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Jean C. Baudet

Articles avec #economie tag

Les Belges, les greves, la terreur

6 Novembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Belgique, #Economie

Les Belges sont en train de découvrir que la Belgique n'est plus un "pays riche". Il le fut, certes, mais c'est bien fini ! Et, au lieu, dans cette prise de conscience, de se remettre à travailler, les Belges font... la grève !!! Comme si une grève produisait des richesses ! On devrait le savoir, en Belgique et spécialement en Wallonie : jamais une grève n'a créé un seul emploi.

Comment en est-on arrivé là ? J'ai analysé, dans deux livres (Histoire des sciences et de l'industrie en Belgique, 2007 ; Les plus grands ingénieurs belges, 2014), le mécanisme de la "croissance". Entre 1830 et 1974, et malgré deux guerres mondiales, les Belges sont parvenus à rester dans le groupe des "pays riches" grâce à leur industrie. Depuis, les caisses de l'Etat se sont vidées, par l'effet de plusieurs phénomènes convergents. C'est évidemment très complexe, mais l'analyse ne consiste pas à signaler tous les détails, mais à repérer les éléments principaux d'une dégringolade économique. J'en identifie quelques-uns dans le désordre. Il appartient aux économistes de les évaluer en euros pour les hiérarchiser.

1° il y a le choc pétrolier de 1974, qui entame fortement la rentabilité de nombreuses entreprises. C'est un des aspects de l'explosion démographique, avec l'émergence de concurrents nouveaux, à commencer par le monde arabo-pétrolier.

2° il y a la gabegie politico-administrative des coûteuses "réformes de l'Etat". Multiplier les parlements et les exécutifs coûte beaucoup d'argent et disperse le pouvoir de décision des dirigeants du pays.

3° il y a la politique de "protection sociale", d'inspiration socialo-chrétienne, dont il faut reconnaître la générosité, mais qui coûte extrêmement cher (l'Etat belge vit au-dessus de ses moyens, comme d'autres pays européens, il est vrai). Il faut ajouter peut-être, car cela est difficile à mesurer, que la générosité de ce "modèle social" incite peut-être certains éléments de la société à en profiter abusivement. Bref, l'Etat distribue de l'argent qu'il... emprunte !

4° il y a la désindustrialisation, qui diminue la capacité productive du pays. Elle est liée à une idéologie anti-technique qui fait la synthèse d'une détestation marxiste des chefs d'entreprise, d'une adulation naïve de l'interventionnisme étatique, d'un écologisme romantique et d'une tendance lourde de la mentalité belge (et européenne, en fait) de mépriser le travail technique : l'enseignement belge préfère former des étruscologues et des historiens de l'art que des électriciens et des ingénieurs. C'est plus "noble" de commenter une toile de Magritte que de calculer les dimensions d'une turbine à gaz.

5° il y a l'immigration, qui amène en Belgique des populations certes éminemment sympathiques, mais dont la structure démographique est caractérisée par une proportion élevée de consommateurs "purs".

Et voilà que dès qu'un gouvernement annonce des mesures d'économie pour tenter de redresser la situation des finances publiques, les Belges font... la grève, et que des dirigeants syndicaux annoncent qu'ils vont briser la "paix sociale". Cela a commencé, il y a déjà longtemps, par des tags sur les murs, puis des voitures incendiées, des usines saccagées, des manifestations avec casseurs de vitrines, des séquestrations de cadres d'entreprises... Où s'arrêtera l'émeute, jusqu'où ira la violence ? Que nous préparent les "intellectuels" de l'extra-gauche ? Je n'en sais rien, bien sûr, mais je suis plutôt pessimiste en assistant au désordre des choses. C'est, il est vrai, la loi inéluctable de l'être : il faut s'adapter ou disparaître ! L'on me dira que mon analyse est "simpliste" (l'arithmétique est trop simpliste pour ceux qui croient qu'on peut donner ce qu'on n'a pas produit ?). Eh bien, si j'ai raison, hélas, je me réjouirai d'avoir vu juste. Et si j'ai tort, je me réjouirai bien davantage. Car je l'aime bien, au fond, "ma" Belgique, la Belgique d'Adolphe Sax, d'Ernest Solvay, et de Jean Ray, "maître de l'épouvante"...

