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Jean C. Baudet

Articles avec #histoire tag

Du nazisme a l'islamisme

12 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Politique, #Histoire

Dans les années 1930, le nazisme devient une menace pour la France, minimisée par de nombreux politiciens et par beaucoup d'intellectuels. En 1940, la France est envahie par les nazis. Les historiens savent ce qu'il a fallu pour que la France se débarrasse du nazisme.

Aujourd'hui, l'islamisme est une menace pour la France, minimisée par des politiciens et des intellectuels qui deviennent, par le fait même, les collaborateurs objectifs des islamistes. Que faudra-t-il pour débarrasser la France et la Civilisation de l'islamisme ?

On peut certes se réjouir de la marche "Je suis Charlie" du 11 janvier, mais il faut analyser les événements avec son intelligence et sa connaissance de l'histoire et pas avec ses émotions. J'ai l'impression qu'il est plus intéressant d'écouter un Alain Finkielkraut qu'un Patrick Sébastien...

J'ai aussi l'impression que la belle unanimité pour la liberté d'expression fut le fait de 4 millions de Français BCBG ("bon chic, bon genre"), d'un certain âge, vivant dans les beaux quartiers, bref des "vieux bourgeois" acquis aux belles paroles du "vivre ensemble", et que cette magnifique communion républicaine contrastait violemment avec les idées de haine circulant chez les jeunes de certaines banlieues. Or, que je sache, l'avenir de la France, c'est sa jeunesse.

Car c'est la guerre, et dans la bataille de "Charlie Hebdo" 3 islamistes ont abattu 17 victimes, et n'ont été empêchés de continuer à tuer que par l'intervention de milliers de policiers. Quel sera le bilan des prochaines batailles, quand 6, ou 12, ou 24 islamistes coordonneront leurs opérations ? Combien d'ailleurs étudient actuellement le manuel de leur fusil-mitrailleur, seule lecture qu'ils s'autorisent en dehors de celle du Coran ?

Evidemment, je n'en sais rien. Peut-être que les musulmans de France vont pourchasser les islamistes, vont faire comprendre à leurs jeunes que le rire est le propre de l'homme civilisé, et vont admettre que le Coran est un livre parmi bien d'autres. On se trompe bien souvent dans les analyses prospectives. Mais la démographie est là, avec des populations musulmanes jeunes et à natalité forte, avec une population française vieillissante, avec un Etat français endetté (que coûte pour les finances publiques la lutte contre le terrorisme ?), et avec des Etats-Unis endettés, à la population obèse, et menacés (comme la France) par des catastrophes naturelles de plus en plus violentes ?

Ah oui, j'oubliais. Comparaison n'est pas raison ! Le nazisme était le fait d'un Etat, l'Allemagne, et a pénétré en France, par la frontière belge, avec une armée "régulière". L'islamisme est le fait de plusieurs organisations non reconnues par l'ONU, et il pénètre en France par petits paquets, n'importe où sur le territoire, avec de nombreux islamistes qui sont officiellement français...

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La detestation de l'Occident

8 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Politique, #Histoire

L'Occident est détesté avec ardeur par les islamistes et par de nombreux musulmans (je ne dois pas faire un dessin pour l'expliquer...), par de nombreux Chinois communistes ou confucianistes, par les bouddhistes, par les hindouistes, par les animistes, par les gauchistes islamolâtres.

