Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Jean C. Baudet

Histoire des mathématiques

27 Septembre 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Mathématiques, #Histoire

Histoire des mathématiques

En 2002, j'ai publié, chez Vuibert (Paris), un "Nouvel Abrégé d'histoire des mathématiques" de 336 pages. Après plusieurs nouveaux tirages, l'éditeur et moi-même avons décidé de publier une refonte complète de cet ouvrage, qui est disponible désormais sous le titre simplifié "Histoire des mathématiques" (352 pages). L'histoire de la connaissance des formes (géométrie) et des nombres (arithmétique) est celle des plus admirables, des plus enthousiasmantes, des plus étonnantes réalisations de l'esprit humain. Des plus décisives et importantes aussi, car les mathématiques sont la source originaire de la science et de la technologie, dont l'impact sur l'Humanité est considérable.

J'ai ainsi étudié l'invention de la Logique par Aristote, de l'Axiomatique par Euclide, de l'Algèbre par Diophante, de la Géométrie analytique par Descartes, du Calcul différentiel par Newton, du Calcul intégral par Leibniz, de la Théorie des groupes par Galois, de la Géométrie non euclidienne par Lobatchevski, de la Géométrie à n dimensions par Cayley, des Quaternions et des Vecteurs par Hamilton, de la Topologie par Listing, de la Logistique par Boole et Frege, de la Théorie des ensembles par Cantor et Dedekind...

Prenant conscience de la profondeur et de la fécondité de ces constructions intellectuelles éblouissantes, nous sommes consternés de découvrir, notamment dans les propos de certains politiciens, à quel point les rudiments les plus élémentaires de l'arithmétique sont ignorés, non seulement par les masses populaires, mais également par certains qui ne doutent pas d'appartenir à une "élite". Ils ne savent pas encore, après deux mille cinq cents ans de progrès mathématique, que ce que l'on a donné à l'Un, on ne peut plus le donner à l'Autre !

Une vidéo de l'auteur à la librairie Filigranes, à Bruxelles :

https://www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

Lire la suite

Sur les migrants

26 Septembre 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Politique, #Religion

Il est désolant de constater à quel point les politiciens et les grands intellectuels sont aveuglés par l’émotion et la compassion dans leurs analyses prospectives des récents phénomènes migratoires. On ne réfléchit pas à l’impact possible sur l’Humanité et sur la Civilisation des migrations massives d’aujourd’hui et de demain vers l’Europe et l’Amérique du Nord avec des larmes dans les yeux parce que le cadavre d’un enfant s’est échoué sur une côte de Turquie, mais en regardant, sans crainte et sans haine, les statistiques et les données scientifiques de la démographie et de la géographie. Combien d’enfants sont morts, d’ailleurs, le même jour que le noyé de Turquie, sans que cela dérange les médias ? Car les statistiques sont là, depuis des décennies, et « donnent à penser », malgré les imbéciles qui prétendent qu’on « fait dire n’importe quoi aux données statistiques ». Vous trouvez que c’est n’importe quoi qu’il y a dans le monde, entre autres, 500 millions d’Européens et 1,5 milliard de musulmans ? C’est la compassion qui fait dire n’importe quoi ! Par exemple que c’est un devoir d’accueillir généreusement des millions de migrants. Mais qui impose ce « devoir » ? Ou que les Français du Sud ont accueilli les Français du Nord qui fuyaient l’armée allemande en 1940 (un intellectuel digne de ce nom peut-il comparer sérieusement l’accueil de Français par des Français et l’accueil par les Français de personnes pratiquant des langues diverses et des religions archaïques ?). Ou que l’arrivée massive de musulmans ne parlant que l’arabe est « une chance pour l’Europe », car ces malheureux vont créer des entreprises, donner de l’emploi aux Européens frappés par le chômage (depuis 1974), et apporter le trésor culturel de leurs rites et de leurs mythes. La droite est bête, et veut fermer des frontières impossibles. La gauche est sotte, et veut accueillir le plus de migrants possible.

