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Jean C. Baudet

Kant et les races humaines

30 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Anthropologie, #Racisme

Hier matin : répondu aux e-mails reçus.

Hier après-midi : à la Bibliothèque Royale. Lu un livre sur les 3 ouvrages consacrés par Emmanuel Kant à la "raciologie". Le solitaire de Königsberg, tout en insistant sur l'unicité de l'espèce humaine, admettait l'existence de quatre races, qu'il appelait des "dérivations" : les Blancs, les Nègres, les Huns (ou Mongols) et les Indiens (ou Hindoustans). Très intéressantes remarques de l'auteur (Raphaël Lagier), notamment sur la distinction faite par Kant entre espèce "naturelle" (les objets réunis dans une même espèce résultent d'une filiation) et espèce "scolastique" (où les critères de classification sont arbitraires). En conclusion, Lagier explique que la raciologie de Kant n'est pas incompatible avec son universalisme. Pardi ! Admettre l'évidence ne saurait s'opposer à l'universel. Je regrette un peu de ne pas avoir connu ce travail plus tôt, car il m'aurait servi à mieux comprendre en quoi l'opposition entre Linné et Buffon constitue la source de l'évolutionnisme biologique. Bel exemple de rapport "dialectique" entre le proprès scientifique et la pensée des philosophes. Je travaille en ce moment à une "Histoire de la botanique", et il est passionnant de suivre à la trace l'évolution de la pensée biologique à propos de la classification des êtres vivants, qui va d'Isidore de Séville (voire de Pline l'Ancien ou même Théophraste) à la cladistique contemporaine. Il a fallu des siècles et quelques penseurs pour dégager l'idée d'évolution de la gangue des mythes.

A noter surtout que l'idée de filiation chez Kant, purement empirique chez les naturalistes, les agronomes et les éleveurs, est fondée sur une ontologie chez Kant : il y a filiation parce qu'il y a continuité ontique.

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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Jean-Pierre Dopagne, Pascale Tison, d'autres encore

29 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Littérature, #Belgique

Hier après-midi, réunion à l'AEB (Association des Ecrivains belges) du Comité de la revue "Nos Lettres", suivie d'une séance du Conseil d'administration, sous la présidence à la fois patiente et énergique de Jean-Pierre Dopagne. Examen de six demandes d'adhésion d'écrivains. J'en connais trois sur six. Il n'y aura pas d'invité d'honneur lors de la Rentrée littéraire qui aura lieu le 12 octobre. Je quitte la Maison des Ecrivains en compagnie de Joseph Bodson (administrateur de l'AEB et aussi président de l'AREW, Association royale des Ecrivains wallons), et nous traversons le quartier Matonge, très animé, pour rejoindre la station de métro Porte de Namur. Nous nous lamentons de l'état des trottoirs et échangeons quelques considérations sur les écrivains belges. Grandeur et futilité... Je rentre, Marianne m'a préparé un excellent Chili con carne, que j'arrose de muscadet bien frais. A 22 heures, j'ouvre la radio pour écouter l'émission radio de la RTBF Première. Il s'agit de la deuxième partie d'un entretien avec Pascale Tison à propos de mon livre "Curieuses histoires de la science". Pascale et moi évoquons longuement Albert Einstein, et plus longuement encore Emilie du Châtelet. La voix de Pascale est superbe, délicieusement "radiophonique". Joseph est très occupé par la préparation du répertoire des membres de son association. Il y a encore des écrivains qui lui envoient des documents... manuscrits.

