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Jean C. Baudet

Les phrases d'Emmanuel Kant

31 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

Pour info, une vidéo :
 
Librairie Filigranes (Bruxelles)
 
Cur PenseeJe travaille en ce moment à mon "Histoire de la philosophie" qui devrait faire suite à mon "Histoire de la science", et c'est exténuant. Ceux qui ne se sont pas attelés à cette tâche ne savent pas comme il est épuisant pour l'entendement et pour la raison. Je suis arrivé au chapitre sur Emmanuel Kant (1724-1804), et la plupart des gens - des braves gens - ignorent à quel point il est difficile et fatigant de chercher des mots pour transformer en phrases simples les textes d'une exquise absconsité et d'une presque totale abstruserie du professeur de Königsberg. N'ayant que de très faibles notions d'allemand, je travaille évidemment sur des traductions et des commentaires en français et en anglais, mais cela ne rend pas les choses plus simples. J'eus moins de peine avec Max Planck et avec Albert Einstein. Comme le recours au langage mathématique rend les choses "claires et distinctes" ! Mais comment mettre en équations l'opposition (évidemment transcendantale) entre le phénomène et le noumène ? Et dire que, si mon livre paraît, les cuistres et les pisse-froid le traiteront de "vulgarisation". Sancta simplicitas...
 
Ceci dit, il est clair que Kant fut un grand homme, mais il faut essayer de le lire avec la culture et l'esprit de 1781. Ce n'est pas simple.
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Mes correspondants

29 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

J'ai fait mes comptes ! Par le truchement de différents réseaux sociaux et avec le concours de diverses messageries électroniques, j'envoie régulièrement mes excellents textes et mes texticules (également excellents quoique plus brefs) à 3.735 correspondants, dont 2.026 hommes, 1.477 femmes et 232 individus dont j'ignore le sexe, de sachant pas si Dominique S. en a ou n'en a pas. J'ai choisi ces correspondants en m'assurant 1° qu'ils disposent d'une intelligence supérieure à la moyenne, 2° qu'ils possèdent une grande ouverture d'esprit, 3° qu'ils entretiennent un vif intérêt pour les travaux de l'esprit.

 

Grâce à un outil informatique perfectionné, je constate que cet ensemble contient :

- des universitaires,

- des ingénieurs,

- 48 éditeurs (j'attends leurs propositions),

- 34 artistes-peintres,

- 2 artistes-pitres,

- 1 humoriste,

- 349 intellectuels français de gauche,

- 1 intellectuel français de droite,

- 0 intellectuel belge,

- 1 duchesse dont les chemises sont sèches,

- 1 comte en Suisse,

- 3.732 roturiers,

- x francs-maçons (la valeur de x m'est inconnue),

- 7 algébristes (qui n'ont pas encore trouvé la valeur de x),

- 14 commissaires de police,

- 1 commissaire-priseur (qui a du bon tabac dans sa tabatière),

- 1 écrivain belge d'origine arménienne qui a publié une remarquable biographie de Baudelaire,

- tous les meilleurs grammairiens de Belgique,

- toutes les meilleurs grammairiennes de Belgique,

- 1 nymphomane américaine (elle ne lit pas le français, mais je lui envoie quand même mes textes par sympathie),

- 1 ancien directeur du FMI,

- 4 chefs de gare (tous cocus, d'après une rumeur non confirmée),

- 67 sociologues,

- 1 sociologue intelligent,

- 1 fils de pute,

- 2 hommes de bonne volonté,

- 3 femmes de ménage,

- 4 femmes au foyer,

- 33 femmes de mauvaise vie,

- 6 hommes de peine,

- 1 juge intègre,

- 18 juges,

- 3 pédophiles (présumés innocents),

- 56 poètes du dimanche,

- 8 poètes du samedi après-midi,

- 1 restaurateur de qualité (à Ixelles, faubourg de Bruxelles),

- 3 enseignes de vaisseau de première classe,

- 1 sigillographe,

- 2 codicologues,

- 6 papyrologues,

- 6 romanciers à succès,

- 27 romanciers sans succès,

- 1 philosophe qui passe à la télé, sur France 2,

- 162 philosophes qui ne passent pas à la télé,

- 1 joueuse de tennis belge, divorcée, à la retraite,

- 2 joueurs de pipeau,

- 1 rémouleur,

- 26 directeurs ou sous-directeurs des ressources humaines,

- 3 fumistes,

- 1 homme-sandwich,

- 43 viticulteurs français,

- 56 banquiers suisses,

- 2 étudiants canadiens,

- 1 Belge sans profession déclarée,

- 1 chômeur spécialiste de Spinoza,

- 47 chômeurs spécialistes de Karl Marx,

- 23 chômeurs historiens de l'Art,

- 1 femme légère,

- 3 femmes à poêle,

- 1 biographe des rois des Belges,

- 1 faiseur d'embarras,

- des journalistes,

- 6 camarades syndiqués.

