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Jean C. Baudet

Mes livres d'histoire chez Jourdan

27 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire

Mes livres d'histoire chez Jourdan

Alain Jourdan a fondé les éditions Jourdan à Bruxelles, mais s'est récemment délocalisé en Wallonie, à Waterloo. Les éditions Jourdan ne publient que des ouvrages historiques, en ce compris des livres de témoignage (il s'agit en somme d'histoire contemporaine).

J'ai publié onze livres chez Jourdan.

- Histoire des sciences et de l'industrie en Belgique,

- A quoi pensent les Belges ? (Histoire de la philosophie, des sciences humaines et de la philosophie en Belgique),

- Curieuses histoires de la pensée (Etude historique et critique des origines des religions et de la philosophie et de leur développement, depuis l'invention du langage jusqu'à la naissance de l'Empire romain, ou comment les hommes inventèrent les dieux et les valeurs),

- Histoire de la pensée de l'an Un à l'an Mil (Suite de l'ouvrage précédent, qui étudie les origines du gnosticisme, du christianisme, du manichéisme et de l'islam, et d'autres superstitions organisées ayant moins bien réussi),

- Curieuses histoires de la science,

- Curieuses histoires des dames de la science,

- Curieuses histoires des inventions,

- Curieuses histoires des entreprises,

- Les grands destins qui ont changé le monde,

- La vie des grands philosophes (Introduction à la philosophie par l'étude biographique des 40 plus grands philosophes, de Thalès à Deleuze),

- Histoire de la cuisine (Où l'on sera étonné d'apprendre que le critère de l'humain n'est ni la pensée, ni le langage, mais la cuisine : Homo sapiens est le seul animal qui prépare sa nourriture, notamment par la cuisson).

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Mes interets litteraires et philosophiques

23 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

Au soir de ma vie, j'éprouve de vives émotions, très mélangées, à faire l'inventaire de mes intérêts successifs. J'ai commencé par m'intéresser à la flore du Kivu, au Congo ex-belge (prospections botaniques de 1973 à 1975), puis je me suis intéressé à la génétique et à la taxonomie des haricots (une douzaine de publications scientifiques), puis aux céréales (un livre, en 1981), puis à l'histoire de la Technique, puis à l'épistémologie et à l'histoire de la Science (nombreux livres et articles), puis aux ingénieurs (deux livres), puis à la philosophie (deux livres en 2005), puis à la poésie (plusieurs poèmes publiés et un livre), puis à la Belgique (plusieurs livres), puis à l'Actualité (collaboration régulière au journal L'Echo, 2008-2009), puis aux femmes savantes (deux livres), puis à l'histoire des religions et de la philosophie (trois livres), puis aux inventions (un livre), puis aux entreprises multinationales (un livre), puis à la cuisine (un livre), puis aux intellectuels français (un livre), puis à la phénoménologie transcendantale (0 livre), puis à la phénoménologie herméneutique (0 livre), puis à l'Être en tant qu'être (un livre en cours de rédaction), puis à l'état physiologique de mes organes vieillissants.

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Pour et contre Heidegger

20 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

Pour et contre Heidegger

Martin Heidegger fut-il le plus grand philosophe du XXème siècle, et peut-être même le plus pénétrant philosophe de tous les temps, ou n'était-il qu'un littérateur astucieux, un imposteur de la pensée authentique, un confondeur de vessies et de lanternes, un équilibriste verbal, bref une somptueuse inutilité ? Cela fait cinquante ans (mais je ne me suis pas intéressé qu'à l'auteur de Sein und Zeit) que je me pose cette question, me demandant si je dois reprendre ma réflexion sur le dévoilement de l'Être façon "phénoménologie herméneutique", ou si je peux sereinement passer à côté des vertigineuses subtilités de l'analytique existentiale. Ma contribution personnelle au travail philosophique doit-elle être d'approfondir l'existentialisme heideggerien et de tenter de formuler de manière claire et distincte ma conception de l'Être, ou doit-elle être de mettre en garde contre les verbiages obscurs de chemins qui ne mènent nulle part ? Cela fait cinquante ans que j'hésite entre le haussement d'épaule et l'approfondissement de l'ontologie et de l'ontique de celui qui a peut-être le mieux compris ce qui détermine la condition humaine.

Quelle est l'importance de Martin Heidegger dans l'histoire de l'esprit humain ? Doit-il être associé aux grands noms d'Einstein, de Freud, de Durkheim, de Marx, de Gell-Mann, ou faut-il le ranger parmi les fumistes et les jongleurs de phrases, avec les poètes minimalistes et les autres vendeurs d'illusions ?

On peut, en première approximation, juger de l'importance d'un auteur par l'abondance de ses écrits et, plus encore, par l'abondance des écrits qui lui sont consacrés. Jean-Pierre Tafforeau, Jean-Paul Sartre, Renaud Denuit, Michel Haar, Jacques Taminiaux, Alain Boutot, Jacques Derrida, Jean-François Courtine, Dominique Janicaud et tant d'autres ont consacré au maître tellement d'ouvrages, parfois copieux, toujours subtils et raffinés, qu'il me paraît difficile de ne pas voir dans Heidegger un important agitateur d'idées.

Mais quand on a parcouru le chemin qui mène au sommet de la montagne, il faut bien redescendre, l'esprit encombré de merveilles, et dans la vallée il faudra bien accepter sa "finitude", c'est-à-dire la souffrance et la peine. Car je ne sais pas encore si l'homme est un "être-là", et je ne suis pas bien sûr que son existence précède son essence, mais je commence à comprendre (à dévoiler un non-encore-aperçu) que l'homme est un être-pour-souffrir.

