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Jean C. Baudet

Articles avec #histoire tag

Mes livres d'histoire chez Jourdan

27 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire

Mes livres d'histoire chez Jourdan

Alain Jourdan a fondé les éditions Jourdan à Bruxelles, mais s'est récemment délocalisé en Wallonie, à Waterloo. Les éditions Jourdan ne publient que des ouvrages historiques, en ce compris des livres de témoignage (il s'agit en somme d'histoire contemporaine).

J'ai publié onze livres chez Jourdan.

- Histoire des sciences et de l'industrie en Belgique,

- A quoi pensent les Belges ? (Histoire de la philosophie, des sciences humaines et de la philosophie en Belgique),

- Curieuses histoires de la pensée (Etude historique et critique des origines des religions et de la philosophie et de leur développement, depuis l'invention du langage jusqu'à la naissance de l'Empire romain, ou comment les hommes inventèrent les dieux et les valeurs),

- Histoire de la pensée de l'an Un à l'an Mil (Suite de l'ouvrage précédent, qui étudie les origines du gnosticisme, du christianisme, du manichéisme et de l'islam, et d'autres superstitions organisées ayant moins bien réussi),

- Curieuses histoires de la science,

- Curieuses histoires des dames de la science,

- Curieuses histoires des inventions,

- Curieuses histoires des entreprises,

- Les grands destins qui ont changé le monde,

- La vie des grands philosophes (Introduction à la philosophie par l'étude biographique des 40 plus grands philosophes, de Thalès à Deleuze),

- Histoire de la cuisine (Où l'on sera étonné d'apprendre que le critère de l'humain n'est ni la pensée, ni le langage, mais la cuisine : Homo sapiens est le seul animal qui prépare sa nourriture, notamment par la cuisson).

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Les grands moments de l'Histoire

11 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Science, #Technique

Les grands moments de l'Histoire

Du fond des âges venant, une bête singulière est devenue humaine, il y a des siècles et des siècles, en inventant l’outil et le langage, les deux composants de la Technique (hardware et software). Puis elle inventa l’agriculture, il y a dix mille ans, et ne dut plus chercher péniblement sa nourriture, car elle parvint à la produire en quantité. Il y a 2600 ans, le Grec Thalès inventa la philosophie, puis le Grec Aristote inventa la logique, puis le Grec Euclide inventa l’axiomatique, puis le Grec Ptolémée inventa l’astronomie mathématique, puis le Grec Diophante inventa l’algèbre, puis le Grec Zosime inventa la chimie, puis le Grec Kallinikos inventa le feu grégeois, puis les Grecs n’inventèrent plus rien pendant des siècles. Vers 1300, un Européen inconnu inventa le canon et le boulet, et des ingénieurs inventèrent l’instrumentation, ce qui marqua la séparation de la science et de la philosophie. En 1543, le Polonais Copernic découvrit l’héliocentrisme, en 1610 l’Italien Galilée découvrit de nouvelles étoiles, en 1618 l’Allemand Kepler découvrit les lois du mouvement des planètes, en 1637 le Français Descartes inventa la géométrie analytique, en 1687 l’Anglais Newton découvrit la gravitation universelle, en 1691 l’Allemand Leibniz inventa le calcul intégral, en 1781 l’Ecossais Watt invente la machine à vapeur à double effet, en 1800 l’Italien Volta invente la pile électrique, en 1842 le Wallon Sax invente le saxophone, en 1848 le juif allemand Marx invente le communisme, en 1896 le juif autrichien Freud invente la psychanalyse, en 1905 le juif allemand Einstein invente la théorie de la relativité, en 1910 le Grec Tselementes invente la moussaka, en 1913 le juif danois Bohr invente la mécanique quantique, en 1943 le Français Sartre élucida enfin, après deux mille ans de recherches, la différence entre le « quelque chose » (l’être) et le « rien » (le néant), en 1953 l’Américain Watson invente la génétique moléculaire, en 1964 le juif américain Gell-Mann découvre les quarks et en 2010 je crée mon blog. La bête humaine a bien prospéré, existant aujourd’hui à 7,5 milliards d’exemplaires, polluant de leurs déjections la Terre entière, et vivant à plus de 99 % sur des mythes venus du fond des âges.

