Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Jean C. Baudet

Articles avec #philosophie tag

Histoire des religions et de la philosophie

12 Août 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Religion, #Histoire

J'ai publié cinq livres d'histoire des religions et de la philosophie.

- Curieuses histoires de la pensée - Quand l'homme inventait les religions (Jourdan),

- Histoire de la pensée de l'an Un à l'an Mil (Jourdan),

- La vie des grands philosophes (Jourdan),

- A quoi pensent les Belges ? (Jourdan),

- Les agitateurs d'idées en France (La Boîte à Pandore).

Je prépare un histoire générale de la philosophie, qui sera sans doute mon dernier travail.

J'ai également publié trois livres de philosophie pure, et plus d'une vingtaine de titres d'histoire de la science, de la technique et de l'industrie (STI). Il m'a semblé qu'il fallait savoir comment ont pensé les autres (du moins les plus grands philosophes et scientifiques) avant de prétendre penser par soi-même. J'ai spécialement étudié la pensée en France et en Belgique, parce que le français est ma langue paternelle et que je vis en Belgique. Malgré le caractère fort modeste de la pensée chez les Belges.

Lire la suite

Sur la condition humaine

3 Août 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Physique

Sur la condition humaine

En 1687, l’Anglais Newton publie sa découverte de la gravitation universelle. C’est la première force identifiée dans le monde. Aujourd’hui, l’on connaît trois forces : l’attraction gravitationnelle, la force nucléaire (le Japonais Yukawa) et la force électrofaible (le Français Coulomb). La gravitation est amplement démontrée par l’expérience quotidienne de la chute et par les milliers d’observations des astronomes. La force nucléaire permet le fonctionnement des centrales nucléaires. Et la force électrofaible est la source des phénomènes électriques et magnétiques, et c’est la force qui maintient les atomes unis dans les molécules. L’on peut dire que la force nucléaire « crée » les atomes et que la force électrofaible « crée » les molécules, la force gravitationnelle agissant surtout sur les « grandes » accumulations de matière. C’est par l’effet de la force électrofaible que les molécules interagissent et se transforment, y compris dans les phénomènes vitaux et psychiques. Ainsi peut-on dire que les instincts animaux et ce qui en dérive chez l’homme (la peur, le désir, la compassion, l’intelligence, la conscience, l’espoir…) sont des conséquences des caractéristiques des trois forces cosmiques. Si la force électrofaible était véhiculée par des bosons avec des particularités légèrement différentes, l’Univers ne serait pas ce qu’il est (l’Être des philosophes aurait d’autres propriétés), et il n’y aurait peut-être pas dans ce monde différent d’entités capables de connaître et de comprendre. La conscience humaine et la souffrance qu’elle engendre dépend peut-être du spin ou de la masse du boson W ou du boson Z !

Que l’on appelle les trois forces naturelles les trois interactions du Modèle Standard de la Physique, ou la Sainte Trinité, ou les trois principes du Grand Manitou, ne change pas grand-chose aux déterminismes de la condition humaine. Parce qu’il « y a » des protons (force nucléaire) et parce que les protons attirent les électrons (force électrofaible), il y a des hommes qui souffrent, des hommes qui pensent et des hommes qui espèrent. Faut-il se réjouir ou se lamenter : la civilisation est la conséquence de la valse des fermions et des bosons. Non seulement « il y a quelque chose plutôt que rien », mais en outre ce qu’il y a découle mécaniquement de ce qu’il y eut.

Lire la suite

Mes interets litteraires et philosophiques

23 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

Au soir de ma vie, j'éprouve de vives émotions, très mélangées, à faire l'inventaire de mes intérêts successifs. J'ai commencé par m'intéresser à la flore du Kivu, au Congo ex-belge (prospections botaniques de 1973 à 1975), puis je me suis intéressé à la génétique et à la taxonomie des haricots (une douzaine de publications scientifiques), puis aux céréales (un livre, en 1981), puis à l'histoire de la Technique, puis à l'épistémologie et à l'histoire de la Science (nombreux livres et articles), puis aux ingénieurs (deux livres), puis à la philosophie (deux livres en 2005), puis à la poésie (plusieurs poèmes publiés et un livre), puis à la Belgique (plusieurs livres), puis à l'Actualité (collaboration régulière au journal L'Echo, 2008-2009), puis aux femmes savantes (deux livres), puis à l'histoire des religions et de la philosophie (trois livres), puis aux inventions (un livre), puis aux entreprises multinationales (un livre), puis à la cuisine (un livre), puis aux intellectuels français (un livre), puis à la phénoménologie transcendantale (0 livre), puis à la phénoménologie herméneutique (0 livre), puis à l'Être en tant qu'être (un livre en cours de rédaction), puis à l'état physiologique de mes organes vieillissants.