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

 

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Le petit Chinois à l'école

27 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Science, #Histoire

Je ne suis jamais allé en Chine. Ceci n'est donc qu'un récit de pure imagination. J'imagine, donc, un tout petit Chinois. Il est encore enfant, et on l'envoye à l'école. Il est initié à la sagesse de Confucius, et peut-être sent-il grandir en lui la fierté d'appartenir à une si grande nation qui a produit un si grand sage. Puis, tôt ou tard - car le petit Chinois poursuit sa scolarité - il rencontre, dans ses cours, la logique du Grec Aristote, l'axiomatique du Grec Euclide, l'algèbre du Grec Diophante, l'héliocentrisme du Polonais Copernic, l'astronomie de l'Allemand Kepler, la mécanique de l'Italien Galilée, la géométrie analytique du Français Descartes, la dynamique de l'Anglais Newton, le calcul intégral de l'Allemand Leibniz, la chimie du Français Lavoisier. Et comme il se destine à la médecine, notre petit Chinois devenu grand est encore initié à la classification des êtres vivants du Suédois Linné, à l'évolutionnisme de l'Anglais Darwin, aux microbes et aux vaccins du Français Pasteur, à l'immunologie du Belge Bordet, à la génétique moléculaire de l'Américain Watson.

Mais j'imagine que notre petit Chinois, même devenu grand, n'a guère entendu parler de Montaigne et de Molière, de Balzac et de Rimbaud, de Maeterlinck et de Verhaeren.

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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L'honneur du scepticisme

26 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Gnoséologie

Il ne viendrait pas à cet homme, assis face à la mer immense, l'idée qu'il pourrait boire entièrement toute cette eau, car il connaît les limites de son estomac. Pourquoi ne pas admettre, simplement, que pareillement l'esprit humain est trop petit face à l'Être, et que donc la connaissance de Tout - et du Sens de ce Tout - lui est irrémédiablement interdite. Toute la haute pensée du XXème siècle a tourné autour de la finitude corporelle de l'homme, "être-pour-la-mort". Mais il convient aussi de tenir compte de l'autre finitude, intellectuelle celle-là, qui est celle qui fait de l'homme un "être-pour-l'ignorance".

Mais notre scepticisme n'est pas celui, absolu, de Pyrrhon d'Elis, il est celui, relatif, de Kant, car la science et la philosophie ont progressé depuis le temps de celui qui a clôturé par son doute radical le glorieux moment de la pensée grecque, qui éclaire encore (malgré le pyrrhonisme) l'humanité pensante. Si bien que la science et la philosophie ont encore des choses à dire (sinon, il faut se taire...). Leur but n'est pas d'annoncer la Vérité, qu'il faut se résoudre à ne pas connaître, comme nous savons que nous ne pourrons pas boire la mer du Nord, mais leur possible est encore considérable : la science et la philosophie ont pour objectif de dénoncer les erreurs, de montrer que les superstitions et les idéologies qui en dérivent sont des illusions, et même souvent des illusions dangereuses. La philosophie, ainsi, n'a plus la prétention de dire ce qui est, mais elle a encore pour tâche de dire ce qui n'est pas.

C'est moins glorieux que de mettre en phrases, avec thèses, antithèses et synthèses, la totalité de l'Univers matériel et des Réalités spirituelles, mais c'est une tâche à la portée de l'intelligence des hommes.

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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A quoi pensent les Belges

25 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

J'ai consacré trois livres à la Belgique : Les Ingénieurs belges (1986), Histoire des sciences et de l'industrie en Belgique (2007) et A quoi pensent les Belges (2010). On peut se demander pourquoi j'ai attribué de l'importance à un sujet (le royaume des Belges) aussi limité, étriqué, ridicule même par sa petitesse, risible au fond, et pitoyable, par ses mesquineries. Je pourrais répondre par le cynisme (qui donne souvent de bonnes réponses) : il y a un marché pour ça ! J'ai fait des livres pour qu'ils se vendent, et ils se sont vendus. Il n'y a pas de sot métier. Mais il y a une réponse moins odieuse - parce que, dans certains milieux, singulièrement les milieux littéraires, le "commercial" est odieux, comme s'il était plus honorable, plus glorieux et plus socialement utile de publier des poèmes (que personne n'achète, excepté les pouvoirs publics de la Culture Multiple et de la Pensée Unique) que de vendre des frites, de la bière, ou des livres que l'on lit. La réponse plus "profonde" (il y a des auteurs qui aiment la profondeur, et qui se perdent même dans les tourbillons de leur pensée, cfr Husserl, Heidegger et alii), c'est que la Belgique est le lieu, non pas symbolique mais réel, où se joue l'avenir de l'Europe, c'est-à-dire de la Civilisation.