 

Pour info, deux vidéos :

Canal C (Namur)

www.canalc.be/index.php?option=com_content&view=article&id=100001595:entree-libre-de-jean-baudet-&catid=114:entree-libre&Itemid=56

 

 

Librairie Filigranes (Bruxelles)

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Histoire des maths

28 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Mathématiques, #Histoire

Hist-Maths.jpgPourquoi ai-je publié une histoire des maths, qui s'intitule - d'ailleurs assez bizarrement - Nouvel Abrégé d'histoire des mathématiques ? Toujours disponible chez les bons libraires de France et d'ailleurs, ayant fait l'objet de plusieurs nouveaux tirages par les éditions Vuibert. Pourquoi, en effet ? Parce qu'il s'agissait d'entamer (c'était en 2002, et même avant puisque je crois me souvenir que la rédaction a commencé en 1997 ou 1998) une histoire de la pensée scientifique, depuis la Préhistoire jusqu'à la fin du XXe siècle, et qu'il m'avait semblé que la mathématique, étant le langage de toutes les disciplines intellectuelles pouvant se présenter comme "sciences", il fallait l'étudier d'abord. Le fait est que l'histoire des maths coïncide en grande partie avec l'histoire de la raison, ou plus exactement de la raison se limitant à l'étude du raisonnable - car est-il raisonnable d'entreprendre la magique étude du coeur - sauf à compter ses battements - ou de l'esprit - sauf à tenter d'évaluer ses calculs ?

 

J'ai ainsi pu reconstituer, d'une manière que je crois assez "valable" (il y a une part d'hypothèse dans toute histoire), la double aventure intellectuelle (et pour certains extatique) de la découverte des formes (géométrie) et de la compréhension des nombres (arithmétique). Restait alors à explorer comment la mathématique - c'est-à-dire la connaissance des figures et des quantités - allait nourrir la technique (qui deviendra technologie), la physique et la chimie, et finalement la biologie (devenue moléculaire). L'explication de l'outil, du monde, de la matière et de la vie par la pensée quantitative. La qualité révélée par les quantités. Et si l'on se souvient que la musique et la poésie sont, d'abord, du rythme...

 

Au cours de l'histoire, c'est quand la raison se limite elle-même qu'elle devient efficace, et j'en donne cent exemples dans mes livres d'histoire de la science. Quand on veut tout savoir, on risque bien de ne savoir rien. C'est bien montré par L'Etre et le Néant de Sartre, plus instructif par ses petits riens que par ses grandes phrases.

 

Bien sûr, la vérité "scientifique" est désolante et décevante. Mais, jusqu'à présent, depuis le Poème de la Création (sumérien) jusqu'aux vociférations de l'imam de mon quartier, je n'en ai pas trouvé d'autre. Mais je cherche. Je dirai quoi, quand j'aurai trouvé.

 

Pour info, deux vidéos :

Canal C (Namur)

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Librairie Filigranes (Bruxelles)

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Sur l'éditologie

27 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Editologie

Cur PenseeL'éditologie, que je développe dans les années 1980 en réaction contre la technophobie de Jacques Ellul et d'Hans Jonas, est un prolongement de la phénoménologie husserlienne qui reprend la question des fondements de toute ontologie en exploitant les recherches sémiologiques du structuralisme et en allant aux choses mêmes, c'est-à-dire à la dualité matériel-logiciel et à l'évolution technique des locomotives. C'est comme une cristallisation du fait linguistique - qui alimentait déjà les réflexions de Platon dans le Cratyle - enrichie de l'herméneutique de Ricoeur et de l'épistémologie de Bachelard, mais qui retourne la séquence "pensée-mots-discours-action-souffrance" à l'expression discursive qui va de la vie aux mots, de la technique aux théories, de l'édition (paraître) à l'être et à l'avoir. Du vécu à l'oraison funèbre.

 

Le mythe de l'Ingénieur (Ulysse aux mille expédients) devient mon allégorie de la Caverne, et je pense aux mots et aux choses en m'attachant plus aux choses - machine à vapeur, barillet de revolver, colorants à l'aniline - qu'aux mots dans mon archéologie des savoirs. L'éditologie sort alors du cadre originaire de l'épistémologie comme histoire de la science (étude des textes édités) pour s'épanouir en critique des jeux de mots, mythèmes, anathèmes et théorèmes confondus. L'éditologie devient l'anti-humanisme absolu, le sceau des prophètes, la charte du malheur écrite en lettres de sang sur peau humaine. La philosophie comme recherche du bonheur est abandonnée au profit d'une délectation morose, et je m'apaise dans l'attente des preuves et des épreuves. J'étudie lentement mes prédécesseurs et je contemple la marche du Néant.