Lire la suite

Pour et contre Heidegger

20 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

Pour et contre Heidegger

Martin Heidegger fut-il le plus grand philosophe du XXème siècle, et peut-être même le plus pénétrant philosophe de tous les temps, ou n'était-il qu'un littérateur astucieux, un imposteur de la pensée authentique, un confondeur de vessies et de lanternes, un équilibriste verbal, bref une somptueuse inutilité ? Cela fait cinquante ans (mais je ne me suis pas intéressé qu'à l'auteur de Sein und Zeit) que je me pose cette question, me demandant si je dois reprendre ma réflexion sur le dévoilement de l'Être façon "phénoménologie herméneutique", ou si je peux sereinement passer à côté des vertigineuses subtilités de l'analytique existentiale. Ma contribution personnelle au travail philosophique doit-elle être d'approfondir l'existentialisme heideggerien et de tenter de formuler de manière claire et distincte ma conception de l'Être, ou doit-elle être de mettre en garde contre les verbiages obscurs de chemins qui ne mènent nulle part ? Cela fait cinquante ans que j'hésite entre le haussement d'épaule et l'approfondissement de l'ontologie et de l'ontique de celui qui a peut-être le mieux compris ce qui détermine la condition humaine.

Quelle est l'importance de Martin Heidegger dans l'histoire de l'esprit humain ? Doit-il être associé aux grands noms d'Einstein, de Freud, de Durkheim, de Marx, de Gell-Mann, ou faut-il le ranger parmi les fumistes et les jongleurs de phrases, avec les poètes minimalistes et les autres vendeurs d'illusions ?

On peut, en première approximation, juger de l'importance d'un auteur par l'abondance de ses écrits et, plus encore, par l'abondance des écrits qui lui sont consacrés. Jean-Pierre Tafforeau, Jean-Paul Sartre, Renaud Denuit, Michel Haar, Jacques Taminiaux, Alain Boutot, Jacques Derrida, Jean-François Courtine, Dominique Janicaud et tant d'autres ont consacré au maître tellement d'ouvrages, parfois copieux, toujours subtils et raffinés, qu'il me paraît difficile de ne pas voir dans Heidegger un important agitateur d'idées.

Mais quand on a parcouru le chemin qui mène au sommet de la montagne, il faut bien redescendre, l'esprit encombré de merveilles, et dans la vallée il faudra bien accepter sa "finitude", c'est-à-dire la souffrance et la peine. Car je ne sais pas encore si l'homme est un "être-là", et je ne suis pas bien sûr que son existence précède son essence, mais je commence à comprendre (à dévoiler un non-encore-aperçu) que l'homme est un être-pour-souffrir.

Lire la suite

Science et philosophie (poeme pornographique)

26 Juin 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Science, #Poème

Science et philosophie (poeme pornographique)

399 avant Jésus le Christ (gloire à son Saint Nom) : Socrate découvre qu'il ne sait rien

30 : le juif Jésus (gloire à Lui au plus haut des cieux) invente la compassion pour les démunis