 

Ici, mes contempteurs pousseront des cris plus hauts encore que ceux qu'ils poussèrent en apprenant que je vends mes livres. Quoi, hurlent-ils en choeur, assimiler la Civilisation et l'Europe ? Quelle indécence ! Quel ethnocentrisme (voir Le Mariage de Mademoiselle Beulemans) ! Peut-on oublier que les Indiens d'Amérique ont apporté le tabac à l'Humanité, ainsi que les plumes des gilles de Binche ? Et ne sait-on pas que le Zéro a été inventé par les Indiens des Indes Orientales ? Je note qu'il y a de bonnes raisons de croire que les mathématiciens indiens furent inités à leur discipline par les Grecs, mais passons, et revenons aux Belges - qui, en fait de civilisation, ont apporté à l'Humanité la mitrailleuse, le saxophone, le générateur de courant électrique, les bases de l'immunologie, le chocolat Côte d'Or, le boudin de Liège, les pieux de fondation, sans compter Tintin et Maigret...

 

En Belgique s'est concentrée toute la force brutale qui ne cesse de vibrer depuis le Traité de Verdun (843), quand les héritiers de Charlemagne placèrent une frontière linguistique entre les gens de culture latine et ceux de langue germanique. Une humiliation, qui couvait depuis longtemps, devait couver encore et prendre de plus en plus de vigueur pendant des siècles. En 1914, puis en 1940, il en résulta des événements qui auraient pu conduire à la fin de l'Europe. Il faudra attendre encore, mais combien d'années ? La Belgique est ainsi un lieu (il y en a quelques autres) où se perpétue l'humiliation des Germains d'avoir une langue moins importante que le latin au Moyen Age, que le français depuis Louis XIV et puis Voltaire - malgré les splendeurs d'un Kant ou d'un Goethe. Je trouve cette humiliation parfaitement exprimée par le moine tudesque Eginhard, dans sa Vita Karoli imperatoris (vers 830), quand dans sa préface il demande à ses lecteurs d'excuser l'audace d'un barbare peu exercé dans la langue des Romains, qui a cru pouvoir écrire en latin. Plus de quatre siècles après la prise de Rome par le Wisigoth Alaric (410), les locuteurs du francique ressentent encore leur infériorité intellectuelle par rapport aux latinophones, héritiers il est vrai des splendeurs littéraires et philosophiques de la Grèce.

 

Verdun fonde le destin de l'Europe (pour l'Histoire, il faut des siècles pour qu'un destin s'accomplisse). N'ayant pu réaliser l'uniformisation culturelle et linguistique des romanophones et des germanophones, ayant maintenu et intensifié une différence parmi les Européens, les descendants des signataires du traité maléfique ont durci des oppositions, qui ont entretenu un fossé intellectuel entre les deux grandes masses qui forment l'Europe de Lavoisier et de Beethoven, de Balzac et d'Einstein. Il était fatal que l'humiliation germanique se réveille un jour ou l'autre chez les Belges, peuple qui aurait pu être l'exemple d'un choix linguistique rationnel et pragmatique, et qui sera le lieu d'où s'ébranlera une nouvelle onde dévastatrice, qui fera s'enliser les institutions européennes dans le multiculturalisme obsessionnel, puis s'effondrer l'économie européenne, pendant que des masses (humiliées par d'autres causes) attendent, non seulement à l'extérieur des frontières de l'Europe, mais déjà installés au coeur même de l'Union Européenne, de se rapaître des dépouilles.

 

Ce petit pays valait bien trois livres.

 

PS.1.- A propos de la profondeur chez certains auteurs, j'en connais de tellement profonds qu'ils ne remonteront jamais à la surface.

PS.2.- Il n'est pas inutile de se souvenir que, depuis l'Egypte des pharaons jusqu'aux USA, toutes les grandes nations furent unilingues. C'est quand l'Empire romain dut choisir entre le latin et le grec que le destin de Rome fut scellé.

