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Jean C. Baudet

Le temps des Phaséolées

24 Mai 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Botanique

C'était le temps des Phaséolées, Phaseoleae en latin. Le temps où j'ai quitté la philosophie pendant quelques années, de 1973 à 1978. J'avais rencontré Guy Le Marchand, directeur de recherches à la Faculté Agronomique de Gembloux, et j'avais été invité à faire partie de son équipe, qui se consacrait à l'étude des plantes vivrières de la tribu botanique des Phaseoleae. J'ai donc étudié la biologie (à l'Université de Bujumbura), pendant le temps libre que me donnait ma charge de cours (histoire des sciences et philosophie). De 1973 à 1975, j'ai effectué des prospections botaniques pour le compte de l'équipe de Le Marchand dans le Nord-Kivu, au Congo ex-belge. J'étais basé à Butembo, où j'ai complètement réorganisé le service de botanique et d'agrostologie de l'ETSAV, Ecole Technique Supérieure Agricole et Vétérinaire. Que reste-t-il de ce travail, de ces récoltes dans un vaste territoire, de Goma à Beni ? Quelques centaines de spécimens d'herbier conservés au Muséum d'Histoire naturelle à Paris, au Kew Botanic Garden, au British Museum, et au Jardin botanique national de Belgique, à Meise. J'ai repris mes travaux philosophiques en 1978, en fondant la revue Technologia, tout en assurant quelques travaux pour que paraissent mes derniers articles et un livre sur Les Céréales mineures, qui paraîtra à Paris en 1981. Ces quelques années ne furent pas du temps perdu, du point de vue du philosophe. J'ai appris ce qu'est la recherche scientifique "de l'intérieur", j'ai pu méditer aux rapports sociaux entre biologistes et ingénieurs agronomes, et surtout j'ai travaillé sur les concepts d'espèce et de classification biologique, ce qui est éclairant pour aborder des questions comme celle du racisme.

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Louis Mathoux 24/05/2011 13:09


En lisant ce nouveau billet sur ton blog, mon cher Jean, me revient en mémoire ce mot de l'auteur latin Térence : "rien de ce qui est humain ne m'est étranger" ;-))) (cfr mon courriel)