque chose après.Et si il y a quelque chose ,on le saura après ou on ne saura pas qu'il n'y a rien.

ludo 29/07/2015 09:58

L'après mort est et restera toujours un mystère.Car personne n'en est revenu.Alors,on ne sait pas et on ne saura jamais.C'est la définition même du mystère.

ludo 29/07/2015 09:55

Courageux de dire cela.Je pense comme vous.Toutefois il reste un mystère :pourquoi sommes nous là ?Pourquoi n'y a t-il simplement rien ?

Ouvrir un compte 29/06/2015 20:55

Intéressant votre point de vue !

Annie

Ludo 24/06/2015 08:12

Certainement Pierre ,mais qui reste-t-il ?