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Jean C. Baudet

Articles avec #histoire tag

Sur la bibliographie de Jean C. Baudet

16 Février 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Histoire

Sans compter des centaines d'articles philosophiques, scientifiques, historiques, journalistiques et de critique parus dans des revues, des magazines, des journaux ou des ouvrages collectifs, sans compter des poèmes et des nouvelles parus dans des revues littéraires, sans compter plus de 600 articles ou billets d'humeur publiés dans son blog, Jean C. Baudet a fait paraître, de 1981 à ce jour, 32 ouvrages diffusés en librairie, à savoir 1 livre de biologie (134 pages), 3 livres de philosophie (505 p.), 8 livres d'histoire de la technique et de l'industrie (2.484 p.), 13 livres d'histoire de la science (3.973 p.), 5 livres d'histoire de la philosophie et des religions (1.974 p.) et 2 livres d'histoire générale (554 p.). Ces 32 livres totalisent 9.624 pages.

Ce travail a mené Jean C. Baudet à reconnaître que le scepticisme est indépassable, ce qu'il exprime dans la forme brutale qui rappelle qu'il est impossible, malgré tous les efforts conjugués du rationalisme, de l'empirisme et du fidéisme, de savoir ce qui se trouve derrière une porte fermée. Parti, dans sa jeunesse, de l'épistémologie de Karl Popper (et du Cercle de Vienne), de l'étude de l'oeuvre de Gaston Bachelard et de l'inévitable phénoménologie husserlo-heideggéro-sartrienne encore à la mode dans les années 1960 et 1970, Baudet a d'abord développé une épistémologie historique (éditologie) qui l'a conduit (avec la dose requise de scepticisme) au matérialisme en ontologie, à l'athéisme en théologie et au nihilisme en éthique. Il affirme, en histoire des systèmes de pensée, le primat de la technique, c'est-à-dire l'antériorité de l'outil (l'util, chez Heidegger) sur le mythe, les religions, la philosophie et la science. Pour Baudet, la technique est ainsi à la fois "le critère de l'humain" (interview de J.C. Baudet : "Le critère de l'humain", IBM Informations 1994(12): 10-11 ; J.C. Baudet : "Le signe de l'humain", Paris, 2005) et la clé de l'Être. Depuis Aristote, pendant plus de deux mille ans, la tentative de compréhension de l'Être est basée sur l'analyse du langage (logique, catégories, "cogito", etc.). Il s'agit maintenant d'aller plus au fond des choses et, avant de disséquer la parole, d'analyser le geste technicien : "au commencement était l'outil".

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Enseigner l'histoire des religions

23 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Religion, #Histoire

Quelques intellectuels français ont découvert le moyen d'effacer les tensions entre musulmans et non-musulmans et d'instaurer le "vivre ensemble" entre croyants et non-croyants. Il s'agirait d'enseigner, dans les écoles, collèges, lycées, facultés et grandes écoles l'histoire comparée et critique des religions. Je ne peux que souscrire à une idée si brillante (comment n'y a-t-on pas pensé en 1905, au temps d'Emile Durkheim ?). Et je signale aux instituteurs, enseignants, professeurs, éducateurs et au ministre de l'Education nationale en France (et dans les autres pays francophones où cohabitent croyants et non-croyants) que j'ai publié une "Histoire des religions" en deux volumes : "Curieuses histoires de la pensée" (qui va des origines préhistoriques au début de l'Empire romain) et "Histoire de la pensée de l'an Un à l'an Mil" (éditions Jourdan). J'expose l'état actuel des connaissances sur l'origine et les premiers développements des polythéismes de l'Antiquité, du judaïsme, du bouddhisme, du gnosticisme, du christianisme, du manichéisme, de l'islam...

Quand un nombre suffisant de religieux de toutes obédiences aura lu mes livres, la judéophobie, la bouddhophobie, la christophobie et l'islamophobie, ces cancers de l'esprit, disparaîtront, et l'idée imbécile de tuer pour une foi disparaîtra, comme disparurent le géocentrisme et l'alchimie. Alors s'ouvrira au genre humain, ou du moins au sous-ensemble francophone (à moins que l'on ne traduise mes livres dans diverses langues, et d'abord en arabe), une ère de liberté, d'égalité (dans les limites imposées par la biologie) et de fraternité, et tous ensemble, la main dans la main, les hommes de bonne volonté feront de la France un pays riant de fromages divers, de vins délicieux, de cochonnailles succulentes, de plaisirs raffinés comme dans un nouvel Eden terrestre. Il faut bien choisir ses lectures : la Torah, les discours de Bouddha, les évangiles, le Coran, ou les livres de Baudet.

