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Jean C. Baudet

Articles avec #biologie tag

L'histoire de la biologie et de la medecine

12 Février 2017 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Biologie, #Médecine

J'ai donc achevé mon "Histoire de la chimie", qui devrait paraître dans quelques semaines chez De Boeck (Louvain-la-Neuve). J'entame maintenant une "Histoire de la biologie et de la médecine", pour le même éditeur. Cet ouvrage achèvera mon "Histoire de la pensée scientifique" en cinq volumes, chacun d'environ 350 pages, comprenant : "Histoire des mathématiques", "Histoire de la physique", "Histoire de la chimie", "Histoire des techniques" et le cinquième en préparation.

Ce dernier volume auquel je travaille sera ma dernière publication, clôturant une oeuvre qui commence par un petit article publié en 1969 dans la Revue d'Education nationale du Burundi : "L'histoire des sciences dans l'enseignement". Je rappelle dans ce travail liminaire de mes recherches la portée à la fois épistémologique et pédagogique d'une "archéologie du savoir" (expression empruntée à Michel Foucault), qui est comme on sait le thème majeur de la philosophie de Gaston Bachelard. On remarquera que je réserve le qualificatif de "science" à ce qu'il est convenu d'appeler les sciences "exactes et naturelles" et à la technique, situant la philosophie et les "sciences humaines" en dehors du champ épistémique que j'appelle "STI" (science-technique-industrie). J'ai abordé la dimension industrielle de la STI dans un ouvrage intitulé "Les plus grandes entreprises" (La Boîte à Pandore, Paris). Et j'ai traité de l'histoire de la philosophie (et des religions) dans d'autres publications.

L'originalité - et, je l'espère, l'intérêt - de mon dernier livre est d'étudier dans une même diachronie la biologie et la médecine, souvent séparées dans la bibliographie des travaux historiques sur l'étude du vivant. C'est que la méditation sur la vie s'est développée au cours d'un processus dialectique d'influence réciproque entre "technè" et "épistèmè", entre pratique et théorie, entre observation et raisonnement, entre technique et science. Il est impossible de comprendre l'évolution de la biologie sans prendre en compte les avancées de la médecine, et l'on ne comprend pas celle-ci si l'on ignore les progrès de la biologie.

Depuis les premières listes de maladies et de médicaments sur tablettes mésopotamiennes ou sur papyrus égyptiens jusqu'aux débuts du transhumanisme, 5 millénaires d'efforts pour comprendre que la vie est une propriété de la matière et qu'elle est un tragique combat contre la non-vie, que les biologistes appellent la cessation du métabolisme, que les médecins déterminent à l'aide de leurs électroencéphalographes, que les philosophes appellent la fin de l'existence, et que l'homme ordinaire appelle la mort.

 

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Penser le vivant

18 Novembre 2011 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Histoire, #Biologie

Je pense aujourd'hui à mon livre "Penser le vivant", paru chez Vuibert (Paris), qui est une "histoire de la médecine et de la biologie" de 396 pages. Il est encore disponible en librairie, mais la question n'est pas là. J'y pense parce que je me souviens qu'à plusieurs reprises, à propos de tel ou tel de mes livres, il s'est trouvé l'un ou l'autre "critique" pour me reprocher d'avoir été "incomplet", de ne pas avoir cité tel ouvrage, d'avoir omis tel auteur ! Oui, vous avez bien lu, il s'est trouvé des zozos tout imbus de leur science évidemment "complète" et de leur savoir évidemment "total" pour me faire la leçon : j'aurais dû, dans tel livre, citer Monsieur XYZ (il s'agit parfois du critique lui-même, d'ailleurs...). A cette heure, les botanistes ont décrit environ 300 mille espèces végétales. Les zoologistes ont décrit environ un million et demi d'animaux. Et l'on voudrait que je sois "complet", "exhaustif" ?...

 

Prenons un sujet moins vaste (et à vrai dire moins intéressant, je le reconnais volontiers) que j'ai traité dans un de mes livres (A quoi pensent les Belges, Jourdan) : la littérature belge (flamande et française, je n'ai pas abordé la littérature wallonne). Pouvais-je signaler, dans un livre de 361 pages, les milliers de poètes (ou soi-disant tels) belges, les centaines de romanciers belges, les quelques philosophes belges ? Même après avoir dépouillé des revues littéraires belges comme Revue belge. Journal scientifique, philosophique et littéraire (fondée en 1830), comme La Revue moderne (1882), comme Le Coq rouge (1895), comme La Lanterne sourde (1921), comme Les Elytres du hanneton (1973), pouvais-je espérer avoir repéré tous les auteurs belges, et surtout, pouvais-je trouver de la place pour les citer, quand il me fallait tout de même parler un peu de Georges Simenon, de Georges Sion ou de Georges Rodenbach ?

 

J'ai beaucoup d'estime pour la critique intelligente, rare hélas. Je ne me soucie pas de la critique imbécile qui confond l'analyse d'un livre avec la recherche des noms cités dans un index.

 

Oui, je l'avoue, je fus incomplet dans toutes mes histoires, et j'ai omis certains mathématiciens, certains entomologistes, certains astrophysiciens dans mes livres. J'ai même omis certains littérateurs belges, par ignorance ou par distraction. Il y en a aussi que j'ai omis volontairement. Je ne le regrette pas.

 

Pour info, l'URL (à copier et coller après http://) d'une vidéo sur l'histoire des sciences comme explication et évaluation du savoir :

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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