Voir J.C. Baudet : Curieuses histoires des inventions, Jourdan, Bruxelles.

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Les plus grands personnages

28 Avril 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Belgique, #Histoire

Mon livre Les plus grands Belges (La Boîte à Pandore, Paris, 2014) vient d'être réédité en format de poche, sous le titre Les plus grands personnages, dans la collection Les grands Belges, par la maison d'édition Jourdan (PixL).

Cet ouvrage rassemble les notices biographiques de près de 200 "grands Belges", c'est-à-dire de personnalités ayant participé à la construction de la Belgique, soit dans le domaine de la science-technique-industrie (Cockerill, Solvay, Gramme...), soit dans celui de la culture (Simenon, Hergé, Magritte...), à l'exception des rois et reines, des politiciens et des sportifs.

Il s'agit évidemment d'un choix subjectif et forcément très limité : il y eut plus que 200 Belges à apporter des contributions remarquables à l'architecture (Horta), à la peinture (Delvaux), à la bande dessinée (Jacobs), à la poésie (Kesteman), à l'astrophysique (Lemaître), à l'histoire politique (Pirenne), à l'histoire de la science (Sarton), à la philosophie (Flam), à la technologie (Travailleur)...

Et le lecteur pourra s'étonner, et s'amuser à chercher pourquoi ma notice sur le poète Maeterlinck est si courte, et pourquoi celle sur le peintre Frederic est si longue. Car on peut discuter mes choix. Mais si tous les grands Belges ne sont pas dans mon livre, tous les Belges qui y sont furent grands !

A propos, j'ai aussi publié, en 2014, Les agitateurs d'idées en France (La Boîte à Pandore), qui est également une collection de biographies. Il s'agit des philosophes comme Sartre, des penseurs comme Camus et des écrivains comme Voltaire. Je ne sais pas si tous les personnages français que j'ai rassemblés dans cet ouvrage méritent l'adjectif "grand"...

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La Boite a Pandore

22 Avril 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Science, #Epistémologie

J'ai publié récemment 6 livres aux éditions La Boîte à Pandore :

- Les agitateurs d'idées en France, 343 pages,

- Les plus grands Belges, 223 p.,

- Les plus grands ingénieurs belges, 284 p.,

- Les plus grandes erreurs de la science, 237 p.,

- Les plus grandes femmes de la science, 312 p.,

- Les plus grandes controverses de l'histoire de la science, 279 p.

Ces ouvrages, destinés par leur fond aux historiens des systèmes de pensée et aux épistémologues, sont, par leur forme, à l'intention du "grand public". Je me suis en effet attaché, dans chacun de ces ouvrages, à écrire dans un français lisible, en évitant le jargon académico-pédantesque tout en m'attachant à ne pas dissimuler les difficultés historiques et épistémologiques des sujets traités. Je suis d'avis que la mission de la philosophie doit être, sans simplisme abêtissant ou vulgarisation bébête, de rendre aussi simples que possibles les questions compliquées, et non de compliquer les questions simples. Et je m'oppose fermement à toute une partie de la philosophie contemporaine, où l'on croit nécessaire de s'exprimer de façon absconse, pour dire parfois de simples banalités.

Je vais communiquer le présent billet à mes amis de Facebook. N'ayant ni chiens ni chats, je n'ai pas de photographies à leur soumettre. Je n'ai pas d'appareil photographique non plus (étant un homme de paroles et non d'images). L'image de moi qui accompagne et enjolive (?) mes billets a été prise dans les couloirs de la Bibliothèque Royale de Bruxelles par la poète flamande francophone Liza Leyla.

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Une histoire des mathématiques

31 Mars 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Mathématiques, #Epistémologie

Une histoire des mathématiques

Dans mon livre Histoire des mathématiques, récemment paru (Vuibert, Paris), j'observe le développement de la pensée mathématique, depuis les premières bases fondées par les Grecs jusqu'aux plus extrêmes généralisations du XXème siècle. Les Grecs ont inventé, successivement, la Géométrie démonstrative (Thalès), l'Arithmétique spéculative (Pythagore), la Logique (Aristote), l'Axiomatique (Euclide), la Trigonométrie (Hipparque), l'Algèbre (Diophante), mais ont "raté" la fusion de la Géométrie et de l'Algèbre, qui devra attendre Descartes et son invention de la Géométrie analytique. Ils n'ont pas su tirer parti des découvertes d'Archimède qui auraient dû les mener à l'Analyse infinitésimale, qui ne sera établie qu'au XVIIème siècle avec les travaux de Wallis, de Newton et de Leibniz. Au XXème siècle, le groupe français Bourbaki redéfinira la Mathématique comme l'étude des structures, qui peuvent être topologiques ou algébriques.

