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Jean C. Baudet

La pensee de Jean Baudet

15 Novembre 2016 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

L’observation, l’introspection phénoménologique, le raisonnement et l’étude critique de l’histoire de la pensée (mythes, religions, philosophie, science, technologie) m’ont conduit, quant à la question gnoséologique, à une synthèse de l’empirisme de Locke, du scepticisme de Kant, du rationalisme appliqué de Bachelard et de l’épistémologie de Popper (avec, en plus, une insistance toute particulière sur le rôle de la technique dans le processus cognitif). Cette position quant aux possibilités de connaissance me conduit ensuite, en ontologie, au matérialisme (tempéré par un coefficient de scepticisme), ce qui m’interdit les illusions des religions, spiritualismes et autres réconforts, et m’amène à dénoncer tout humanisme comme une résurgence des idées mythologiques sacralisant l’humanité (voir « La religion est la première conscience de soi de l’homme », in L. Feuerbach : L’Essence du christianisme, 1841).

Avec l’empirisme rationaliste en gnoséologie, le matérialisme en ontologie et l’anti-humanisme en éthique, et avec le scepticisme en « arrière-garde », je ne peux qu’arriver au désespoir et au pessimisme le plus noir : la matière produit la vie, et la vie est douleur. La « conscience de soi » dans la lumière de la philosophie la plus exigeante conduit à une définition de l’homme plus angoissante encore que celle des existentialistes Heidegger et Sartre : l’homme n’est pas seulement un « être-pour-la-mort », c’est un « être-pour-la-souffrance ». La mort ne n’effraye nullement ; les souffrances m’épouvantent.

Je ne peux pas résumer plus brièvement (voir mes livres et mes articles) mon cheminement philosophique (un « chemin qui ne mène nulle part », disait Heidegger), évitant les travestissements littéraires, les parades dérisoires de l’humour ou les consolations « bon chic, bon genre » de la pression sociale et de l’amitié ou de la politesse.

Mais je n’oublie pas la politesse, fondement de la politique et du vivre-ensemble. Je remercie mes lecteurs, sympathisants ou adversaires, de leur attention, et pour certains d’entre eux de leurs paroles d’espoir, malgré tout. Malgré mon angoisse, mes peines et mes douleurs, cela me touche. Et puis, on ne sait jamais…

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