C'est sans doute parce que l'Occident a apporté à l'Humanité les démonstrations mathématiques (Thalès, Pythagore, Euclide), l'alphabet gréco-romain, l'historiographie (Hérodote), le questionnement philosophique (Aristote, Kant), l'algèbre (Diophante), l'astronomie scientifique (Copernic, Kepler), la géométrie analytique (Descartes), la théorie de la gravitation (Newton), le calcul intégral (Leibniz), la musique harmonique (Monteverdi, Bach, Mozart, Beethoven, Stravinski, Jolivet), la chimie (Lavoisier), la pile électrique (Volta), le saxophone (Sax), la voiture automobile (Lenoir), la dynamo (Gramme), la théorie de l'électromagnétisme (Maxwell), la mitrailleuse, l'avion, le télégraphe, la lampe électrique, le téléphone, l'ordinateur, la bakélite, l'aspirine, la pilule contraceptive, le bonnet de douche, le phonographe, la radio, la télévision, les réseaux télématiques, le porte-avions, le baba au rhum, le hamburger, l'histoire critique des religions, le jazz, le tango, la danse des canards, la corrida, le bikini, le monokini, le string, la topologie algébrique, la physique nucléaire, les accélérateurs de particules, la théorie de la relativité, la mécanique quantique, la biologie moléculaire, l'homéopathie, la radiesthésie, les oeuvres complètes d'Yves Namur, les chansons de Tino Rossi, les dessins de Wolinski, les frites, la mayonnaise, la saucisse de porc, le ketchup, la mortadelle, le spéculoos, les pralines, la couleur des voyelles (Rimbaud), l'étude de l'Être (Heidegger), le socialisme (Marx), l'art abstrait, le rock and roll, le cinématographe, les aventures de Sherlock Holmes, de Maigret, d'Hercule Poirot, de Bob Morane, de Julie Lescaut et du petit Chaperon rouge, sans compter les discours de François Hollande et les livres de ses maîtresses. Ah oui, j'oubliais : il y eut aussi la démocratie, et l'affirmation de la liberté d'expression...

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Les plus grands Belges

6 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Belgique

Les plus grands Belges

Une des plus grandes avancées de la philosophie au XXème siècle fut la découverte décisive de Martin Heidegger, traduite comme suit en français par Jean-Paul Sartre : "chez l'homme, l'existence précède l'essence". Et les amateurs de "profondeur", les maniaques du "subtil" et les friands de "sublime" s'étonnèrent, ahuris et perplexes, de constater que ce philosophème issu de la très haute pensée d'un immense penseur rejoignait la découverte du bon sens le plus simple et le plus terre à terre : avant d'être ceci ou cela, violoncelliste ou chauffeur de taxi, tout homme doit d'abord exister, c'est-à-dire disposer de nourritures pour s'alimenter, de vêtements et d'abris pour se protéger du vent, de la pluie et des neiges ! Et ce qui est vrai de l'homme dans son humanité est vrai encore des collectivités humaines, et avant de produire une littérature suave incomparable, une musique grandiose et des comédies d'un esprit transcendant (et des idéologies invraisemblables), la France a dû produire du pain, du vin, du boudin, de la viande de boeuf, des charentaises, des bérets, des chemises (ou de tee-shirts), des maisons, des routes, des usines... Et je me trouve ainsi, de manière inattendue, en accord non seulement avec Heidegger et avec le bon sens populaire (qui vit de bonne soupe et non de beau langage), mais aussi avec... Karl Marx. Car le marxisme n'est pas autre chose que l'avis que l'industrie précède et détermine la culture.

Bien que la Belgique soit incomparablement plus minuscule que la France, ce primat de la production de "biens et de services" est également véritable chez les Belges. Avant d'être belge (essence) il faut manger des frites et du filet américain ou des merguez (existence).

Il résulte de cela, qui détermine la "condition humaine", que les hommes les plus "importants" d'un pays ne sont pas nécessairement les plus célébrés. J'ai voulu, pour appliquer à la Belgique la grande découverte de Heidegger et Sartre, faire un relevé des "grands Belges", de ceux qui ont vraiment "construit" la Belgique en alimentant et en équipant les Belges. Conformément aux positions de Heidegger, de Sartre et de Marx, j'admets que les "constructeurs" sont les ingénieurs, les industriels, les commerçants (voir aussi Saint-Simon), et j'attribue une valeur décorative et divertissante aux littérateurs et aux artistes. C'est ainsi, formant un essai sur l'importance, que j'ai fait paraître, il y a quelques mois, un ouvrage "Les plus grands Belges", où je cite John Cockerill, Ernest Solvay et d'autres ingénieurs, alors que je maintiens dans le silence des musiciens, des poètes, des romanciers. Certes, et je le rappelle dans mon livre, Simenon, Hergé ou Magritte furent les auteurs admirables d'oeuvres splendides. Mais la vérité historique me semble être du côté de ceux qui analysent le travail de Cockerill comme ayant contribué à "construire" la Belgique (la Belgique réelle), et celui de Simenon comme un effort (d'ailleurs remarquable) de divertir les lecteurs de récits (la Belgique rêvée). Matérialisme ou idéalisme, économie ou culture ? La question ne méritait-elle pas d'être posée ?

