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Jean C. Baudet

Articles récents

Inventaire 2010 de mes publications

22 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

C'est la fin de l'année, l'heure des bilans... J'ai publié, en 2010, trois livres chez Jourdan : Curieuses histoires de la science, A quoi pensent les Belges, Curieuses histoires des dames de la science. En outre, un billet dans le journal L'Echo, quatre articles dans la Revue Générale et cinq comptes rendus critiques, également dans la RG. Soit 936 pages imprimées. Plus quelques conférences, conversations et échanges d'idées par e-mail avec quelques correspondants. Cela n'empêche pas la neige de tomber, le retour du spirituel de s'intensifier avec obscurantisme et fanatisme et terrorisme. Je fais ce que je peux.

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Françoise Tibika

22 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Terminé le compte rendu, pour la Revue Générale, du livre de Françoise Tibika, A quoi pensent vos molécules ? (éditions Le Temps présent, Agnières, 2010). L'auteur est professeur à l'Université Hébraïque de Jérusalem. Un livre intéressant qui nous rappelle la difficulté de passer de la Physique à la Métaphysique.

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Isabelle Bielecki

21 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Samedi soir, présentation par Isabelle de son dernier recueil de poèmes, dans une galerie d'art à Ixelles. Peu de monde, hélas. La poésie comme remède à la mélancolie ou comme recherche de soi.

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Edmundo Morim de Carvalho et Bachelard

18 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

J'ai terminé le compte rendu (pour la Revue Générale) du livre de Morim de Carvalho : Poésie et science chez Bachelard (L'Harmattan, Paris, 2010, 291 p.). Excellent ouvrage où l'on oppose, avec une grande rigueur analytique, la science à la poésie, comme la raison diurne à l'imaginaire nocturne. Et je me dis que j'ai en somme recommencé l'itinéraire de mon illustre prédécesseur, commençant par l'épistémologie abordée comme une histoire de la science, et terminant par des incursions tranchantes dans le domaine poétique, tentant de distinguer l'illusion vaine de la perception vraie. Mais comment rester au-dessus à la fois de la science et de la poésie, quand la science progresse au-delà des possibilités de compréhension de l'homme moyen, et quand la poésie régresse jusqu'aux assemblages de mots à peine dignes des comptines des enfants ? Bachelard comprenait la relativité et la mécanique quantique de son temps. Je ne suis pas sûr de comprendre la théorie des particules élémentaires des physiciens d'aujourd'hui.

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La peinture d'Anne Claire

18 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Ma femme Marianne, peintre, a décidé il y a quelques années de signer ses tableaux  "Anne Claire". Avec une formation en histoire de l'Art, avec une expérience professionnelle de dessinatrice scientifique, et surtout ayant subi les épreuves successives de deux maternités, d'un cancer récidivant et d'un mari-philosophe, elle est bien armée pour créer un nouveau monde de formes et de couleurs.

 

Anne-Claire-Catarina.jpg

 

Anne Claire : "Catarina"

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Mon Journal non-intime

17 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Je m'occupe de ce blog comme j'écrivais dans mon Journal. Mais virtuellement sous les yeux de tous mes "frères humains". Je tiens ce Journal depuis février 1962.

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Quel progrès ?

17 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Depuis les débuts, dans les années 1960, de mon travail métaphysique, j'ai accumulé plus de 50 mille notes de lecture (je peux les compter car elles sont enregistrées électroniquement). Depuis ce temps, la Science a fait des progrès fulgurants, expliquant la Vie et mesurant l'âge de l'Univers. La Technologie a fait des progrès plus fantastiques encore, avec l'énergie nucléaire, les manipulations génétiques et Internet. Quant à la philosophie, elle continue de nous dire, comme au temps de Socrate, que nous ne savons rien, et elle poursuit son interrogation, comme au temps de Descartes, sur "ce qui pense en nous". Nous autres, qui faisons profession de philosopher, progressons dans notre tâche, puisque nous savons de moins en moins ce qui pense en nous.

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La poésie prétentieuse et inutile ?

