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Jean C. Baudet

Les deux (ou trois) sources de l'écriture

1 Octobre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

J'ai écrit, tout au long de cette vie qui s'achève, quatre sortes de textes, ressortissant à quatre domaines : la science (dans ma jeunesse), le journalisme, la poésie et la philosophie. En nombre de signes publiés, c'est la philosophie qui constitue, et de loin, l'essentiel de mon oeuvre.

 

Et pourquoi tous ces textes ? Pour les vendre, d'abord. Car, hormis quelques poèmes de mon adolescence, je n'ai jamais écrit qu'en écrivain, c'est-à-dire en professionnel attachant un prix à ses productions. Mais surtout, pour tenter de comprendre, et pour calmer mes pulsions "littéraires". Ce sont deux motivations différentes, même si elles produisent le même effet. J'ai tenté de comprendre les grands mystères de l'existence, et j'ai ajouté quelques concepts à tous ceux accumulés par mes prédécesseurs depuis Thalès. J'ai utilisé ainsi trois méthodes d'investigation de l'Être : la science des laboratoires, la poésie, le travail philosophique. Seul celui-ci approche vraiment le Réel, s'efforçant de transcender les limites cognitives que s'impose la science, et essayant d'éliminer les pièges redoutables du sentiment et de l'imaginaire qui sont les délices toxiques des poètes. Quant aux pulsions littéraires, c'est le mystère même de mon existence dans sa spécificité. J'ai besoin d'écrire comme de pain, de viande et de vin. J'ai besoin d'assembler des mots, comme le peintre a besoin de juxtaposer des couleurs et le musicien de combiner des sons - étranges besoins, d'ailleurs !

 

Pourquoi ce besoin d'écrire ? Ou, plus exactement, ce besoin de paraître ? La vieille formule "paraître, c'est être peut-être", n'est que l'expression d'une psychologie populaire, digne des magazines, car enfin tout homme veut être, mais tout homme n'aspire pas à paraître. Quelle faille dois-je combler et pourquoi est-elle encore ouverte, après des centaines (844, très exactement) de textes publiés - sans compter les billets de mon blog ? Quel vide devons-nous remplir, nous autres constructeurs de récits (Jean-Baptiste B.), de drames pour le théâtre (Jean-Pierre D.), de poèmes (Jean-Luc W.), d'essais d'histoire littéraire ou musicale (Jean L.), et d'aphorismes, de réflexions, de propos, de sentences, de maximes et de raisonnements métaphysiques ?

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