 

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L'honneur de l'esprit humain

24 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Il est des écrivains qui fondent leur autorité intellectuelle sur leur ignorance, et qui tirent parti d'un ou deux minces recueils de poèmes, édités à compte d'auteur ou grâce à une subvention octroyée par un fonctionnaire distrait - ou plus ignorant encore que l'auteur subventionné -, pour se donner le droit de pontifier, souvent avec une générosité candide proprement désarmante (mais qui ne désarmera pas, je le crains, le terrorisme islamiste ou le terrorisme palestinien, pour lesquels ils ont d'ailleurs d'étranges complaisances), sur les choix politiques que devraient opérer les dirigeants des grandes nations. J'écris ceci, ne nous y trompons pas, à propos des écrivains de France - grande nation s'il en est -, je ne vais évidemment pas dire du mal des écrivains de la petite nation Wallonie-Bruxelles, qjui sont tous admirables, comme je l'ai expliqué dans mon livre "A quoi pensent les Belges", où j'ai démontré l'insondable profondeur de Charles Potvin et la finesse exquise de Paul Dresse.

Ignorant l'arithmétique la plus élémentaire ainsi que les données les plus basiques de la biologie, ils ne doutent pas de connaître cependant, par intuition littéraire, les modes les plus adéquats de gouvernement, et ils connaissent l'économie politique et l'administration des ressources minières (sans compter la technologie des énergies "renouvelables", où ils sont incontestablement experts) mieux encore que les ingénieurs et les gestionnaires d'entreprises. Ayant analysé avec une profondeur de pensée proprement abyssale les mécanismes des sentiments humains en nous racontant les amours de Lulu et de Toto ou le "chemin de vie" constitué par les péripéties du divorce de Madame Dupont née Durand, et cela dans un style qjui renouvelle, que dis-je, qui révolutionne les procédés discursifs et narratoires (qui s'étaient enlisés, comme on sait, dans les facilités fades d'après le "Nouveau Roman"), étant revenus avec bonheur aux valeurs sûres de l'enracinement sub-régional et du multiculturalisme sous-prolétarien, ils ont tou vu, tout lu, tout entendu et tout pensé. C'est probablement ce qu'ils appellent l'honneur de l'esprit humain.

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Le surendettement des Etats

23 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Pour commenter le surendettement des Etats occidentaux (ex-industrialisés, ex-civilisés), de nombreux journalistes évoquent avec dégoût La-Loi-des-marchés, comme s'il s'agissait d'une bête immonde et nauséabonde se repaissant de la chair vive des bons gouvernants, une espèce de vampire assoiffé du sang des plus démunis, une monstrueuse entité qui voudrait la mort du petit peuple travaillant 35 heures par semaine jusqu'à 55 ans. Pourquoi, au lieu de tout ce pathos imbécile, ne nous rappellent-ils pas, sobrement et avec pédagogie, qu'un Etat endetté est un Etat qui a emprunté de l'argent, trop d'argent (à des Chinois, des Arabes ou des Suisses...), sans avoir évalué avec sérieux ses capacités de remboursement. Ce qui est la pire des mauvaises "gouvernances", moralement plus grave qu'un écart de langage (Sarkozy) ou qu'un exploit sexuel (Strauss-Kahn). Celui qui ne rembourse pas ses dettes est un voleur. Plus indigne de gouverner qu'un amateur de chansons douces ou de fellations profondes. La "loi des marchés", c'est la justice (rendre à César ce qui est à César) et l'arithmétique (100 euros à 10 % deviennent 110 euros en un an) combinées. C'est le plus fondamental des fondamentaux. De quoi revenir du Pays des Rêves (qui semble être à gauche) au Pays des Réalités.

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Joseph Bodson et les religions

22 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Joseph Bodson, président de l'AREW (Association royale des écrivains wallons), a présenté hier soir, lors de la réunion mensuelle de l'AEB (Association des écrivains belges), mon dernier livre "Curieuses histoires de la Pensée" qui est, comme le précise le sous-titre, une étude sur les origines des religions et de la philosophie. Présentation sobre, compétente (Joseph est formé à la philologie classique et a lu Platon, Aristote et les autres), enthousiaste même - pourquoi cacher que cela m'a fait plaisir ? L'écrivain ne vit pas seulement de droits d'auteur, il lui faut aussi de bonnes paroles.