 

Pour info, deux vidéos :

Canal C (Namur)

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L'histoire des Belges, une fois

26 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Peut-être même deux ou trois fois, car je crois avoir déjà évoqué mes travaux sur la Belgique dans ce blog. En effet, j'ai consacré trois livres à l'Histoire des Belges, à l'histoire de ce peuple minuscule, mesquin, médiocre à bien des égards, et tout simplement grandiose. Car quel autre peuple n'est pas médiocre à bien des égards ? Et quel autre peuple peut revendiquer l'invention du générateur de courant électrique (qui a permis la Deuxième Révolution industrielle, la première étant anglaise), de la voiture automobile (que serait devenu le monde sans les autos ?), du saxophone (que serait la musique d'aujourd'hui sans les instruments d'Adolphe Sax ?)... Sans compter le boudin de Liège. Or donc, j'ai publié 1° Les Ingénieurs belges (1986, aujourd'hui épuisé), 2° Histoire des sciences et de l'industrie en Belgique, 3° A quoi pensent les Belges, ces deux derniers ouvrages, encore disponibles en librairie, ayant été produits par l'éditeur JOURDAN.

 

J'ai commencé par les ingénieurs, car il me semble que la Belgique a plus été construite par ses ingénieurs (j'ai évoqué Zénobe Gramme, Etienne Lenoir, et il y en eut bien d'autres) que par ses peintres, ses poètes ou ses sigillographes. Le monde aurait pu se passer des nunucheries de Magritte ou des gnangnanderies de Maurice Maeterlinck... J'ai ensuite réparti mes enquêtes et mes réflexions selon deux axes inversés : la science (y compris la technique et l'industrie, le monde des chiffres) et la non-science, ce que l'on appelle généralement la "culture" (le monde des lettres). Ces livres m'ont valu quelques inimitiés, dont je me délecte. Quel bonheur d'être détesté par les maeterlinckistes, par les magrittomanes, par les technophobes, et par les poètes microscopiques (minuscules, mesquins et médiocres).

 

Pour info, deux vidéos :

Canal C (Namur)

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Vers le progrès social

25 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Il y a cinquante ans, il n'y avait pas encore (ou alors, ils étaient peu nombreux) d'obèses, de SDF, d'homos et de gays fiers de leurs nouvelles manières (coïto per anum, ergo sum) et organisateurs de parades, de juges libérateurs de meurtriers, d'avocats de salauds, de pédophiles, de loqueteux fiers des trous dans leurs jeans, de tatoués, de percés, de camés, d'autolobotomisés, de mendiants dans les couloirs du métro de Paris, de gauchistes, d'écologistes, d'écolos, d'humoristes peu rigolos, de poètes minimalistes, de sectateurs du multilinguisme, d'adulateurs du multiculturalisme, de communautaristes, de terroristes musulmans, de musulmans terroristes, de blogueurs imbéciles, d'affamés prolifiques.

C'est vrai, quand même ! C'est dans les pays où les gens ont le moins à manger que la natalité est la plus grande ! Ils crèvent de faim, mais ils baisent.

 

Mais, il y a cinquante ans, il y avait déjà des lopettes et des gouines, des pédérastes et même déjà des pédés, des opiomanes, des esbroufeurs, des mazettes, des mauviettes, des fesse-mathieux, des pisse-froid, des pisse-vinaigre, des psychanalystes, des sodomites, des goulus, des pansus, et même des ventrus, des folasses, des cocottes, des demi-mondaines, des poétesses ridicules et nunuches, des gangsters et des démagogues, des clochards et des lexicographes. Et même des ratons laveurs.

 

Pour info, deux vidéos :

Canal C (Namur) 

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Librairie Filigranes (Bruxelles)

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Sans vagues (Petit poème en Prozac)

22 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Baudet Foire 2008 PortraitDivagations, divagantes, divaganteries, un gant de velours dans une main d'acier au carbone, le velours de mon gland, pourquoi des mots qui jalousent l'enfant, nous sommes puisque nous pensons ensemble.

Qui jaculent l'infant de Parme, dont Condillac fut précepteur.

En dix-sept cent cinquante-huit après Notre Seigneur.

On l'appelait Jésus le Christ, ah la la...

La poésie comme partage des mots Sion. Scions la branche. Et mots j'asperge. Du goupillon. De l'eau lourde bénite pour servir de modérateur.

Du carbure de prêtre pour servir de président de science. Ou de silence. Ou de malséance.

Du trifluorure de cadavre pour parfumer les andouillettes qui lui pendent au cou en manière de syntagme décoratif.