Cette étude conduit à tenter une épistémologie, dont j'ai esquissé le fondement dans mon livre Mathématique et vérité (L'Harmattan, Paris). En bref, on constatera que le progrès mathématique fonctionne par généralisation (des nombres entiers aux nombres fractionnaires, des nombres aux vecteurs puis aux tenseurs, etc.), celle-ci étant basée sur l'expérience commune de la marche (en avant ou en arrière). Ainsi l'analyse de l'esprit humain rencontre une dualité radicale, celle du plus (aller plus loin, par exemple passer de 2 à 3 dimensions) et du moins (passer des nombres "naturels" aux nombres négatifs).

La Mathématique est le noyau dur de la STI, Science-Technique-Industrie, et pourrait bien être la racine de la Civilisation et l'instrument d'analyse de l'Être. Mais je dois poursuivre ma recherche pour tenter de repérer s'il n'y a pas "autre chose"...

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Une histoire de la physique

30 Mars 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Physique, #Epistémologie

Une histoire de la physique

Mon livre Histoire de la physique vient de sortir de presse chez Vuibert, à Paris (333 pages). Cet ouvrage est le résultat de la fusion de deux livres précédents : Penser le monde (Histoire de la physique jusqu'en 1900, Vuibert, 287 p., 2006) et Expliquer l'Univers (Histoire de la physique depuis 1900, Vuibert, 427 p., 2008). Pour passer de 714 pages à 333, il m'a fallu revoir la rédaction de fond en comble, de manière à concentrer le récit sur les expériences vraiment cruciales et sur les théories les plus importantes, pour faire ressortir clairement la filiation des idées, depuis les premières réflexions "physiques" de Thalès de Milet jusqu'à la récente découverte du boson de Higgs. Cette Histoire de la physique, outre qu'elle offre une passionnante exploration de l'évolution de la science de l'Univers (les étapes principales de l'astronomie sont également étudiées), constitue une introduction à l'épistémologie, puisque la physique est en réalité la base de toutes les sciences (chimie, biologie, technologie...). La thèse principale que je développe dans ce livre est que la "science" ne se constitue pleinement comme distincte de la "philosophie" qu'au XVIe siècle, en Europe, quand les "philosophes de la nature" (Paracelse, Copernic, Kepler, Galilée...) inventent l'instrumentation. L'usage d'instruments (lunettes astronomiques, appareils de laboratoire) permet en effet à l'observation d'atteindre des réalités insoupçonnées et permet au raisonnement d'être renforcé par la mathématisation (rendue possible par les instruments de mesure). Les tentatives de description du monde antérieures aux années 1500 ne sont encore que de la "proto-science", par manque de moyens. On retrouve ici ce que j'ai appelé le primat de la technique (notamment dans mon livre Le signe de l'humain - Une philosophie de la technique, L'Harmattan, Paris, 2005) : la science provient de la technique et non l'inverse.

En suivant l'évolution de la physique depuis la théorie grecque des quatre éléments jusqu'à l'actuelle distinction des particules élémentaires en fermions et bosons, il est captivant de comprendre comment une petite élite (quelques centaines de physiciens, d'astronomes et de chimistes pour les milliards d'hommes "ordinaires") a su élaborer une description précise de l'Univers, dont la validité est prouvée tous les jours par les résultats de la technologie. C'est peut-être dans la construction de la physique que l'on trouve "l'honneur de l'Humanité".

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Caroline Veyt, les femmes et la science

19 Février 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Science

Caroline Veyt, les femmes et la science

J'ai été interviewé par Caroline Veyt, journaliste à la RTBF, à propos de mon livre "Les plus grandes femmes de la science" (éditions La Boîte à Pandore). Notre entretien a été diffusé en radio (La Première, émission "Un jour dans l'histoire"), en trois séquences, les 16, 17 et 18 février. Nous avons évoqué notamment la vie et l'oeuvre de Maria Agnesi, d'Eleanor Ormerod, de Nettie Stevens, de Marie Curie (incontournable héroïne de la recherche scientifique, de Stephanie Kwolek (qui a inventé le kevlar) et de Rachel Carson.