50 : le juif Paul invente l'antisémitisme

325 : le concile de Nicée découvre qu'il y a trois personnes en Dieu

1543 : Copernic découvre l'héliocentrisme

1637 : Descartes découvre qu'il pense

1637 : Descartes découvre qu'il est

1670 : le juif Spinoza invente le panthéisme

1687 : Newton découvre que les masses s'attirent

1803 : Dalton découvre les atomes

1842 : le Wallon Sax invente le saxophone

1848 : le juif Marx invente le communisme dialectique

1851 : le Wallon Fafchamps invente la mitrailleuse

1864 : le Wallon Lenoir invente l'automobile

1863 : le Wallon Solvay invente la soude à l'ammoniac

1869 : le Wallon Gramme invente la dynamo électrique

1872 : le juif Cantor invente la théorie des ensembles

1888 : le juif Hertz découvre les ondes électromagnétiques

1895 : Röntgen découvre les rayons X

1896 : le juif Freud invente la psychanalyse

1900 : le juif Husserl invente la phénoménologie

1905 : le juif Einstein découvre la relativité du temps

1912 : Rutherford découvre le noyau des atomes

1913 : le juif Bohr invente la mécanique quantique

1927 : le Wallon Lemaître découvre l'expansion de l'Univers

1927 : Heidegger découvre que l'homme est un être-pour-la-mort

1933 : Heidegger devient nazi

1950 : Heidegger est dénazifié

1953 : Watson découvre la structure moléculaire de l'ADN

1964 : le juif Gell-Mann découvre les quarks

1964 : le juif bruxellois Englert prévoit l'existence du boson ultime

1984 : le Bruxellois Baudet invente l'éditologie

2015 : le Bruxellois Baudet découvre qu'il ne sait pas grand-chose.

Lire la suite

L'ennemi public

21 Juin 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Epistémologie

Mon travail épistémologique a commencé par une analyse radicale de la connivence, à première vue mystérieuse, entre la technique et la science, entre la main et la parole – avec une réhabilitation du geste technicien, si dévalué dans la culture contemporaine. Basant mon enquête sur un corpus considérable de faits historiques concernant l’évolution des systèmes de pensée (technique et science, mais aussi magie, religions, philosophie…), je suis arrivé à voir dans l’apparent mystère de la naissance de la science grâce à la technique (comme, semblablement, l’art naîtra de la musique, cfr Neitzsche) le résultat du rapport de convenance entre la connaissance et l’action, entre la vérité et l’efficacité, entre le gnoséologique et l’ontologique. Une action ne peut aboutir que si elle correspond au réel, au vrai, et une hache en pierre taillée ou une centrale nucléaire ne fonctionnent que parce que leur conception fut en concordance avec la réalité. Les rites primitifs, instinctuels et surchargés d’espérance, se perfectionnent et se transmuent en se dissociant en technique et en magie, celle-ci se combinant avec l’esprit du mythe pour donner naissance aux religions. La philosophie naîtra de la tardive prise de conscience des contradictions des traditions religieuses, et le rejet de toutes les traditions (l’esprit qui toujours nie, cfr Goethe). Cette pensée libérée des pesanteurs traditionnelles (d’ordre sentimental et social) finira par donner naissance à la science, grâce à l’instrumentation, qui est comme un ressourcement par la technique.

Cette analyse, confortée par mes recherches en histoire de la science, en histoire des religions et en histoire de la philosophie, me conduit invinciblement au néo-scientisme, au monisme, au matérialisme, à l’athéisme, au nihilisme et à l’anti-humanisme. Je suis donc l’ennemi de milliards d’hommes, les religieux, les idéalistes, les spiritualistes, les humanistes, les optimistes, les fascistes et les racistes (qui inventent des valeurs liées à des sous-groupes humains par fantasme compassionnel), les communautaristes, les communistes et les gauchistes, les écologistes, les moralistes, les masculinistes, les féministes, les droits-de-l’hommistes, les phénoménologues, les herméneutistes, et les poètes minimalistes qui prennent leurs rêves pour des vérités indicibles, ineffables et sublimes.

Il me reste à tâcher de comprendre pourquoi un désaccord ontologique conduit à la haine, au fanatisme, à l’insulte, à l’intolérance, à la violence et au meurtre.

Lire la suite

Le dernier philosophe

4 Juin 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Epistémologie

J'ai d'abord, il y a déjà bien longtemps, exploré le champ classique de l'épistémologie, pour établir que, vu le primat de la technique, la science est une technique appliquée. C'était transposer dans le concret de l'Histoire la relation d'équivalence entre les concepts de Connaissance et d'Action (l'efficacité comme indice de vérité: pour savoir il faut faire, et pour faire il faut savoir). Puis, j'ai étendu ma réflexion au champ tout entier de la gnoséologie, découvrant l'origine des religions (et des idéologies qui en dérivent) dans les rites qui sont des réactions compulsives libératoires à l'angoisse de la condition humaine. M'interrogeant alors sur l'apparition de la philosophie, je la situais comme une révolte, comme un rejet des traditions, avec la production d'une coupure sociale et épistémique entre une petite élite qui cherche et la masse qui croit. Restait la distinction à thématiser entre philosophie et science, qui sont toutes deux des recherches libérées. Je ne me satisfaisais pas des réponses de Bachelard (les obstacles épistémologiques), de Popper (la falsification), de Kuhn (les changements de paradigme), et j'approfondis ma lecture de l'histoire de la philosophie et de la science, publiant d'ailleurs de nombreux articles et plusieurs volumes consacrés à l'histoire des systèmes de pensée. C'est ainsi que je découvris que la différence radicale entre science et non-science réside dans l'instrumentation, c'est-à-dire dans l'emploi systématique d'instruments, qui modifient dramatiquement la portée de l'observation et la puissance heuristique et démonstrative du raisonnement (par la mathématisation rendue possible grâce aux instruments de mesure). Il me paraît difficile de nier que les scientifiques disposent de laboratoires et que les philosophes n'ont que des bibliothèques ! Je retrouvais mon intuition du primat de la technique, puisque les instruments de la science sont construits par les techniciens.