Des élytres uncinulés à faire blémir les taureaux.

Et un peu de mésenchyme d'ergastoplasme.

Et mots je relance dans la vitrine mondialisée des coureurs de fonds de commerce.

Et sens j'évoque dans la tonitruance d'une demoiselle au col en broderie anglaise.

Et sens je révoque à l'ouverture des vannes du silence.

Nous revêtirons nos uniformes et secouerons nos plumes dans les académies, les musées, les zoos piteux, les asiles (politiques), les seigneurs-tueries, les auto-cafés, la cerise sur le gâteux.

 

PS (non socialiste) : ceci, ou plutôt cela n'est pas un poème surréaliste. C'est plutôt (mais un peu tard, ou pétard) un théorème extatique en l'honneur du silence célébré par les poètes décérébrés.

 

 

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L'Ingénieur et le Poète

13 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Il faut le redire sans cesse : le philosophe ne dispose que de deux outils, le Moi et les Autres, c'est-à-dire l'introspection et l'histoire. Il ne peut atteindre des savoirs que par l'observation la plus exigeante possible de lui-même et de ses semblables. Toute la philosophie antique est dominée par le "Connais-toi toi-même" de Socrate, toute la philosophie moderne est placée sous le signe du "JE pense donc JE suis" de Descartes, et la philosophie contemporaine n'est qu'une immense subjectivité, qu'il s'agisse de Husserl, de Heidegger, de Sartre, d'Onfray...

 

C'est la raison raisonnable pour laquelle il m'arrive de parler de Moi, sujet délicat, difficile mais passionnant. Eh bien, aujourd'hui JE pense à deux de mes livres, qui correspondent à deux pôles inverses de ma réflexion : Les Ingénieurs belges (publié en 1986 et maintenant épuisé) et Une philosophie de la poésie (chez L'Harmattan, encore disponible en librairie). Dans le premier, je tentais de définir la mission de l'Ingénieur, la technique étant selon moi le "noyau dur" de la STI (Science-Technique-Industrie), et il s'agit de construire et de produire, assez modestement. Dans le second livre, je tentais de déterminer la mission du Poète, étant entendu selon moi que la poésie est le noyau dur de la Culture, c'est-à-dire de la non-STI. Et je vois la mission du Poète en termes de séduction et d'espérance.

 

Il me semble même, si je devais sombrer dans le message d'utopie, que je pourrais dire que l'avenir de l'Humanité - mais est-ce vraiment un objet de réflexion philosophique, quand il faut d'abord se connaître soi-même ? - dépendra du bon équilibre que l'élite trouvera entre les réalités de la STI et les espoirs de la Culture. Un bon dosage de Ford et de Boeing (et de Colt) et de Beethoven, de Baudelaire et de Miles Davis (et de Lady Gaga).

 

La mission de l'Ingénieur, le sens de la technique ? J'y suis revenu dans un autre livre, Le Signe de l'humain (L'Harmattan, encore disponible), qui est une analyse plus poussée du fait technicien. Combattre Hans Jonas et Jacques Ellul, et poursuivre l'oeuvre de Maurice Daumas et de Bertrand Gille.

 

Voilà pourquoi je parle de moi, et voilà pourquoi j'écris des livres d'histoire, et même des "curieuses histoires". Mais en parlant de moi, j'étudie l'Humanité, et en écrivant des ouvrages historiques, je me situe parmi les autres. JE n'est pas un autre...

 

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Histoire des entreprises

12 Mai 2012 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Entreprises.gifMon dernier livre "Curieuses histoires des entreprises" vient de paraître, chez Jourdan (319 pages). Après avoir étudié l'histoire de la Science et l'histoire de la Technique, il me fallait étudier l'histoire de l'Industrie. Je pense en effet que la Science, la Technique et l'Industrie sont des systèmes de pensée profondément liés, qui forment un complexe épistémique que j'ai appelé "STI", et qui se distingue du complexe "culturel", formé par les religions, les idéologies qui en dérivent, et les productions artistiques et littéraires. Le sens de l'Histoire est plus profondément déterminé par les rapports entre STI et Culture que par la lutte des classes. Le face-à-face de l'Ingénieur et du Culturel est plus lourd de conséquences que celui du Bourgeois et du Prolétaire...

 

Mon livre étudie les origines et le développement d'une cinquantaine d'entreprises industrielles, celles qui ont profondément marqué le XXème siècle, et auxquelles nous devons notre manière de vivre ainsi que les espoirs et les désespoirs de la "mondialisation".

Le lecteur curieux sera sans doute intéressé de connaître les origines de Coca-Cola ou de Boeing. Et le lecteur plus exigeant trouvera de quoi alimenter sa réflexion sur les rapports entre connaissance scientifique, production et développement économique et social.

 

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