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La viande de cheval et la crise

13 Février 2013 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Economie, #Alimentation

Une bonne nouvelle, enfin ! Alors que les médias nous désolent avec l'annonce de massacres de coptes en Egypte, avec la renonciation du pape à la mission pontificale, avec les attentats islamistes partout, avec les dissensions au sein de l'Union Européenne en matière de budget et de politique économique, avec la désindustrialisation de la France et la course aux armements nucléaires en Corée et en Iran, voilà enfin une bonne nouvelle ! Les nutritionnistes, les médecins, les vétérinaires, les biologistes et les associations écologistes nous le signalent : la viande de cheval est aussi bonne que la viande de boeuf, et elle est beaucoup moins chère ! Non seulement sa saveur et sa valeur nutritive sont égales à celles de la viande de boeuf (elle est même plus riche en fer, précieux oligo-élément), mais son prix est nettement plus bas ! Il suffit alors d'un peu de réflexion pour trouver un moyen de s'adapter à la baisse du pouvoir d'achat engendrée par la récession économique dans les pays européens : manger du cheval ! C'est même bon pour l'environnement, puisque l'on évite le rejet pur et simple des chevaux abattus, en les utilisant dans l'alimentation plutôt que de les jeter aux ordures.

 

Mangez du cheval ! C'est bon contre l'anémie, c'est économique, c'est écologique. Et puis, crise ou pas crise, pour confectionner son hachis Parmentier, est-ce bien raisonnable, à Paris ou à Lyon, de faire venir de la viande de boeuf d'Argentine, alors que l'on pourrait consommer des chevaux élevés en France ?

 

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles)
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Propos sur la délocalisation

31 Octobre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Economie

Les organisateurs de la Pensée Unique, très à gauche comme on sait, ont trouvé une nouvelle cause à tous nos malheurs : les délocalisations. On n'ose plus trop vilipender le patronat, car on a fini par comprendre que pour "redistribuer les richesses" il faut d'abord les produire, et que les seuls producteurs de biens et services sont les entrepreneurs. Même une entreprise nationalisée a besoin de cadres, c'est-à-dire de patrons... Mais on hurle (la gauche est toujours vociférante, drapée dans ses certitudes) contre les patrons qui délocalisent tout ou partie de leurs activités productrices et commerçantes. Quel manque d'analyse ! Car enfin, croit-on vraiment qu'un patron français installe de gaieté de coeur une unité de production en Roumanie, en Pologne, en Chine ?... Ne préférerait-il pas cent fois développer son entreprise en France, pas par patriotisme, mais par simple bon sens : il connaît la langue, les réglementations, il y a de précieuses relations d'affaires... Car il va devoir tenir compte d'une langue étrangère (on n'apprend pas le chinois en deux semaines...), d'une culture étrangère, de réglementations étrangères, sans compter les coûts des déplacements et des transports. Tout cela représente des risques et des sur-coûts. Seulement, voilà ! Si, tous comptes faits, il s'avère que le prix de revient et les perspectives de vente sont meilleures en Roumanie qu'en France, quel serait l'imbécile qui continuerait à produire chez les Français ? On appelle cela la "loi du marché". J'appelle cela la logique et l'éthique. Car qu'est-ce qui est plus éthique, quelle est la décision la plus morale ? Poursuivre une activité dans "son pays" jusqu'à la faillite, c'est-à-dire à la cessation de la production et au licenciement de tout le personnel ? Ou poursuivre cette activité à l'étranger, mais pendant peut-être un temps beaucoup plus long ? L'essentiel n'est-il pas de produire des richesses et de fournir des emplois ? A moins que la Pensée Unique nous explique qu'un travailleur français est supérieur à un travailleur roumain, et qu'il doit être privilégié, qu'il faut établir une discrimination volontariste entre les Français et les Roumains.