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L'origine et la valeur des religions

21 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Religion, #Histoire

L'origine et la valeur des religions

Pour tenter de déterminer la valeur d'une production culturelle, il faut en étudier la construction au cours de l'Histoire, et l'on peut tirer quelques conclusions (prudemment) du simple fait que les religions sont des productions culturelles très anciennes, que la philosophie ne commence à être pratiquée que depuis environ 600 avant notre ère (Thalès, Anaximandre), et que la science au sens actuel du terme ne commence qu'avec la Renaissance en Europe (Paracelse, Copernic, Vésale, Galilée...).

Le fait religieux apparaît très tôt, avant même l'invention de l'écriture, les premiers vestiges d'une croyance au "sacré" datant d'il y a quelque 90 mille ans, au Paléolithique. Il s'agit de tombes qui sont la trace de rites d'enterrement qui montrent que, à une période si reculée du développement humain (c'est l'époque des hommes de Néanderthal) se forme l'idée que le cadavre d'un homme présente une "valeur" et qu'il doit être traité avec "respect". Bien sûr, les idées ne laissent pas de traces archéologiques, mais l'on peut supposer, grâce à la comparaison avec les croyances rencontrées chez de très nombreux peuples primitifs, que les deux idées de base de toute religion sont déjà présentes : l'idée d'entités invisibles mais agissantes sur le destin des hommes et l'idée d'âme survivant à la mort. Tout donne à penser que l'idée du "sacré" ou "tabou" est encore plus archaïque. L'on peut reconstituer les étapes de l'apparition du fait religieux comme suit.

D'abord, à une date indéterminable au cours de l'évolution des hominiens, l'invention du langage entraîne le développement de la pensée et de l'action coopérative. La pensée conduit aux mythes (discours de "vérité") et les actes collectifs conduisent aux rites. Ainsi, avant même l'apparition de l'espèce actuelle (Homo sapiens), les deux éléments de toute religion sont en place : les mythes sont la base du "dogme" et les rites sont l'origine de la "liturgie". C'est la dualité des paroles et des actes.

Mythes et rites sont liés par un mode de pensée que les historiens appellent "magie", dont se détache la "technique" (les relations entre technique et magie chez les primitifs ont été bien étudiées par l'ethnologie). Technique et magie sont les moyens dont l'Humanité disposent pour tenter de satisfaire leurs désirs, et sont des éléments constants de l'esprit humain. L'efficacité les distinguent (la magie est encore présente dans certaines couches des populations les plus avancées...) : la technique est efficiente (et va d'ailleurs se développer en "technologie") alors que la magie se révèle illusoire.

Le passage du rite à la religion est d'ordre politique, c'est-à-dire que les injonctions "sacrées" sont instrumentalisées pour la conquête du pouvoir. Ainsi naît la classe des prêtres et se forment des collectivités théocratiques (le pharaon des Egyptiens est un dieu, Moïse reçoit les tables de la Loi de Yahvé lui-même, le Coran est dicté à Mahomet par Allah...).

Au cours de la période historique, on dispose de documents grâce à l'écriture, et l'on constate une tendance générale d'évolution des religions, selon les systèmes :

animisme - fétichisme - polythéisme - hénothéisme - monothéisme - athéisme.

Voir mon livre "Curieuses histoire de la pensée - Quand l'homme inventait les religions".

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Du nazisme a l'islamisme

12 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Politique, #Histoire

Dans les années 1930, le nazisme devient une menace pour la France, minimisée par de nombreux politiciens et par beaucoup d'intellectuels. En 1940, la France est envahie par les nazis. Les historiens savent ce qu'il a fallu pour que la France se débarrasse du nazisme.

Aujourd'hui, l'islamisme est une menace pour la France, minimisée par des politiciens et des intellectuels qui deviennent, par le fait même, les collaborateurs objectifs des islamistes. Que faudra-t-il pour débarrasser la France et la Civilisation de l'islamisme ?