16 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Je voudrais réfléchir, une fois encore, à la poésie, au-delà des conclusions de mon livre "Une philosophie de la poésie" (L'Harmattan, Paris, 2006). Avec la sincérité d'un homme qui souffre parmi les hommes, et avec le sérieux d'un philosophe de métier qui sait qu'il faut toujours revenir "au concret", quitte à risquer d'être accusé de faire de la "philosophie de comptoir" par ceux qui ne savent pas ce qu'est la philosophie.

 

S'il s'agit d'émotion, d'imaginaire, de dépaysement, bref d'esthétique - ou, plus crûment, de divertissement - je n'ai rien à dire. On s'amuse comme on peut, et pourquoi pas en alignant des mots sur une page blanche ?

 

Ce qui constitue matière à penser, c'est justement quand le poète prétend qu'il pense. Je veux dire en tant que poète, car il ne s'agit pas de dénier à tout homme le droit de penser. Et plus précisément, ce qui est en cause, c'est l'idée chez certains poètes contemporains de disposer, du fait qu'ils sont poètes, de ressources inconnues aux "prosaïques" leur permettant d'atteindre des vérités indicibles et souterraines, bref nouménales.

 

C'est du même tonneau que l'intuition de Bergson, ou que la foi de toutes les superstitions organisées (religions). C'est une variante postmoderne de la pensée archaïque, qui donne réalité à ses images mentales. Qui croit que le mot (le verbe créateur...) engendre la chose, ou du moins en est le reflet.

 

Dans mon livre, ne voulant fermer aucune porte, je laissais entendre que, peut-être, la poésie pourrait être une "troisième" voie pour atteindre la vérité, pour trouver le sens de la vie, les deux voies plus imposantes étant la science d'une part et les religions et idéologies d'autre part. La science étant basée sur la constatation. Les religions et les idéologies étant basées sur l'espoir.

 

Poète, prends ton luth... pour nous charmer. Pas pour nous instruire.

 

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Encore un jour...

15 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Il est vingt-trois heures et quelques minutes, je commence à sentir la fatigue, et j'ai eu pendant l'après-midi quelques difficultés oculaires, comme si mon champ visuel était parsemé de taches blanches. Misère du vieillissement ? Sans doute, mais il ne sert à rien d'écrire ses souffrances. Je n'ai pas beaucoup travaillé aujourd'hui. Il me faudrait relire quelques traités de Philon d'Alexandrie, pour mieux connaître l'ambiance intellectuelle du début du première siècle de notre ère. Mais je n'ai pas eu le courage de sortir, par ce froid, pour aller à la Bibliothèque Royale. Peut-être demain... Je devrais aussi relire l'ouvrage de Rudolf Otto, mais je crois que la BR ne l'a pas dans ses collections. Toujours pas de gouvernement. Que se passerait-il si un excité lançait une bombe ? Et ce premier excité, sera-t-il flamand ou wallon ?

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Les hésitations de l'heure

14 Décembre 2010 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

J'ai passé l'après-midi à réfléchir à l'opportunité de chercher un éditeur pour mon roman provisoirement intitulé "Les mystères de Konioss". Le résultat de ma méditation est une algèbre où interviennent le paramètre des quelque 700 nouveaux romans en français qui paraissent par an, le coefficient de ma fatigue qui ne me motive guère pour des sollicitations toujours plus ou moins pénibles, et l'inconnue de l'intérêt que peut présenter pour le lectorat de 2010 (et ce sera pire en 2011) la réflexion romancée d'un vieux philosophe qui s'intéresse plus à l'épistémologie et à la phénoménologie qu'à la pédophilie ou à l'islam.

 

Et, comme disent pour le remplir ceux qui tiennent un journal intime, il fait fort froid.

 

Mais le présent journal est, paraît-il, public, ouvert aux quatre vents et à toutes les insolences, et je ne peux pas écrire mes tourments, et je ne peux que ricaner sans livrer les thèmes de mes détestations. Même sur Internet, la censure veille, rabougrie et méchante. Les empêcheurs de penser sont vigilants. Et pour défendre quelles "valeurs" ?

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