 

Evidemment, il est logique et éthique de distinguer. Mais pas entre les nationalités, les langues ou les sexes, mais entre les producteurs et les parasites. La Fontaine, qui ne manquait ni de logique ni d'éthique, appelait cela les fourmis et les cigales. La crise économique, en France et ailleurs, montre ce qu'il advient des cigales.

 

Hélas, dix fois hélas, la droite n'a que deux armes, peu effrayantes, la logique et la pédagogie. La gauche est mieux armée, car à la démagogie elle ajoute la menace des émeutes, du saccage, de l'assassinat des opposants et du terrorisme. Cette inégalité explique fort bien le "sens de l'Histoire", et ne me conduit guère à l'optimisme.

 

Je note une petite phrase dans un livre de l'archéologue belge Nicolas Cauwe : "Sans doute l'imagination débridée est-elle plus facile à transmettre que la science". Sans aucun doute ! L'économie politique imaginaire est plus "sympathique" que l'économie politique scientifique.

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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Propos sur le travail

18 Octobre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Economie

Ceux qui croient que l'on peut améliorer l'activité économique avec des lois et des règlements devraient étudier l'histoire de l'URSS ou, plus simplement, se demander comment on fait du pain. Les règlements sont inutiles au boulanger. Il lui faut de l'eau, de la farine, du sel, de la chaleur et, en plus, il doit travailler ! Et ce n'est même pas encore suffisant. Pour que son activité soit "durable", il lui faut en outre des clients solvables et un Etat qui le protège contre les voleurs.

C'est ça, la "condition humaine" : même en travaillant plus, on n'est pas sûr de gagner plus...

Quant aux "indignés", qu'ils cessent de "penser" dans les clameurs des foules, emportés par des slogans stupides, et qu'ils utilisent calmement leur intelligence. Croiront-ils longtemps, après "mûre réflexion", que l'on améliore la situation des peuples à l'aide de manifestations hurlantes, à l'aide de destructions et d'incendies, en cassant du matériel, et en tuant des pompiers et des agents de police ? La France sera-t-elle plus riche avec quelques magasins saccagés, quelques bâtiments incendiés ?

Le bien-être social ne peut être atteint qu'en tenant compte des lois de la Physique, de la Chimie et de la Gestion. Chez ArcelorMittal comme chez tous les métallurgistes, on sait bien qu'il faut du fer et du carbone pour produire de l'acier (Chimie), et l'on sait que c'est aussi "incontournable" que la nécessité d'avoir des bas salaires pour résister à la concurrence (Gestion). Et les lois de la Physique, de la Chimie et de la Gestion nous apprennent même autre chose. Qu'il est impossible de réaliser le bien-être social de 7 milliards de gens. La pauvreté est aussi inéluctable que la mort. Mais, soyez-en sûr, vous trouverez des "experts" (surtout s'ils sont des candidats à l'une ou l'autre élection) qui vous affirmeront le contraire. Car on accède au pouvoir en développant l'espoir, le plus cyniquement du monde.

Réfléchissez donc par vous-même !

La Physique, la Chimie et la Gestion (on oublie souvent la gestion...) nous apprennent qu'il y a des limites à tout. Placez deux poissons de même espèce et de sexe différents dans un même aquarium, et attendez. Tout dépendra des dimensions de l'aquarium, mais un jour viendra où les poissons crèveront, soit de faim ayant épuisé la nourriture de leur eau, soit intoxiqués par leurs propres déchets. La Terre est un aquarium pour les hommes. Et personne ne viendra changer l'eau. La capacité maximale d'entretien d'une Humanité par la Terre avec ses ressources limitées doit être de l'ordre de 4 à 5 milliards d'individus. Au-delà, famines, migrations, émeutes, guerres, et auto-destruction dans l'hystérie et les cris d'indignation.

Cela ne vous plaît pas ? Désolé, je ne suis pas un marchand de bonheur.