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Les grands moments de l'Histoire

11 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Science, #Technique

Les grands moments de l'Histoire

Du fond des âges venant, une bête singulière est devenue humaine, il y a des siècles et des siècles, en inventant l’outil et le langage, les deux composants de la Technique (hardware et software). Puis elle inventa l’agriculture, il y a dix mille ans, et ne dut plus chercher péniblement sa nourriture, car elle parvint à la produire en quantité. Il y a 2600 ans, le Grec Thalès inventa la philosophie, puis le Grec Aristote inventa la logique, puis le Grec Euclide inventa l’axiomatique, puis le Grec Ptolémée inventa l’astronomie mathématique, puis le Grec Diophante inventa l’algèbre, puis le Grec Zosime inventa la chimie, puis le Grec Kallinikos inventa le feu grégeois, puis les Grecs n’inventèrent plus rien pendant des siècles. Vers 1300, un Européen inconnu inventa le canon et le boulet, et des ingénieurs inventèrent l’instrumentation, ce qui marqua la séparation de la science et de la philosophie. En 1543, le Polonais Copernic découvrit l’héliocentrisme, en 1610 l’Italien Galilée découvrit de nouvelles étoiles, en 1618 l’Allemand Kepler découvrit les lois du mouvement des planètes, en 1637 le Français Descartes inventa la géométrie analytique, en 1687 l’Anglais Newton découvrit la gravitation universelle, en 1691 l’Allemand Leibniz inventa le calcul intégral, en 1781 l’Ecossais Watt invente la machine à vapeur à double effet, en 1800 l’Italien Volta invente la pile électrique, en 1842 le Wallon Sax invente le saxophone, en 1848 le juif allemand Marx invente le communisme, en 1896 le juif autrichien Freud invente la psychanalyse, en 1905 le juif allemand Einstein invente la théorie de la relativité, en 1910 le Grec Tselementes invente la moussaka, en 1913 le juif danois Bohr invente la mécanique quantique, en 1943 le Français Sartre élucida enfin, après deux mille ans de recherches, la différence entre le « quelque chose » (l’être) et le « rien » (le néant), en 1953 l’Américain Watson invente la génétique moléculaire, en 1964 le juif américain Gell-Mann découvre les quarks et en 2010 je crée mon blog. La bête humaine a bien prospéré, existant aujourd’hui à 7,5 milliards d’exemplaires, polluant de leurs déjections la Terre entière, et vivant à plus de 99 % sur des mythes venus du fond des âges.

Voir J.C. Baudet : Curieuses histoires des inventions, Jourdan, Bruxelles.

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Sur le concept de STI

8 Juillet 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Science, #Technique, #Epistémologie

Sur le concept de STI

A la fin des années 1970, le philosophe américain Don Ihde (né en 1934) adopte le néologisme « technoscience » pour nommer un pseudo-concept qui vise à désigner une collusion (maléfique) entre la technologie des ingénieurs et la science des chercheurs. Je dis « pseudo-concept », parce qu’il s’agit d’une notion sociopolitique née dans une mouvance idéologique particulière (technophobe, marxiste…) et manquant d’analyse critique. Au début des années 1980, je propose à mon tour le néologisme « STI » (science-technique-industrie) pour désigner un concept épistémologique. A savoir l’unité ontologique qui lie non seulement la science à la technique (ce qui est l’évidence même), mais aussi à l’industrie, dans le sens du latin industria : activité productrice. La STI est ainsi un continuum épistémique reliant de manière radicale science, technique et industrie, ces trois termes désignant des notions insuffisamment conceptualisées : il n’y a pas de science sans, à la fois, technique et industrie. La science (ou la technique, ou l’industrie) n’existe pas sans les deux autres composantes de la STI. La STI se développe dans l’Histoire (depuis le percuteur en pierre éclatée jusqu’à Internet) par l’inséparable coopération de l’observation (empirisme) et du raisonnement (rationalisme). Le lien ontologique dans lequel s’enracinent les composantes de la STI est « le mathématique », profonde (et encore largement incomprise) caractéristique de l’Être, avec sa dualité géométrique (l’observation des formes) et arithmétique (le raisonnement sur les nombres) actuellement résumée par l’opposition entre le topologique (l’espace) et l’algébrique (le temps). En termes de vulgarisation, on notera que la science est basée sur la mathématique des structures (groupes, corps, espaces vectoriels…), que la technique est basée sur l’analyse infinitésimale (mise en équations en vue des calculs de dimensionnement…) et que l’industrie est basée sur la comptabilité, qui est le noyau dur de l’arithmétique (les archéologues ont montré que la comptabilité est apparue des millénaires avant l’arithmétique).

La STI étant une « production de l’Humanité », il est automatique de « mettre dans le même sac » toutes les productions non-STI : littératures, religions, arts, musiques, etc. C’est ce que j’appelle, d’un terme malheureusement très ambigu, la « Culture ». La séparation est d’ailleurs floue, parce que les « culturels » ne peuvent pas échapper aux déterminations de la STI : un carré de Klee ou de Mondrian est d’abord un carré de géomètre, et la musique serait limitée au chant vocal s’il n’y avait pas les instruments construits par l’industrie !

Il existe entre la STI et la Culture un antagonisme qui devrait, me semble-t-il, être transformé en joyeuse coopération. Nos lendemains chanteront peut-être quand l’Ingénieur et le Poète collaboreront pour construire un Monde Meilleur ? La Civilisation, n’est-ce pas l’équation d’Erwin Schrödinger ET la trompette de Louis Armstrong ? Oh, what a beautiful world !

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