J'avais déjà, lors d'émissions précédentes, eu le plaisir d'être interrogé par la même journaliste à propos d'un autre livre : "Les plus grands ingénieurs belges" (La Boîte à Pandore).

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Sur la bibliographie de Jean C. Baudet

16 Février 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Histoire

Sans compter des centaines d'articles philosophiques, scientifiques, historiques, journalistiques et de critique parus dans des revues, des magazines, des journaux ou des ouvrages collectifs, sans compter des poèmes et des nouvelles parus dans des revues littéraires, sans compter plus de 600 articles ou billets d'humeur publiés dans son blog, Jean C. Baudet a fait paraître, de 1981 à ce jour, 32 ouvrages diffusés en librairie, à savoir 1 livre de biologie (134 pages), 3 livres de philosophie (505 p.), 8 livres d'histoire de la technique et de l'industrie (2.484 p.), 13 livres d'histoire de la science (3.973 p.), 5 livres d'histoire de la philosophie et des religions (1.974 p.) et 2 livres d'histoire générale (554 p.). Ces 32 livres totalisent 9.624 pages.

Ce travail a mené Jean C. Baudet à reconnaître que le scepticisme est indépassable, ce qu'il exprime dans la forme brutale qui rappelle qu'il est impossible, malgré tous les efforts conjugués du rationalisme, de l'empirisme et du fidéisme, de savoir ce qui se trouve derrière une porte fermée. Parti, dans sa jeunesse, de l'épistémologie de Karl Popper (et du Cercle de Vienne), de l'étude de l'oeuvre de Gaston Bachelard et de l'inévitable phénoménologie husserlo-heideggéro-sartrienne encore à la mode dans les années 1960 et 1970, Baudet a d'abord développé une épistémologie historique (éditologie) qui l'a conduit (avec la dose requise de scepticisme) au matérialisme en ontologie, à l'athéisme en théologie et au nihilisme en éthique. Il affirme, en histoire des systèmes de pensée, le primat de la technique, c'est-à-dire l'antériorité de l'outil (l'util, chez Heidegger) sur le mythe, les religions, la philosophie et la science. Pour Baudet, la technique est ainsi à la fois "le critère de l'humain" (interview de J.C. Baudet : "Le critère de l'humain", IBM Informations 1994(12): 10-11 ; J.C. Baudet : "Le signe de l'humain", Paris, 2005) et la clé de l'Être. Depuis Aristote, pendant plus de deux mille ans, la tentative de compréhension de l'Être est basée sur l'analyse du langage (logique, catégories, "cogito", etc.). Il s'agit maintenant d'aller plus au fond des choses et, avant de disséquer la parole, d'analyser le geste technicien : "au commencement était l'outil".

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Enseigner l'histoire des religions

23 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Religion, #Histoire

Quelques intellectuels français ont découvert le moyen d'effacer les tensions entre musulmans et non-musulmans et d'instaurer le "vivre ensemble" entre croyants et non-croyants. Il s'agirait d'enseigner, dans les écoles, collèges, lycées, facultés et grandes écoles l'histoire comparée et critique des religions. Je ne peux que souscrire à une idée si brillante (comment n'y a-t-on pas pensé en 1905, au temps d'Emile Durkheim ?). Et je signale aux instituteurs, enseignants, professeurs, éducateurs et au ministre de l'Education nationale en France (et dans les autres pays francophones où cohabitent croyants et non-croyants) que j'ai publié une "Histoire des religions" en deux volumes : "Curieuses histoires de la pensée" (qui va des origines préhistoriques au début de l'Empire romain) et "Histoire de la pensée de l'an Un à l'an Mil" (éditions Jourdan). J'expose l'état actuel des connaissances sur l'origine et les premiers développements des polythéismes de l'Antiquité, du judaïsme, du bouddhisme, du gnosticisme, du christianisme, du manichéisme, de l'islam...