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Histoire de la cuisine

31 Décembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Cuisine

Histoire de la cuisine

La Cuisine est la plus formidable, la plus sensationnelle, la plus époustouflante, la plus belle, la plus passionnante, la plus captivante construction de l'esprit humain. Elle n'est pas un dogmatisme fanatique comme les religions - elle se remet constamment en questions. Elle n'est pas un passe-temps surévalué par ses producteurs comme la Littérature - elle débouche sur des plats délectables et assimilables. Elle n'est pas un ensemble de discours contradictoires agitant l'agressivité des humains comme la Politique - elle rassemble les hommes dans la paisible sérénité des agapes et des festins. Elle n'est pas une collection de propositions difficilement vérifiables - et parfois peu compréhensibles - elle réalise (donne accès à l'existence) de somptueuses saveurs, des odeurs délectables et, nourrissant le corps, elle permet à ceux qui en ont le développement de l'esprit. Car on peut se passer des subtilités mathématiques du physicien, on peut se passer des profondeurs aporétiques du philosophe, on peut se passer des imprécations du prophète, on peut se passer ses soupirs de la sainte et des cris de la fée (Nerval), mais l'on ne peut pas se passer de pain, de maïs, de riz ou de couscous ! En tout cas, je ne me passe pas de "carbonnades flamandes", de "boulets à la liégeoise", de "filet américain", de "spéculoos", de "gaufres de Bruxelles", de "chicons", de "cramique", et je n'oublie ni le bordeaux, ni le minervois, ni le cahors, ni le beaujolais, ni le bourgogne, ni le château-neuf-du-pape, ni même (mais avec modération) le coca-cola.

Et si Jean-Paul Sartre a dit que chez l'homme "l'existence précède l'essence", je proclame que chez l'homme "la cuisine précède l'existence". Essayez de vous "engager" entre l'être et le néant l'estomac vide...

Au vrai, si la Technique est le coeur vibrant de l'Humain, comme je l'ai montré dans mon essai "Le signe de l'humain - Une philosophie de la technique" (2005), la Cuisine est la source originaire de la Technique, et l'homme a d'abord inventé l'outil pour étendre ses sources nutritionnelles. Voilà pourquoi il me fallait étudier de manière approfondie et critique l'origine et l'évolution de la cuisine. Et j'ai fait paraître mon "Histoire de la cuisine - Une philosophie du goût" chez Jourdan, en 2013.

Pour être un homme cultivé, il faut connaître les rugissements du violoncelle chez Zoltan Kodaly et savoir apprécier les vers de Nerval, mais il peut être plus radicalement nécessaire de connaître l'histoire de la sauce Béchamel, de la crêpe Suzette, du baba au rhum, du poulet Marengo...

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Histoire de la physique

29 Décembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Science, #Philosophie, #Histoire

La Physique est la plus formidable, la plus sensationnelle, la plus époustouflante, la plus belle, la plus passionnante, la plus captivante construction de l'esprit humain. Elle n'est pas un dogmatisme fanatique comme les religions - elle se remet constamment en questions. Elle n'est pas un passe-temps surévalué par ses producteurs comme la Littérature - elle débouche sur des propositions vérifiables concernant la place de l'homme dans l'Univers. Elle n'est pas un ensemble de discours contradictoires agitant l'agressivité des humains comme la Politique - elle se développe dans la paisible sérénité des laboratoires. Et si vous n'aimez pas la Physique, c'est parce qu'elle situe l'homme comme une chose parmi les choses, qu'elle décrit l'Univers comme un Être immense, muet et aveugle, parce qu'elle ridiculise les espérances, qu'elle démasque comme fantasmes et illusions. La Physique est le comble de l'humanisme, parce qu'elle en démantèle les illusions fondatrices tout en situant l'homme au-dessus de l'Univers, qui l'accable mais que quelques hommes sont capables de penser...