Gouverner, c’est prévoir, et les politiciens et les grands intellectuels doivent analyser la situation à partir des données objectives, en imaginant des scénarios vraisemblables. Tout dépend, semble-t-il, en dehors de l’évolution du climat qui pourrait bien balayer les populations quelles que soient leurs convictions religieuses (le chrétien résiste-t-il mieux à la chaleur et aux inondations et tornades qu’un hindou ou qu’un bouddhiste ?), tout dépendra de l’évolution de l’OEI. L’islamisme va-t-il continuer à gagner du terrain, sur le plan militaire et dans les esprits ? Va-t-il « déstabiliser » (euphémisme politiquement correct) l’Occident et les ténèbres vont-elles engourdir le monde dans un Second Moyen Âge ? Ou l’islamisme finira-t-il par être vaincu, et l’islam purgé de ses démons deviendra-t-il une religion moderne, digne et respectable ? Après de tragiques convulsions, l’Humanité connaîtra-t-elle le Grand Bonheur Universel avec le « vivre ensemble » des croyants et des mécréants de toutes sortes ? Peut-on chercher la réponse dans les comparaisons historiques ? Le fascisme italien, le nazisme allemand, le stalinisme soviétique ont été vaincus. Mais à quel prix ? Le nazisme, par exemple, avait comme base démographique, source d’activistes et de combattants, les peuples germanophones. Quelle est la base démographique de l’islamisme ?

Lire la suite

Technique et ontologie

23 Septembre 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie, #Technique

Technique et ontologie

On ne peut espérer réaliser le projet ontologique, c'est-à-dire la détermination de l'Être, que grâce au recours aux facultés cognitives de l'instance désignée par "on", formulation prudente pour dire le "moi" du philosophe, de son "esprit", puisqu'aussi bien le projet de connaître l'Être n'a de sens que s'il permet d'évaluer l'impact des propriétés de l'Être sur le futur du moi, futur qui se présente comme un paysage inconnu, inexploré, à découvrir, dont l'horizon cache toujours, malgré les progrès de l'esprit humain, un à-venir redouté. Depuis maintenant un peu plus de deux siècles, depuis les résultats navrants de la critique (Kant) qui situent désespérément le sujet à l'intérieur même de l'objet (et c'est plus qu'une intériorité topologique, c'est une appartenance consubstantielle, car il paraît difficile de soutenir que le sujet n'a pas sa source dans l'objet), la connaissance de l'Être est admise comme impossible, alors même que l'Histoire montre des territoires toujours plus vastes et plus profonds de l'Être soumis à la pénétration opérative de l'esprit de l'homme, qui par la Technique se soumet aux déterminations perçues et en reçoit en retour des effets prouvant l'adéquation de plus en plus parfaite des actions techniciennes et des résultats.

Il est vrai que la Technique n'atteint qu'une partie de l'Être, et que cette partie est peut-être, par on ne sait quel maléfice, justement la partie la moins significative des choses existant réellement (y compris leur source originaire). Il faut toutefois noter que cette partie de l'Être efficacement atteinte par la Technique correspond à de nombreux soucis non seulement de l'homme ordinaire des foules, mais aussi de l'intelligentsia la mieux éduquée. Reste que le choix ontologique (monisme ou dualisme) est à la fois impossible dans l'absolu et fortement éclairé par l'efficience technicienne. Le monde perçu (et maîtrisé par la Technique, justement parce qu'il est perceptible, qu'il donne prise aux stratégies de l'esprit) est certes étrange, jusqu'à l'absurde, mais n'en présente pas moins des cohérences qu'une herméneutique subtile doit reconnaître comme autant de signes. Et de quoi la Technique est-elle le signe ?

Lire la suite

Heidegger et l'oubli de l'Etre

17 Septembre 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Philosophie

Que veut dire Heidegger avec « l’oubli de l’être » ou, mieux, « l’oubli de la question de l’être », et pourquoi ne l’a-t-il pas dit clairement, comme on définit de manière univoque et compréhensible tout étant ? Parce que, justement, Heidegger a découvert la différence radicale entre l’être et les étants, entre les choses et la source jaillissante qui donne l’être aux choses qu’il appelle « étants », puisqu’elles sont, en effet. Le terme « être » renvoie à un concept plurivoque, et il faut (au moins) distinguer « l’ensemble des choses » et « l’origine de l’ensemble des choses ». Mais était-ce vraiment oublié, comme le prétend Heidegger, par Platon, par Aristote, et dès lors par toute la métaphysique occidentale ? L’ « être en tant qu’être » d’Aristote (to on è on) est-il vraiment de moindre qualité philosophique que le « Sein » de Heidegger, ou que la physis des philosophes présocratiques, qu’il admire tant ? Ou bien toute tentative d’explicitation de l’oubli de l’être serait-elle vouée à l’échec, par nature même de cet oubli, et le philosophe allemand refuse-t-il l’emploi de mots trop simples pour expliquer une conception trop complexe, trop mystérieuse, trop impénétrable, inaccessible à l’esprit humain, et faut-il parler de l’être (et a fortiori de l’oubli de l’être) en évitant la simplicité, qui enlèverait l’aura de « profondeur » (inaccessible aux hommes vulgaires non philosophes) à l’être, à propos duquel « il faut se taire », et l’être dans son acception heideggérienne devient-il alors comme les dieux auréolés de mystère des devins et des théologiens, dont on ne parle qu’en chuchotant ?

