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Jean C. Baudet

Les 3 sortes d'hommes

27 Novembre 2016 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Anthropologie, #Politique

La logique classificatoire, qui est une des bases de la pensée scientifique, est impitoyable et irrécusable. Ainsi nous indique-t-elle qu’il existe trois sortes d’hommes, et cette trichotomie est incontournable, malgré tous les discours égalitaristes des idéologies politiquement correctes, et malgré les aspirations les plus soutenues du « coeur » et de l’humanisme sentimental. Il y a, dans toute société, trois classes d’individus, les utiles, les inutiles et les nuisibles !

Cette taxonomie est basée sur les trois activités de l’humain : consommer, produire et détruire. Les consommateurs-producteurs forment la classe des personnes utiles (du point de vue de la société dont elles assurent l’existence face à la nature) : artistes, chercheurs scientifiques, artisans, commerçants, banquiers, industriels, ingénieurs, ouvriers, médecins… C’est que les hommes ont des besoins, qui ne peuvent être satisfaits que par la production : eau potable, aliments, habitat, chauffage, etc. Les consommateurs nets (c’est-à-dire ceux qui consomment sans rien produire) forment la classe des inutiles : vieillards, malades, handicapés, chômeurs… Enfin, il existe dans toute société une troisième classe, nuisible, celle des consommateurs-destructeurs, qui consomment et qui, au lieu de participer à l’effort productif de la collectivité, détruisent. Ce sont les assassins, les voleurs et les vandales, les escrocs et les menteurs, les falsificateurs et les faussaires, les terroristes, les incendiaires, les casseurs des manifestations, les violeurs…

Considérant que, dans une société donnée, tous les individus sont forcément consommateurs, on peut légitimement se demander quelle est la pertinence de l’idée de « société de consommation ». En tout cas, il est clairement impossible de faire vivre une « société de non-consommation » !

Enfin, il faut noter que si les enfants sont des consommateurs nets (à moins qu’ils ne travaillent), on ne les considérera pas comme inutiles, dès lors qu’ils sont appelés à devenir adultes et à participer à l’effort collectif de production.

Nous pouvons nous risquer à formuler un projet de société : des personnes utiles en grand nombre, des personnes inutiles en petit nombre, et le moins possible de personnes nuisibles.

Mais cela pose au philosophe une question qui comporte des abîmes de difficultés : pourquoi (pour quelle raison ?) et pour quoi (dans quel but ?) formuler un projet de société ? Cela est-il utile ?

 

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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Commenter cet article

Ivette 27/11/2016 11:33

La catégorisation ne tient pas de toutes façons.Beaucoup passent d'une catégorie à une autre,même plusieurs fois au long d'une vie,volontairement ou pas.....

jeanbaudet.over-blog.com 27/11/2016 12:00

Une classification, qu'il s'agisse d'hommes ou d'autres choses, se fait toujours au temps t ! Le "passage d'une catégorie à l'autre" montre justement la pertinence des catégories...