J'ai publié, chez Vuibert (Paris), une "Histoire de la physique" en deux volumes, totalisant 714 pages : "Penser le monde" (2006) et "Expliquer l'Univers" (2008), respectivement consacrés à la physique depuis Thalès de Milet (qui invente le mot "physique") jusqu'en 1900 et à la physique de 1900 à nos jours. La césure en 1900 s'imposait : c'est alors que Max Planck pose les premières bases de la Mécanique quantique, à l'origine de la Théorie quantique des champs et du Modèle standard des particules élémentaires.

En 714 pages, je n'ai pas eu (cela devrait aller de soi) la prétention de tout dire. On comparera d'ailleurs mon travail à d'autres "Histoires de la physique" en français, comme celles de Reichen (1963 : 112 pages), de Locqueneux (1987 : 127 p.), de Maury (2000 : 231 p.), et de Boudenot (2001 : 367 p.).

La Physique, fondée vers 600 avant Jésus de Nazareth par le Grec Thalès, est le premier pas de la recherche débarrassée des préjugés des traditions qui sera la philosophie. Le contraste est saisissant entre l'accumulation extraordinaire des résultats (amplement vérifiés par de très nombreux contrôles) de la Physique et l'absence totale d'acquis indiscutables de la philosophie en dehors de la physique (appelée jusqu'au XVIIIème siècle "philosophie naturelle"). Personne ne peut nier l'existence des atomes, des neutrons, de la gravitation. Mais je voudrais bien connaître une seule, une unique proposition de la philosophie qui atteindrait le même degré de certitude.

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Histoires belges

12 Décembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Belgique

J'ai fait paraître, sans compter quelques articles dans des revues, cinq livres consacrés à divers aspects de l'histoire de la Belgique, petit royaume (11 millions d'habitants) n'existant que depuis 1831, enclavé entre la France et l'Allemagne, les deux pays qui ont dominé l'histoire de l'Humanité pendant quelques siècles. Maintenant, c'est fini, la France et l'Allemagne étant en voie de sous-développement. Quant à la Belgique, elle est ravagée par les grèves et les discours haineux contre ceux qui tentent de produire, et elle va disparaître par islamo-socialisme multiculturel.

Ces livres sont "Les ingénieurs belges" (1986), "Histoire des sciences et de l'industrie en Belgique" (2007), "A quoi pensent les Belges ?" (2010), "Les plus grands Belges" (2014), "Les plus grands ingénieurs belges" (2014). A ce jour, mes deux ouvrages sur les ingénieurs sont les seules études qui existent sur l'histoire de cette profession dans l'historiographie de la Belgique.

J'ai tenté de remettre à leur place quelques "gloires nationales", mais je ne me suis pas empêché d'écrire en toute subjectivité, l'histoire n'étant pas une science exacte. Mais c'est plus qu'un travail littéraire, c'est une tentative de réflexion sur l'importance relative des personnages historiques. Emile Verhaeren est-il plus ou moins important que Lucien Noullez ou qu'Yves Namur ? Ernest Solvay est-il plus ou moins important que le Grand Jojo ou que Michel Ducobu ? Ilya Prigogine est-il plus ou moins important qu'Isabelle Bielecki (deux Belges d'origine russe) ? René Magritte est-il plus ou moins important que Louis Mathoux ? Chaïm Perelman est-il plus ou moins important que Michel Meyer ? Adolphe Sax est-il plus ou moins important que Jacques Van Rillaer ? Les banquiers sont-ils plus importants que les syndicalistes ? Les philosophes (rares en Belgique) sont-ils plus importants que les chanteurs de music-hall ?