On peut certes se réjouir de la marche "Je suis Charlie" du 11 janvier, mais il faut analyser les événements avec son intelligence et sa connaissance de l'histoire et pas avec ses émotions. J'ai l'impression qu'il est plus intéressant d'écouter un Alain Finkielkraut qu'un Patrick Sébastien...

J'ai aussi l'impression que la belle unanimité pour la liberté d'expression fut le fait de 4 millions de Français BCBG ("bon chic, bon genre"), d'un certain âge, vivant dans les beaux quartiers, bref des "vieux bourgeois" acquis aux belles paroles du "vivre ensemble", et que cette magnifique communion républicaine contrastait violemment avec les idées de haine circulant chez les jeunes de certaines banlieues. Or, que je sache, l'avenir de la France, c'est sa jeunesse.

Car c'est la guerre, et dans la bataille de "Charlie Hebdo" 3 islamistes ont abattu 17 victimes, et n'ont été empêchés de continuer à tuer que par l'intervention de milliers de policiers. Quel sera le bilan des prochaines batailles, quand 6, ou 12, ou 24 islamistes coordonneront leurs opérations ? Combien d'ailleurs étudient actuellement le manuel de leur fusil-mitrailleur, seule lecture qu'ils s'autorisent en dehors de celle du Coran ?

Evidemment, je n'en sais rien. Peut-être que les musulmans de France vont pourchasser les islamistes, vont faire comprendre à leurs jeunes que le rire est le propre de l'homme civilisé, et vont admettre que le Coran est un livre parmi bien d'autres. On se trompe bien souvent dans les analyses prospectives. Mais la démographie est là, avec des populations musulmanes jeunes et à natalité forte, avec une population française vieillissante, avec un Etat français endetté (que coûte pour les finances publiques la lutte contre le terrorisme ?), et avec des Etats-Unis endettés, à la population obèse, et menacés (comme la France) par des catastrophes naturelles de plus en plus violentes ?

Ah oui, j'oubliais. Comparaison n'est pas raison ! Le nazisme était le fait d'un Etat, l'Allemagne, et a pénétré en France, par la frontière belge, avec une armée "régulière". L'islamisme est le fait de plusieurs organisations non reconnues par l'ONU, et il pénètre en France par petits paquets, n'importe où sur le territoire, avec de nombreux islamistes qui sont officiellement français...

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La detestation de l'Occident

8 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Politique, #Histoire

L'Occident est détesté avec ardeur par les islamistes et par de nombreux musulmans (je ne dois pas faire un dessin pour l'expliquer...), par de nombreux Chinois communistes ou confucianistes, par les bouddhistes, par les hindouistes, par les animistes, par les gauchistes islamolâtres.

C'est sans doute parce que l'Occident a apporté à l'Humanité les démonstrations mathématiques (Thalès, Pythagore, Euclide), l'alphabet gréco-romain, l'historiographie (Hérodote), le questionnement philosophique (Aristote, Kant), l'algèbre (Diophante), l'astronomie scientifique (Copernic, Kepler), la géométrie analytique (Descartes), la théorie de la gravitation (Newton), le calcul intégral (Leibniz), la musique harmonique (Monteverdi, Bach, Mozart, Beethoven, Stravinski, Jolivet), la chimie (Lavoisier), la pile électrique (Volta), le saxophone (Sax), la voiture automobile (Lenoir), la dynamo (Gramme), la théorie de l'électromagnétisme (Maxwell), la mitrailleuse, l'avion, le télégraphe, la lampe électrique, le téléphone, l'ordinateur, la bakélite, l'aspirine, la pilule contraceptive, le bonnet de douche, le phonographe, la radio, la télévision, les réseaux télématiques, le porte-avions, le baba au rhum, le hamburger, l'histoire critique des religions, le jazz, le tango, la danse des canards, la corrida, le bikini, le monokini, le string, la topologie algébrique, la physique nucléaire, les accélérateurs de particules, la théorie de la relativité, la mécanique quantique, la biologie moléculaire, l'homéopathie, la radiesthésie, les oeuvres complètes d'Yves Namur, les chansons de Tino Rossi, les dessins de Wolinski, les frites, la mayonnaise, la saucisse de porc, le ketchup, la mortadelle, le spéculoos, les pralines, la couleur des voyelles (Rimbaud), l'étude de l'Être (Heidegger), le socialisme (Marx), l'art abstrait, le rock and roll, le cinématographe, les aventures de Sherlock Holmes, de Maigret, d'Hercule Poirot, de Bob Morane, de Julie Lescaut et du petit Chaperon rouge, sans compter les discours de François Hollande et les livres de ses maîtresses. Ah oui, j'oubliais : il y eut aussi la démocratie, et l'affirmation de la liberté d'expression...