Quand un nombre suffisant de religieux de toutes obédiences aura lu mes livres, la judéophobie, la bouddhophobie, la christophobie et l'islamophobie, ces cancers de l'esprit, disparaîtront, et l'idée imbécile de tuer pour une foi disparaîtra, comme disparurent le géocentrisme et l'alchimie. Alors s'ouvrira au genre humain, ou du moins au sous-ensemble francophone (à moins que l'on ne traduise mes livres dans diverses langues, et d'abord en arabe), une ère de liberté, d'égalité (dans les limites imposées par la biologie) et de fraternité, et tous ensemble, la main dans la main, les hommes de bonne volonté feront de la France un pays riant de fromages divers, de vins délicieux, de cochonnailles succulentes, de plaisirs raffinés comme dans un nouvel Eden terrestre. Il faut bien choisir ses lectures : la Torah, les discours de Bouddha, les évangiles, le Coran, ou les livres de Baudet.

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L'origine et la valeur des religions

21 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Religion, #Histoire

L'origine et la valeur des religions

Pour tenter de déterminer la valeur d'une production culturelle, il faut en étudier la construction au cours de l'Histoire, et l'on peut tirer quelques conclusions (prudemment) du simple fait que les religions sont des productions culturelles très anciennes, que la philosophie ne commence à être pratiquée que depuis environ 600 avant notre ère (Thalès, Anaximandre), et que la science au sens actuel du terme ne commence qu'avec la Renaissance en Europe (Paracelse, Copernic, Vésale, Galilée...).

Le fait religieux apparaît très tôt, avant même l'invention de l'écriture, les premiers vestiges d'une croyance au "sacré" datant d'il y a quelque 90 mille ans, au Paléolithique. Il s'agit de tombes qui sont la trace de rites d'enterrement qui montrent que, à une période si reculée du développement humain (c'est l'époque des hommes de Néanderthal) se forme l'idée que le cadavre d'un homme présente une "valeur" et qu'il doit être traité avec "respect". Bien sûr, les idées ne laissent pas de traces archéologiques, mais l'on peut supposer, grâce à la comparaison avec les croyances rencontrées chez de très nombreux peuples primitifs, que les deux idées de base de toute religion sont déjà présentes : l'idée d'entités invisibles mais agissantes sur le destin des hommes et l'idée d'âme survivant à la mort. Tout donne à penser que l'idée du "sacré" ou "tabou" est encore plus archaïque. L'on peut reconstituer les étapes de l'apparition du fait religieux comme suit.

D'abord, à une date indéterminable au cours de l'évolution des hominiens, l'invention du langage entraîne le développement de la pensée et de l'action coopérative. La pensée conduit aux mythes (discours de "vérité") et les actes collectifs conduisent aux rites. Ainsi, avant même l'apparition de l'espèce actuelle (Homo sapiens), les deux éléments de toute religion sont en place : les mythes sont la base du "dogme" et les rites sont l'origine de la "liturgie". C'est la dualité des paroles et des actes.

Mythes et rites sont liés par un mode de pensée que les historiens appellent "magie", dont se détache la "technique" (les relations entre technique et magie chez les primitifs ont été bien étudiées par l'ethnologie). Technique et magie sont les moyens dont l'Humanité disposent pour tenter de satisfaire leurs désirs, et sont des éléments constants de l'esprit humain. L'efficacité les distinguent (la magie est encore présente dans certaines couches des populations les plus avancées...) : la technique est efficiente (et va d'ailleurs se développer en "technologie") alors que la magie se révèle illusoire.

Le passage du rite à la religion est d'ordre politique, c'est-à-dire que les injonctions "sacrées" sont instrumentalisées pour la conquête du pouvoir. Ainsi naît la classe des prêtres et se forment des collectivités théocratiques (le pharaon des Egyptiens est un dieu, Moïse reçoit les tables de la Loi de Yahvé lui-même, le Coran est dicté à Mahomet par Allah...).

Au cours de la période historique, on dispose de documents grâce à l'écriture, et l'on constate une tendance générale d'évolution des religions, selon les systèmes :

animisme - fétichisme - polythéisme - hénothéisme - monothéisme - athéisme.

Voir mon livre "Curieuses histoire de la pensée - Quand l'homme inventait les religions".

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