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Les elements chimiques

11 Décembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Chimie, #Histoire

Dans mon livre "A la découverte des éléments de la matière" (Vuibert, Paris, VI+170 pages), j'ai reconstitué l'histoire des découvertes successives des éléments chimiques (une centaine !). Je me suis attaché tout particulièrement à montrer les chemins par lesquels les chimistes sont passés pour, à partir de l'idée de "corps simple" (Antoine-Laurent de Lavoisier, 1789), aboutir au tableau des éléments de Dimitri Mendéléev (1869). J'ai repéré et analysé les travaux de quelques précurseurs de la classification "périodique", tels que Johann W. Döbereiner, Leopold Gmelin, John A.R. Newlands, William Odling, Alexandre-Emile Béguyer de Chancourtois, et quelques autres.

Véritable roman de l'aventure de l'esprit humain aux prises avec le Réel, ce livre raconte des faits passionnants et des idées parfois étonnantes. Son intérêt épistémologique est évident, puisqu'il montre concrètement (j'ai travaillé à partir des textes mêmes des auteurs) comment se fonde et se vérifie une théorie scientifique. Et il s'agit d'une théorie particulièrement importante, puisqu'elle est devenue la base de toute la chimie. Je montre, en particulier, le rôle décisif des observations quantitatives : détermination des masses atomiques.

Les enseignants de physique et de chimie (et aussi de philosophie) verront aussi l'intérêt pédagogique d'une telle recherche. Pour "expliquer" le tableau de Mendéléev, quoi de mieux que de montrer comment, dans l'histoire de l'Humanité, il s'est réellement construit ?

Quant au grand public, il aura l'occasion de comprendre la différence qu'il y a entre une proposition "scientifique" et une fumisterie. A notre époque, ça peut servir !

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C'est du Belge !

15 Novembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Belgique

J'ai consacré 5 livres à l'histoire de la Belgique.

1986 : Les ingénieurs belges

2007 : Histoire des sciences et de l'industrie en Belgique

2010 : A quoi pensent les Belges ?

2014 : Les plus grands Belges

2014 : Les plus grands ingénieurs belges.

Il s'agissait, dans ces études, de présenter l'histoire des Belges plus d'après l'évolution de la vie intellectuelle, de la "pensée", que d'après les particularités de la vie sociale et politique. J'ai donc exposé des synthèses de l'histoire des productions intellectuelles en Belgique, n'abordant pas l'organisation socio-politique du royaume. Bref, j'étudie les chefs d'entreprises, les poètes, les violonistes, etc. et ni la famille royale ni les politiciens. Il faut dire que l'historiographie politique et sociale est déjà considérable pour la Belgique.

Au-delà de ce travail de synthèse, il s'agissait surtout de proposer une réflexion sur l'importance historique, question centrale et délicate (tel Belge plus "important" que tel autre Belge...), qui d'ailleurs n'est évidemment pas propre à la Belgique. Mais je suis mieux documenté sur la Belgique que sur la Bolivie. Je me suis par exemple demandé pourquoi de nombreux manuels scolaires consacrent plusieurs pages aux artistes-peintres ou aux romanciers qu'aux chefs d'entreprises. Pourquoi le Belge moyen connaît-il mieux Magritte que Gramme, ou Eugène Ysaye qu'Edgard Frankignoul ?

L'importance d'un événement (et donc de l'homme qui en est l'origine) réside dans son effet sur l'Être, et en particulier sur la partie observable de l'Être, c'est-à-dire l'Humanité. Après tout, on évalue un arbre d'après ses fruits.

Dans la vie intellectuelle d'une collectivité humaine, on peut faire diverses classifications, mais l'opposition entre la STI (science-technique-industrie) et la Culture (arts-littérature-idées religieuses, politiques et éthiques) me semble particulièrement pertinente, correspondant à une coupure de l'esprit humain entre intellectualité et émotivité. La vie des Belges serait bien grise (elle l'est déjà souvent par la couleur du ciel) sans Culture, et l'on s'imagine difficilement une Belgique privée des concertos d'Ysaye, des poèmes d'Emile Kesteman et d'Yves Namur, ou des images d'Hergé et de Franquin. Mais la vie des Belges, sans STI, serait rigoureusement impossible.

En Belgique comme ailleurs, la STI fonde l'existence, et la Culture donne à l'existence ce qui la rend digne d'être vécue.

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Histoire de la chimie

12 Novembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Chimie, #Histoire

J'ai consacré 3 livres à l'histoire de la chimie.