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Les plus grands Belges

6 Janvier 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Belgique

Les plus grands Belges

Une des plus grandes avancées de la philosophie au XXème siècle fut la découverte décisive de Martin Heidegger, traduite comme suit en français par Jean-Paul Sartre : "chez l'homme, l'existence précède l'essence". Et les amateurs de "profondeur", les maniaques du "subtil" et les friands de "sublime" s'étonnèrent, ahuris et perplexes, de constater que ce philosophème issu de la très haute pensée d'un immense penseur rejoignait la découverte du bon sens le plus simple et le plus terre à terre : avant d'être ceci ou cela, violoncelliste ou chauffeur de taxi, tout homme doit d'abord exister, c'est-à-dire disposer de nourritures pour s'alimenter, de vêtements et d'abris pour se protéger du vent, de la pluie et des neiges ! Et ce qui est vrai de l'homme dans son humanité est vrai encore des collectivités humaines, et avant de produire une littérature suave incomparable, une musique grandiose et des comédies d'un esprit transcendant (et des idéologies invraisemblables), la France a dû produire du pain, du vin, du boudin, de la viande de boeuf, des charentaises, des bérets, des chemises (ou de tee-shirts), des maisons, des routes, des usines... Et je me trouve ainsi, de manière inattendue, en accord non seulement avec Heidegger et avec le bon sens populaire (qui vit de bonne soupe et non de beau langage), mais aussi avec... Karl Marx. Car le marxisme n'est pas autre chose que l'avis que l'industrie précède et détermine la culture.

Bien que la Belgique soit incomparablement plus minuscule que la France, ce primat de la production de "biens et de services" est également véritable chez les Belges. Avant d'être belge (essence) il faut manger des frites et du filet américain ou des merguez (existence).

Il résulte de cela, qui détermine la "condition humaine", que les hommes les plus "importants" d'un pays ne sont pas nécessairement les plus célébrés. J'ai voulu, pour appliquer à la Belgique la grande découverte de Heidegger et Sartre, faire un relevé des "grands Belges", de ceux qui ont vraiment "construit" la Belgique en alimentant et en équipant les Belges. Conformément aux positions de Heidegger, de Sartre et de Marx, j'admets que les "constructeurs" sont les ingénieurs, les industriels, les commerçants (voir aussi Saint-Simon), et j'attribue une valeur décorative et divertissante aux littérateurs et aux artistes. C'est ainsi, formant un essai sur l'importance, que j'ai fait paraître, il y a quelques mois, un ouvrage "Les plus grands Belges", où je cite John Cockerill, Ernest Solvay et d'autres ingénieurs, alors que je maintiens dans le silence des musiciens, des poètes, des romanciers. Certes, et je le rappelle dans mon livre, Simenon, Hergé ou Magritte furent les auteurs admirables d'oeuvres splendides. Mais la vérité historique me semble être du côté de ceux qui analysent le travail de Cockerill comme ayant contribué à "construire" la Belgique (la Belgique réelle), et celui de Simenon comme un effort (d'ailleurs remarquable) de divertir les lecteurs de récits (la Belgique rêvée). Matérialisme ou idéalisme, économie ou culture ? La question ne méritait-elle pas d'être posée ?