Les mots de la tribu sont-ils insuffisants pour dire aux hommes qu’il y a des choses, que ces choses « existent », et qu’on ne sait ni comment ni pourquoi ? Et d’ailleurs, comment Heidegger sait-il que l’être est « voilé », et que vaut le dévoilement qu’il nous propose, et qui est l’Art et la Poésie, autrement dit l’imagination inspirée, autant dire la révélation par une entité invisible – ce que les penseurs moins avancés que Heidegger appellent un ange ou un dieu ? Heidegger et ses émules disséquant le Dasein (l’être capable de poser la question de l’être) ou Aristote et ses successeurs observant la « nature » (un ersatz de l’être) : qui a raison ?

Heidegger, dans une œuvre abondante et superbe, ne pose-t-il pas, au fond, la question fondamentale de l’opposition entre le matérialisme et les idéalismes, entre une pensée qui ne trouve le « spirituel » nulle part et une conception qui invente des dieux et des valeurs (des êtres mystérieux) pour répondre aux angoisses de l’ignorance, non pas de ce qui est, mais de ce qui va advenir ? Car que révèle le « dévoilement de l’être », sinon des souffrances inéluctables qui, quoi qu’on fasse, finissent par nous assaillir ? Heidegger use d’un euphémisme pour définir l’homme un « être-pour-la-mort », c’est « être-pour-souffrir » qu’il fallait dire.

Heidegger en arrive à opposer l’Art et la Technique. Ici, je le rejoins tout à fait, avec ma propre terminologie, quand j’oppose la Culture à la STI (science-technique-industrie). Ce sont bien deux modes d’être pour le Dasein. Mais je pense – vilipendé, bien sûr, par tous les croyants, plus ou moins heideggériens – que l’Art est une illusion, un divertissement qui nous fait oublier l’être, et que c’est la Technique qui nous dévoile l’être, dans sa hideuse réalité. L’homme a beau passer sa vie au concert, au musée ou au bordel, il finit toujours dans un cercueil, après une agonie plus ou moins longue. Platon, Aristote et Heidegger sont morts.

Une vidéo de l'auteur à la librairie Filigranes, à Bruxelles :

https://www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

Lire la suite

Sur les Flamands et les Wallons

16 Septembre 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Belgique

Sur les Flamands et les Wallons

Dans mon ouvrage A quoi pensent les Belges ? (Jourdan, Bruxelles, 361 pages), je propose une analyse de l’évolution de la vie « intellectuelle » en Belgique, pointant évidemment la question linguistique, puisque, en Belgique comme ailleurs, on pense avec les mots de la tribu. Lors de l’accès à l’indépendance des Belges, en 1830, ceux-ci parlent soit le français, soit des patois ou dialectes flamands, brabançons, limbourgeois, wallons, picards… En simplifiant, on peut nommer trois langues vernaculaires principales (français, flamand, wallon) et une langue véhiculaire (français). Donc trois communautés principales – française, flamande, wallonne –, si l’on veut bien entendre par « communauté » tout groupe humain dont les membres peuvent communiquer, grâce au partage d’un même idiome.

Voici un extrait de mon livre, où il est question de l’écrivain Eugène Baie (1874-1863), né à Anderlecht (Bruxelles), et plus particulièrement de son étude L’épopée flamande, parue en 1903.

---------------------

Dans cet ouvrage, l’auteur propose une relecture émue de l’histoire, pour assister à la formation de la Flandre, en remontant jusqu’aux temps préhistoriques, ce qui est justifié comme suit : « C’est pendant qu’un peuple se conforme à la brutale empreinte de son milieu d’élection que sa façon de sentir nous apparaît avec le plus de relief ». Et de conclure : « comme le Flamand s’est dégagé, peu à peu, du Conquistador germain, la Flandre s’est dégagée de l’océan ».

Les conceptions de Baie conduisent à une vision de la Belgique du début du XXe siècle diamétralement opposée à celle, par exemple, d’un Edmond Picard. « Définitivement », affirme Baie, « les petites civilisations de la Flandre, de la Wallonie et, en fin de compte, de la Néerlande avortent dans l’impossibilité où elles se trouvent de concilier leurs énergies ou de discerner les moyens d’y réussir ». Il y a décidément, ajoute-t-il, « dans les provinces belges, deux races entre lesquelles se consomme un irréductible divorce de mœurs, de caractères, de langues ». Et il précise : « de souche germanique, la race flamande virile, combative, réfléchie, conserve, de ses jours de splendeur, une langue et des traditions ; d’essence latine, la race wallonne laborieuse, versatile, prompte à l’enthousiasme, a trop souvent cédé aux dépens de ses intérêts à la générosité de ses impulsions émotives. Leur génie s’est d’ailleurs traduit différemment : l’énergie du Flamand, expansive et panthéiste, s’est figée sur la toile, en la violence du geste ; la frivolité du Wallon, imaginative et primesautière, accessible à toutes les subtilités élégantes des Latins, s’est énoncée musicalement en la grâce des fioritures. Des origines, des sensibilités (… diverses font que…) la constitution du pays est fondée sur une compétition d’intérêts ».