Au cours de l'Histoire, la science (instrumentale depuis 1543) n'a cessé de restreindre le domaine de la philosophie, répondant à la question de la matière (Lavoisier, 1789), de la vie (Schleiden, 1838), de la biodiversité et de l'origine de l'homme (Darwin, 1859), et même de l'origine de l'Univers (Einstein, 1915). La question se pose donc de savoir si, dans un avenir plus ou moins proche, la science serait en mesure de recouvrir totalement le champ encore vaste du questionnement philosophique. Quelle que soit l'orientation de ma méditation, je ne vois pas d'issue à l'impossibilité actuelle de pénétrer dans le domaine nouménal, ce qui me ramène inéluctablement au scepticisme de Kant : la physique (grâce aux instruments) est merveilleusement possible, et d'ailleurs elle progresse tous les jours ; la métaphysique est tragiquement impossible !

Ce scepticisme, qui à ce jour me semble incontournable, achève la philosophie, comme on achève les chevaux malades. L'homme a dû se résigner à vivre avec la souffrance. Il lui faut, en plus, vivre avec l'ignorance.

Lire la suite

La philosophie impossible et indispensable

1 Juin 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

La philosophie impossible et indispensable

Le parcours vers la construction d'une ontologie est semé d'embûches, et paraît être un "chemin sans issue", comme l'a déterminé Martin Heidegger en 1950, quand il était arrivé dans sa 61ème année de vie, c'est-à-dire d'existence, et peut-être déjà avant, quand il effectue le "tournant" de sa pensée (die Kehre) qui va l'écarter du projet sans doute trop optimiste de Sein und Zeit (1927). La connaissance de l'Être en tant qu'être (to on è on) ne devient le projet de la philosophie qu'avec Aristote - même si le terme métaphysique n'apparaît, avec Andronicos de Rhodes, que vers 50 avant notre ère. Les présocratiques et même Platon n'ont pas encore atteint une pleine conscience de la nécessité pour toute pensée de résoudre préjudiciellement la question ontologique, ne se libérant encore qu'incomplètement de la pensée mythico-mystique. Peut-être pourrait-on créditer Parménide d'Elée d'avoir eu clairement le projet de dévoiler l'Être, mais ce n'est qu'un détail de l'histoire de la haute pensée. En tout cas, la recherche métaphysique, qu'elle soit initiée par l'Eléate ou par le Stagirite, a découvert ses propres limites en 1781, avec Kant. Mais la suspension du travail ontologique ne dura que quelques années, Kant lui-même croyant pouvoir sauter les barrières qu'il avait découvertes, avec la Critique de la raison pratique (1788). Puis ce furent Fichte, Schelling, Hegel...

La faillite (prévisible) des grands systèmes de l'idéalisme allemand (qui dans la vie politique conduisirent à ces deux figures de l'abjection que sont le communisme de Staline et le nazisme de Hitler) bloqua la recherche ontologique pendant plusieurs décennies, et l'immense effort de Heidegger tourna court : si l'homme est un être-là (Dasein), nous devons convenir que l'Être est un être-au-delà.

Ainsi, depuis Kant (celui de 1781) et avec une lucidité de plus en plus pénétrante mais toujours limitée, la philosophie ne peut désormais que tourner en rond, exprimant de mieux en mieux ses limites radicales (qui sont les limites de l'intelligence humaine), et ne pouvant déboucher que sur les réalités irréfragables (mais hélas incomplètes) de la science, ou sur des phraséologies impressionnantes mais vides, ou sur les rêveries de la poésie ou des religions. Faire de l'Être inconnaissable une divinité, sacraliser nos ignorances, voilà la grande tentation. L'Actualité montre où cela conduit.