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Histoire de la cuisine

31 Décembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Cuisine

Histoire de la cuisine

La Cuisine est la plus formidable, la plus sensationnelle, la plus époustouflante, la plus belle, la plus passionnante, la plus captivante construction de l'esprit humain. Elle n'est pas un dogmatisme fanatique comme les religions - elle se remet constamment en questions. Elle n'est pas un passe-temps surévalué par ses producteurs comme la Littérature - elle débouche sur des plats délectables et assimilables. Elle n'est pas un ensemble de discours contradictoires agitant l'agressivité des humains comme la Politique - elle rassemble les hommes dans la paisible sérénité des agapes et des festins. Elle n'est pas une collection de propositions difficilement vérifiables - et parfois peu compréhensibles - elle réalise (donne accès à l'existence) de somptueuses saveurs, des odeurs délectables et, nourrissant le corps, elle permet à ceux qui en ont le développement de l'esprit. Car on peut se passer des subtilités mathématiques du physicien, on peut se passer des profondeurs aporétiques du philosophe, on peut se passer des imprécations du prophète, on peut se passer ses soupirs de la sainte et des cris de la fée (Nerval), mais l'on ne peut pas se passer de pain, de maïs, de riz ou de couscous ! En tout cas, je ne me passe pas de "carbonnades flamandes", de "boulets à la liégeoise", de "filet américain", de "spéculoos", de "gaufres de Bruxelles", de "chicons", de "cramique", et je n'oublie ni le bordeaux, ni le minervois, ni le cahors, ni le beaujolais, ni le bourgogne, ni le château-neuf-du-pape, ni même (mais avec modération) le coca-cola.

Et si Jean-Paul Sartre a dit que chez l'homme "l'existence précède l'essence", je proclame que chez l'homme "la cuisine précède l'existence". Essayez de vous "engager" entre l'être et le néant l'estomac vide...

Au vrai, si la Technique est le coeur vibrant de l'Humain, comme je l'ai montré dans mon essai "Le signe de l'humain - Une philosophie de la technique" (2005), la Cuisine est la source originaire de la Technique, et l'homme a d'abord inventé l'outil pour étendre ses sources nutritionnelles. Voilà pourquoi il me fallait étudier de manière approfondie et critique l'origine et l'évolution de la cuisine. Et j'ai fait paraître mon "Histoire de la cuisine - Une philosophie du goût" chez Jourdan, en 2013.

Pour être un homme cultivé, il faut connaître les rugissements du violoncelle chez Zoltan Kodaly et savoir apprécier les vers de Nerval, mais il peut être plus radicalement nécessaire de connaître l'histoire de la sauce Béchamel, de la crêpe Suzette, du baba au rhum, du poulet Marengo...

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Histoire de la physique

29 Décembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Science, #Philosophie, #Histoire

La Physique est la plus formidable, la plus sensationnelle, la plus époustouflante, la plus belle, la plus passionnante, la plus captivante construction de l'esprit humain. Elle n'est pas un dogmatisme fanatique comme les religions - elle se remet constamment en questions. Elle n'est pas un passe-temps surévalué par ses producteurs comme la Littérature - elle débouche sur des propositions vérifiables concernant la place de l'homme dans l'Univers. Elle n'est pas un ensemble de discours contradictoires agitant l'agressivité des humains comme la Politique - elle se développe dans la paisible sérénité des laboratoires. Et si vous n'aimez pas la Physique, c'est parce qu'elle situe l'homme comme une chose parmi les choses, qu'elle décrit l'Univers comme un Être immense, muet et aveugle, parce qu'elle ridiculise les espérances, qu'elle démasque comme fantasmes et illusions. La Physique est le comble de l'humanisme, parce qu'elle en démantèle les illusions fondatrices tout en situant l'homme au-dessus de l'Univers, qui l'accable mais que quelques hommes sont capables de penser...

J'ai publié, chez Vuibert (Paris), une "Histoire de la physique" en deux volumes, totalisant 714 pages : "Penser le monde" (2006) et "Expliquer l'Univers" (2008), respectivement consacrés à la physique depuis Thalès de Milet (qui invente le mot "physique") jusqu'en 1900 et à la physique de 1900 à nos jours. La césure en 1900 s'imposait : c'est alors que Max Planck pose les premières bases de la Mécanique quantique, à l'origine de la Théorie quantique des champs et du Modèle standard des particules élémentaires.

En 714 pages, je n'ai pas eu (cela devrait aller de soi) la prétention de tout dire. On comparera d'ailleurs mon travail à d'autres "Histoires de la physique" en français, comme celles de Reichen (1963 : 112 pages), de Locqueneux (1987 : 127 p.), de Maury (2000 : 231 p.), et de Boudenot (2001 : 367 p.).