Une telle présentation peu nuancée des Flamands et des Wallons serait considérée aujourd’hui comme un « cliché ». Il est intéressant de savoir, me semble-t-il, que le cliché date de plus de cent ans.

-------------------------------------------------

Lire la suite

Les inventions qui changerent le monde

12 Septembre 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Technique, #Science

Les inventions qui changerent le monde

Si l'on prend le terme "culture" dans son sens le plus large, il désigne l'ensemble des productions intellectuelles d'un groupe humain. Les productions matérielles ne se distinguent pas selon les groupes, tous les hommes produisant du gaz carbonique, de la sueur, de l'urine et des excréments. Exemples de productions intellectuelles ou culturelles : les chapeaux pointus des Chinois, les frites à la mayonnaise des Belges, les mosquées des musulmans, la poésie des diverses communautés linguistiques, la biologie moléculaire des Américains, la musique des compositeurs allemands, le structuralisme des intellectuels français freudo-marxistes... Pour déterminer si "toutes les cultures se valent", il faut donc comparer l'impact sur l'Humanité des diverses innovations nées au sein des diverses cultures. Dans mon livre Les plus grandes inventions (La Boîte à Pandore, Paris), j'ai étudié une centaine d'inventions et de découvertes suffisamment importantes pour avoir changé la condition de vie des hommes. On ne peut nier l'importance, pour la vie même des êtres humains, de la découverte de la domestication du feu, ou de l'invention d'Internet, ou de l'invention du chemin de fer.

Les innovations les plus décisives, celles qui contribuèrent au processus d'hominisation (passage très lent, et en fait inachevé, du passage de la bête à l'homme), sont les plus anciennes, et on ne connaît pas les inventeurs : outil, feu, langage, agriculture, écriture... Quant aux inventions les plus récentes, il faut bien admettre qu'elles furent faites en Europe, en Amérique du Nord et au Japon. Il est étonnant de remarquer que, pendant l'Antiquité, les Grecs inventèrent beaucoup et les Romains inventèrent fort peu. Par innovation, j'entends les inventions et découvertes scientifiques et techniques, les seules qui influencent les conditions de vie (c'est bien le cas de l'imprimerie, de l'avion, des antibiotiques, etc.). Les "innovations" artistiques et littéraires n'ont pas ce pouvoir de "changer le monde", et les inventions de la symphonie, de la peinture abstraite, de la prose poétique, du surréalisme, du dodécaphonisme, du roman policier, aussi admirables et surprenantes furent-elles, n'ont en rien changé la vie des gens.

Alors, pour savoir si "toutes les cultures se valent", il faut, débarrassé de tout préjugé, libéré de toute idéologie, évitant tout sentimentalisme, écouter sereinement les enseignements de l'Histoire.

Lire la suite

Sur les origines des religions

9 Septembre 2015 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Religion, #Philosophie

Mon article "Les origines des religions" vient de paraître dans la livraison de septembre 2015 de la Revue Générale (150ème année). Toute religion est un phénomène culturel qui comporte obligatoirement trois éléments : une liturgie (un ensemble de rites), un dogme (un ensemble de mythes) et un clergé (un ensemble de prêtres). Toute religion est un phénomène cognitif, puisque son développement historique implique, chez les soumis ou fidèles, la croyance au sacré.

L'analyse épistémologique et anthropologique montre que le fait religieux remonte à la Préhistoire, et que les rites sont antérieurs à l'invention du langage (période gestuelle), que les mythes se formèrent (période verbale) ensuite, et que les clergés ne se constituèrent qu'avec les premières organisations sociales (fin du Paléolithique), en rapport avec l'invention de l'institution royale.

La question est de comprendre comment des êtres humains en sont arrivés à accepter, avec une insistance qui peut aller jusqu'au fanatisme massacreur, des "vérités" invérifiables. Une tentative de réponse est proposée en considérant que le fait de la croyance apparaît dans les sociétés archaïques, alors que la raison est encore inhibée par l'émotivité, notamment par l'angoisse existentielle.

Lire la suite