Penser la matière

Vuibert, Paris, V + 389 pages, 2004

La vie expliquée par la chimie

Vuibert, 133 pages, 2006

A la découverte des éléments de la matière

Vuibert, VI + 170 pages, 2009.

Dans "Penser la matière", j'ai tenté de montrer le plus clairement possible, dans une optique plus gnoséologique qu'historienne, la filiation des grandes idées sur la composition de la matière, depuis l'avènement du concept d'archè (Thalès de Milet) jusqu'au développement contemporain de la chimie quantique.

Dans "La vie expliquée par la chimie", j'étudie plus en profondeur la fondation de la chimie organique au début du XIXème siècle puis l'avènement de la biochimie et finalement les véritables triomphes de la biologie moléculaire. Du point de vue philosophique, il est essentiel de comprendre comment, dans l'Histoire, s'est accompli ce réductionnisme qui explique par des réactions chimiques toutes les caractéristiques de la vie et qui montre qu'il n'existe pas de différence de nature entre matière inerte et matière vivante.

Dans "A la découverte des éléments de la matière", j'étudie la captivante aventure des chimistes à la découverte des principes ultimes constitutifs de la matière, aventure qui se termine par l'isolement de tous les éléments chimiques du tableau de Mendéléev.

Ces 3 ouvrages montrent que l'étude critique de l'histoire de la chimie est un passage obligé du philosophe qui veut construire une ontologie, une "science de l'Être", car la matière est un constituant de l'Être. Mais l'Être coïncide-t-il avec la matière ? A chacun de répondre, au vu des succès extraordinaire des analyses et des synthèses de la chimie...

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Histoire de la physique

11 Novembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Physique, #Histoire

J'ai consacré 2 livres à l'histoire de la physique.

Penser le monde - Une histoire de la physique jusqu'en 1900

Vuibert, Paris, IV + 283 pages, 2006.

Expliquer l'Univers - Une histoire de la physique depuis 1900

Vuibert, VII + 420 pages, 2008.

Il s'agit d'une étude épistémologique de la construction des savoirs de la physique, et aussi de l'astronomie, depuis les premières hypothèses des Physiciens de Milet jusqu'aux observations de particules élémentaires et aux théories cosmologiques de la fin du XXème siècle. C'est une histoire "explicative", qui vise à comprendre comment (grâce au langage mathématique) les idées se sont formées et se sont précisées au cours du temps, à l'encontre de tant d'histoires de la physique qui se bornent à énumérer les dates des découvertes et des théories et les noms des physiciens, sans entrer dans le processus intellectuel de formation des connaissances.

J'ai en particulier tenté la "reconstruction" de la mécanique newtonienne à partir des lois du mouvement des planètes (Kepler) et des lois de la chute des graves (Galilée) ; de la mécanique quantique à partir des expériences sur le rayonnement du corps noir ; de la théorie de la relativité à partir de l'électromagnétisme (Maxwell) et des mesures de la vitesse de la lumière. Pour ne pas alourdir mon texte, j'ai principalement utilisé le formalisme mathématique d'aujourd'hui, mon souci étant plus de comprendre la filiation des idées que de présenter le pittoresque des anciennes notations.

Je me devais également de décrire en profondeur les expériences (dues surtout à J.J. Thomson et à E. Rutherford) qui ont abouti à connaître la structure des atomes, et qui sont à la base de la découverte des particules subatomiques.

Le résultat épistémologique principal de cette étude est d'une parti de confirmer le lien épistémique entre science, technique et industrie (pas de physique sans instruments produits par l'industrie...) et d'autre part de montrer que la naissance de la physique (et donc de la science sensu stricto) ne date que du XVIème siècle, avec l'apparition de l'instrumentation, c'est-à-dire l'utilisation d'instruments permettant des observations quantitatives, et donc la mathématisation des raisonnements. Quand on veut bien donner au mot "science" tout son sens (une méthode de recherche dont les résultats sont vérifiables à l'aide d'instruments), il n'y a donc pas de "science arabe", pas (ou presque pas) de "science grecque", pas de "science chinoise"...

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