La Physique, fondée vers 600 avant Jésus de Nazareth par le Grec Thalès, est le premier pas de la recherche débarrassée des préjugés des traditions qui sera la philosophie. Le contraste est saisissant entre l'accumulation extraordinaire des résultats (amplement vérifiés par de très nombreux contrôles) de la Physique et l'absence totale d'acquis indiscutables de la philosophie en dehors de la physique (appelée jusqu'au XVIIIème siècle "philosophie naturelle"). Personne ne peut nier l'existence des atomes, des neutrons, de la gravitation. Mais je voudrais bien connaître une seule, une unique proposition de la philosophie qui atteindrait le même degré de certitude.

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Histoires belges

12 Décembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Belgique

J'ai fait paraître, sans compter quelques articles dans des revues, cinq livres consacrés à divers aspects de l'histoire de la Belgique, petit royaume (11 millions d'habitants) n'existant que depuis 1831, enclavé entre la France et l'Allemagne, les deux pays qui ont dominé l'histoire de l'Humanité pendant quelques siècles. Maintenant, c'est fini, la France et l'Allemagne étant en voie de sous-développement. Quant à la Belgique, elle est ravagée par les grèves et les discours haineux contre ceux qui tentent de produire, et elle va disparaître par islamo-socialisme multiculturel.

Ces livres sont "Les ingénieurs belges" (1986), "Histoire des sciences et de l'industrie en Belgique" (2007), "A quoi pensent les Belges ?" (2010), "Les plus grands Belges" (2014), "Les plus grands ingénieurs belges" (2014). A ce jour, mes deux ouvrages sur les ingénieurs sont les seules études qui existent sur l'histoire de cette profession dans l'historiographie de la Belgique.

J'ai tenté de remettre à leur place quelques "gloires nationales", mais je ne me suis pas empêché d'écrire en toute subjectivité, l'histoire n'étant pas une science exacte. Mais c'est plus qu'un travail littéraire, c'est une tentative de réflexion sur l'importance relative des personnages historiques. Emile Verhaeren est-il plus ou moins important que Lucien Noullez ou qu'Yves Namur ? Ernest Solvay est-il plus ou moins important que le Grand Jojo ou que Michel Ducobu ? Ilya Prigogine est-il plus ou moins important qu'Isabelle Bielecki (deux Belges d'origine russe) ? René Magritte est-il plus ou moins important que Louis Mathoux ? Chaïm Perelman est-il plus ou moins important que Michel Meyer ? Adolphe Sax est-il plus ou moins important que Jacques Van Rillaer ? Les banquiers sont-ils plus importants que les syndicalistes ? Les philosophes (rares en Belgique) sont-ils plus importants que les chanteurs de music-hall ?

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Les elements chimiques

11 Décembre 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Chimie, #Histoire

Dans mon livre "A la découverte des éléments de la matière" (Vuibert, Paris, VI+170 pages), j'ai reconstitué l'histoire des découvertes successives des éléments chimiques (une centaine !). Je me suis attaché tout particulièrement à montrer les chemins par lesquels les chimistes sont passés pour, à partir de l'idée de "corps simple" (Antoine-Laurent de Lavoisier, 1789), aboutir au tableau des éléments de Dimitri Mendéléev (1869). J'ai repéré et analysé les travaux de quelques précurseurs de la classification "périodique", tels que Johann W. Döbereiner, Leopold Gmelin, John A.R. Newlands, William Odling, Alexandre-Emile Béguyer de Chancourtois, et quelques autres.

Véritable roman de l'aventure de l'esprit humain aux prises avec le Réel, ce livre raconte des faits passionnants et des idées parfois étonnantes. Son intérêt épistémologique est évident, puisqu'il montre concrètement (j'ai travaillé à partir des textes mêmes des auteurs) comment se fonde et se vérifie une théorie scientifique. Et il s'agit d'une théorie particulièrement importante, puisqu'elle est devenue la base de toute la chimie. Je montre, en particulier, le rôle décisif des observations quantitatives : détermination des masses atomiques.

Les enseignants de physique et de chimie (et aussi de philosophie) verront aussi l'intérêt pédagogique d'une telle recherche. Pour "expliquer" le tableau de Mendéléev, quoi de mieux que de montrer comment, dans l'histoire de l'Humanité, il s'est réellement construit ?

Quant au grand public, il aura l'occasion de comprendre la différence qu'il y a entre une proposition "scientifique" et une fumisterie. A notre époque, ça peut servir !

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