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Travailler plus pour gagner plus

27 Août 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Politique, #Economie

Je déteste les slogans, souvent moyens puissants de crétinisation des peuples, mais il en est de fort bons qui, dans une forme lapidaire, expriment une vérité profonde, d'ailleurs souvent de l'ordre de l'évidence. Ainsi, il est désolant que des humoristes (qui sont pour la plupart, il est vrai, des imbéciles professionnels) se moquent avec la complicité d'un public stupidifié du "travailler plus pour gagner plus", sous prétexte que le pouvoir d'achat des Français a baissé depuis l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy. Aussi "puissant" soit-il, un président, même d'un pays comme la France, ne peut pas faire grand-chose dans une situation économique où les intellectuels (je ne parle pas des clowns et des bouffons, ni des philosophes de taverne*) devraient méditer le rapport 63/7000, qui est celui de la population française à la population mondiale. Et si, vraiment, "travailler plus pour gagner plus" est faux, alors "travailler moins pour gagner plus" est vrai !

Je vous laisse méditer là-dessus...

Que les boulangers vendent moins de pains, que les bouchers vendent moins de saucisses, que les viticulteurs vendent moins de vin, et que les humoristes fassent moins de spectacles. Ils gagneront plus !!???

 

PS (Parti Socialiste).- Je propose aux intellectuels dudit Parti de proposer, dans leur université (sic) d'été, la semaine des trois heures (à salaire égal). Le gain de pouvoir d'achat sera prodigieux, la loi des 35 heures n'ayant été qu'une mesurette manifestement insuffisante.

 

* Il faut se méfier de l'homme des tavernes.

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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Programme de soutien à l'Europe du Sud

21 Août 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Economie

Etant donné que le métier du philosophe est de chercher la vérité, et sachant que "in vino veritas", je propose un programme en trois points pour soutenir les économies des pays du Sud de l'Union Européenne.

1° augmenter sa consommation de porto, pour soutenir Lisbonne ;

2° augmenter sa consommation de chianti, pour soutenir Rome ;

3° augmenter sa consommation de vin résiné, pour soutenir Athènes.

 

Corollaire : cela rend joyeux, ce qui est probablement la preuve phénoménologique (il faut encore poursuivre la réflexion car ce point reste obscur) que la vérité est en vue, si le bon et le vrai coïncident.

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

 

 

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Commerce équitable piège à cons

17 Juillet 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Economie

Est-il tellement difficile de comprendre, pour un Européen moyen, qu'acheter des produits, même "commercialement équitables", au Pérou ou en Thaïlande, c'est ne pas acheter l'équivalent en France, en Grèce ou en Italie ? Est-ce tellement difficile, pour un écologiste moyen, d'expliquer que ces produits venus de loin impliquent d'immenses gaspillages d'énergie pour leur transport ? Est-ce tellement difficile, pour un économiste moyen, d'expliquer que toute production "là-bas" se fait au détriment de la production "ici", et que la dette publique, la délocalisation des entreprises et le chômage sont les conséquences mécaniquement inévitables d'achats "généreux" mais bêtes ?

Pour info :

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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Publicité et sottise autocollante

14 Janvier 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Economie

Alcide n'aime pas la publicité. Et il est même très fier d'avoir collé, sur sa boîte aux lettres, une étiquette "Pub non merci". Il fait sa propre loi et, mouton parmi les moutons, il suit la direction du troupeau. N'aimant pas la publicité, il n'aime ni le commerce, ni les commerçants. Il déteste même ces hommes qui vivent de leur travail, de la vente de leurs produits, et qui proposent aux autres hommes les fruits de leur créativité et de leur labeur. Alcide n'est pas comme les marchands, qui doivent trouver des clients. Il vit de ses rentes ou de ses allocations, et il n'aime pas réfléchir à la provenance de son argent : l'impôt versé par ceux qui travaillent et qui essayent de vendre ce qu'ils produisent. Alcide rêve d'une société sans commerce. D'où viendront ses revenus quand il n'y aura plus de commerce ? Alcide ne sait pas. Il n'a pas encore trouvé d'étiquettes autocollantes pour répondre.

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