Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Jean C. Baudet

Avec la poete Liza Leyla

12 Mars 2016 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Poésie

Avec la poete Liza Leyla

J'étais, hier, à la Bibliothèque Royale de Bruxelles, où j'entamais la lecture du grand livre d'Octave Hamelin, Essai sur les éléments principaux de la représentation (Alcan, Paris, 1907), ouvrage que je n'avais pas encore consulté, et que je ne connaissais que par les manuels. Je suis un lecteur assidu à la BR, où je rencontre souvent la poète Liza Leyla, qui poursuit des recherches sur les grands symboles de l'Humanité. Liza était présente, et nous allâmes passer un moment à la cafeteria, comme nous le faisons fréquemment. Abreuvés par du café au lait, rassasiés par un morceau de tarte aux cerises, nous évoquâmes l'actualité du petit monde belge des belles-lettres, et naturellement nous commentâmes la récente nomination de la romancière Anne-Michèle Hamesse à la présidence de l'Association des Ecrivains Belges et la plus récente encore démission du poète Michel Stavaux du poste de secrétaire général de l'AEB. Nous parlâmes, non sans malice, de certains de nos "collègues". Ah, le délicat plaisir des médisances !

Liza Leyla est une Flamande qui a choisi d'écrire en français. Elle a étudié la philosophie à la Vrije Universiteit ("Université libre"), à Bruxelles, où elle eut la chance de suivre les enseignements de Léopold Flam. Elle commence sa carrière littéraire au début des années 1980, participant notamment aux réunions poétiques du Grenier Jane Tony, fondé à Bruxelles par Emile Kesteman. C'est d'ailleurs audit Grenier que j'ai fait la connaissance de Liza. Elle est l'auteur de nombreux poèmes parus dans Les Elytres du hanneton (la revue du GJT), ainsi que de plusieurs recueils de poésie très soignés, notamment : Nostalgie chromatique (1992), Les lèvres du néant (1993), Les tentacules du Moloch (1994), La voie d'Eros (2001), Epines satinées (2003)...

La poésie de Liza Leyla enchante son lecteur par une prosodie raffinée et élégante, et le fait pénétrer dans un univers mystérieux et suave, étrange, où il rencontre des forêts de symboles pas toujours familiers. C'est l'éternel questionnement du Philosophe, prolongé et parfois apaisé par les singulières évocations du Poète. C'est que, pour Liza Leyla, derrière les tristes évidences du néant, il y a les terrifiantes et maléfiques cruautés du Moloch, et derrière encore les consolantes et douces plénitudes du chemin d'Eros.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article