 

A la même séance, Marie-Ange Bernard présentait les derniers recueils de poèmes de Philippe Leucks, le poète de Rome (c'est un peu réducteur, mais Philippe a beaucoup écrit sur la "ville éternelle" et ses charmes actuels). Il y avait aussi le dernier ouvrage d'Armel Job, sympathique romancier des Ardennes.

 

Et en rentrant chez moi, je me suis écouté sur les ondes radio de la RTBF Première. Je m'y entretenais avec Pascale Tison sur la science et spécialement sur mon livre "Curieuses histoires de la science". La suite de l'entretien sera diffusée mercredi prochain (émission "Par ouï-dire").

 

Je parle trop de moi dans mon blog ? Mais, je le répète souvent et je persiste : la philosophie est, d'abord et avant tout, l'étude du moi. Du moi qui court... vers la mort. 

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La Grèce et Israël

21 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

L'idée se répand qu'il ne faut pas expulser la Grèce de l'Union Européenne, parce que les valeurs européennes (démocratie, science, philosophie) trouvent leur source en Grèce. On peut même dire que la Grèce fut le berceau de la Civilisation mondiale, parce que la relativité de l'Américain Einstein ou la théorie des forces nucléaires du Japonais Yukawa ou la classification des éléments du Russe Mendéléev ont pour origine la physique des Grecs Thalès, Empédocle et Archimède. La logique d'Aristote s'impose autant aux Indiens Tupi qu'aux Afghans, la politique de Platon (le citoyen doit respecter les lois de sa cité) vaut autant pour les Nord-Coréens que pour les Iroquois, et c'est Hérodote qui a montré aux historiographes des cinq continents comment il faut écrire l'histoire...

 

Mais si la Grèce est bien une des sources de la spécificité européenne (qui s'est mondialisée pour devenir la Civilisation), cette spécificité doit autant, et peut-être même plus, à Israël. Les valeurs de l'Europe sont autant chrétiennes que grecques, et donc juives, et Paul de Tarse a influencé l'histoire européenne plus profondément que Platon et Aristote réunis. Le socialisme et le marxisme sont les derniers avatars du judéo-christianisme, et Marx était allemand. Il n'est pas exagéré de dire que la droite d'Europe est grecque (d'origine) et que sa gauche est juive.

 

Si l'on est logique (comme le Grec Aristote), on devrait donc tenir à placer tant Israël que la Grèce au coeur même de l'Europe, à la place d'honneur qui revient aux fondateurs. L'Europe a deux âmes, à l'Est de la mer Méditerranée. C'est l'histoire qui nous le rappelle.

 

Et on comprend pourquoi certains intellectuels (européens ?) veulent que l'on abandonne l'enseignement de l'histoire !!!

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France Bastia, joyeusement

18 Septembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Je viens de terminer la lecture de Joyeusement du présent, de France Bastia (éditions Les Claines, Hamme-Mille, 159 pages). Il s'agit en fait du Journal de l'auteur pour les années 2009 et 2010. 
 
Je sors de ma lecture avec un sentiment mélangé de plaisir (le simple plaisir des mots, et là, France gâte ses lecteurs) et d'admiration pour une vie qui se présente comme simple et tranquille, joyeuse et zen (puisque France affectionne la "vision du monde" des bouddhistes). J'admire l'écrivain FB, la femme FB, et ce n'est pas simple amitié, c'est même plutôt une franche admiration, un peu jalouse, peut-être. Comme je voudrais pouvoir écrire avec un tel bonheur 8 Et comme j'aimerais trouver le temps, comme France, d'admirer les jonquilles (jaunes, forcément, puisque bourrées de flavonoïdes) de mon jardin, ou d'écouter le pépiement allègre des oiseaux, car il y en a aussi en ville.
 
Faut-il rappeler que France Bastia est romancière, rédacteur en chef de la Revue Générale, et que pendant l'année 2009 et le début de 2010 elle était encore présidente de l'Association des Ecrivains belges.
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