Ainsi, la philosophie est aussi impossible que la quadrature du cercle. Mais, alors que la quadrature n'est pour l'humain qu'un jeu futile et dérisoire, la philosophie est une nécessité vitale. Elle ne nous apprend pas quelles sont les structures de l'Être et ne nous montre aucun chemin de vie, mais elle nous apprend à nous méfier du mensonge et de l'illusion. Car, songeons-y bien : quels authentiques nouveaux savoirs nous apportent Bernard-Henri Lévy, Barbara Cassin, Alain Badiou, Michel Serres, André Comte-Sponville, Luc Ferry et tous les autres ?

Lire la suite

Ecrivain ou philosophe ?

21 Mai 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Littérature

Ecrivain ou philosophe ?

Il ne faut pas confondre le métier d'écrivain et la fonction de philosophe. Certes, les écrivains ont des idées et les philosophes, le plus souvent, publient des livres. Mais il s'agit d'aller "aux choses mêmes", d'identifier le "noyau dur" du travail littéraire et de l'oeuvre philosophique. La mission sociale de l'écrivain est de distraire, de divertir, de "faire passer le temps" des lecteurs, pour qu'ils oublient, en songeant aux amours de Roméo et Juliette ou en rêvassant au goût d'une madeleine trempée dans une infusion de tilleul, leur propre existence, pendant le temps d'un roman ou au théâtre. Et selon ses inclinations et les circonstances, l'écrivain sera bouffon du roi (flattant les puissants) ou bouffon du peuple (flattant les nombreux). L'écrivain s'occupe du paraître.

A l'opposé, l'objectif du philosophe est de dénoncer les rêves, les songes, les mensonges et les illusions. Il cherche à déterminer ce qui existe vraiment, ce qui n'intéresse ni le roi, qui a les soucis de son royaume, ni le peuple, qui est tout occupé par ses jeux. Le philosophe s'occupe de l'être.

#jeanbaudet

Lire la suite

La philosophie de Jean Baudet

2 Mai 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

La philosophie de Jean Baudet

Le système du philosophe Jean Baudet se trouve exposé dans les livres et articles de l'écrivain Jean C. Baudet. Très classiquement, il est formé d'une épistémologie, d'une ontologie et d'une éthique.

L'épistémologie de Baudet, ou éditologie, est basée sur l'histoire critique des systèmes de pensée dans le prolongement des travaux notamment de Sarton, de Bachelard, de Popper, de Foucault. Elle reconnaît deux moyens d'acquisition de savoirs, l'observation et le raisonnement, ce qui disqualifie les religions et les idéologies (basées sur la tradition et la prétendue intuition). La philosophie et la science tirent leur efficience de la combinaison de l'observation (empirisme) et du raisonnement (rationalisme), ce qui en même temps les limite et conduit à un scepticisme relatif. L'instrumentation sépare la science de la philosophie, conduisant à un néo-scientisme reconnaissant le primat épistémologique de la technique. Un des résultats de l'éditologie est de devoir admettre la coupure entre la STI (science-technique-industrie) et la non-STI, autrement appelée Culture.

Cette épistémologie empirico-rationaliste ne peut mener qu'au mysticisme ou au matérialisme. L'examen historique des sources de la pensée conduit au matérialisme et donc à l'athéisme.

Le matérialisme implique l'inexistence de valeurs et par exemple nie toute dignité particulière de l'homme par rapport aux autres animaux. L'éthique de Baudet est donc anti-humaniste, nihiliste et cynique. Cela n'élimine cependant pas la nécessité de règles morales (et donc politiques). Car il faut bien vivre, et l'homme étant un animal social, il doit se fixer des règles de comportement lui assurant la vie la plus heureuse possible. L'éthique devient ainsi, étant donné le primat de la technique déjà cité, une technique appliquée qui ne peut trouver ses principes que dans l'humble acceptation des réalités dévoilées par la technique et par la technologie, qui est la technique transfigurée par la science. Le but de l'existence humaine - en attendant les souffrances de la fin de vie - pourrait bien être l'Art, c'est-à-dire le divertissement, qui est la réconciliation de l'intelligence et du sentiment.

Lire la suite
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 > >>