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Jean C. Baudet

Pourquoi je suis si triste

31 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Comme j'étais enthousiaste, dans ma jeunesse ! Comme je ne doutais pas de l'avancée régulière de la Civilisation, passant de Jean-Sébastien Bach à Olivier Messiaen, de Galilée à Einstein, de Botticelli à Pollock, et de Descartes à Kant, et de Hegel à Heidegger ! Depuis, je suis de plus en plus triste, voyant la Civilisation de plus en plus menacée, et vouée même à une inéluctable disparition. C'est que la psychologie et la neurobiologie nous enseignent qu'il y a, dans la population humaine, 25% d'imbéciles, 50% de gens ordinaires et 25% de personnes possédant une intelligence supérieure. Encore faut-il constater que, parmi les hommes dotés d'une vive intelligence, beaucoup ne s'en servent pas, et l'on voit même des intellectuels ayant pourtant fait de brillantes études incapables de se dépêtrer des slogans à la mode.

A propos de slogans, j'entends déjà les hurlements des foules contre "l'arrogance des experts" ou mettant en avant les "découvertes" de l'anti-psychiatrie. Mais laissons cela à ceux qui se contentent du prêt-à-penser, et ne cherchons pas à distinguer plus radicalement, chez les oligophrènes, les imbéciles proprement dits, les idiots et les crétins.

La Civilisation est menacée par la sottise qui, comme on le sait, est toujours proche de l'abjection. Car c'est purement arithmétique : plus il y a d'hommes, plus il y a d'imbéciles. Cela ne peut que mal finir ! Plus la Civilisation est élevée et complexe, plus elle est fragile sur ses bases et peut être renversée...

C'est que l'intelligence peut se développer, mais dans un milieu favorable à l'exercice intellectuel. Or il ne faut pas être un grand démographe (encore l'arrogance de ceux qui cherchent !) pour constater que, toutes choses étant égales par ailleurs, c'est dans les milieux les moins favorables à l'enseignement libre et à la recherche non dogmatique que la natalité est la plus élevée. La Civilisation ne va pas mourir sous les rayons ardents du Soleil traversant des couches de plus en plus épaisses de CO2 et de CH4, elle ne va pas mourir sous la poussée des séparatismes catalan, flamand ou écossais (encore que...), elle ne va pas mourir d'obésité, de pédophilie et d'assuétude aux drogues, elle va disparaître, sous la forme d'un Second Moyen Âge dont nous voyons déjà le caractère fanatique, terroriste, effrayant.

Voilà pourquoi je suis si triste. Mais j'ai mes moments de rémission. Comme un célèbre pornographe du siècle dernier, il m'arrive de ricaner de bon coeur face à tant de bêtise : j'aime à voir, de mon balcon, passer les cons...

Pour info :                      

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences : 

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

Télé Bruxelles, interview sur ma philosophie :  

www.telebruxelles.net/portail/emissions/magazines-a-voir-en-ligne/rencontre/21416-041012-jean-baudet

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Sur une formule d'Univers

30 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Physique

J'ai étudié longuement et de façon approfondie l'évolution de la pensée des hommes (mythes, religions, science...), ce qui m'a conduit notamment à produire une "Histoire critique de la Physique" en deux parties (avant et après 1900) : "Penser le monde" (Vuibert, Paris, 2006, IV+283 pages), "Expliquer l'Univers" (même éditeur, 2008, VII+420 p.). En août 2013, je me suis efforcé de rédiger une synthèse de cette histoire longue et compliquée, ce qui a donné une brochure éditée (tirage limité), "L'essentiel de l'histoire de la Physique" (43 pages).

Je proposais dans cet ouvrage une "formule d'Univers" dont voici une explication élémentaire.

Les 4 concepts cruciaux de la Physique (en 2014) sont ceux d'espace, de temps, de matière et d'énergie. C'est Galilée (1610) qui a relié rationnellement (c.à.d. mathématiquement) l'espace S au temps T par sa définition de la vitesse v = S/T. C'est Einstein (1905) qui, après une analyse extrême des rapports entre l'espace et le temps, est arrivé à comprendre l'inertie de l'énergie, c.à.d. le rapport entre l'énergie E et la masse M (ou matière): E = M.c², c étant la vitesse de l'énergie rayonnante, vulgairement appelée "lumière".

Il est alors facile de relier en une expression unique ces quatre concepts. Puisque c est une vitesse, on a c = S/T et donc E = M.S²/T², que l'on peut aussi bien écrire E/M = S²/T², ou encore E.T² = M.S², ou même E.T²/M.S² = 1.

C'est ce que j'appelle la "formule d'Univers", qui montre que les quatre "entités" E, T, M et S sont intimement liées, formant comme les quatre faces d'un seul Réel (ou sous-Réel si l'on se place dans une perspective spiritualiste qui pose que l'Être est différent du Réel).

Cette formule condense en quelques symboles une très grande valeur poétique, puisqu'elle évoque en une sublime concision les principales déterminations du Réel (et donc du "sens de la vie" et de la "condition humaine"). Elle présente aussi un intérêt pédagogique évident, puisqu'elle rappelle dans sa remarquable simplicité les relations indissociables de l'espace-temps et de la matière-énergie (formulée par la Physique d'aujourd'hui par la dualité irréductible des fermions et des bosons).

Toute l'histoire des systèmes de pensée montre l'esprit humain (tant religieux que philosophique-scientifique) à la recherche de l'Unité sous-jacente à l'effarante et pittoresque diversité du monde. Ma formule, qui relie l'Un aux quatre facettes du Réel, contentera-t-elle les chercheurs d'Unité, les assoiffés d'Absolu, les volontaires d'une Explication Ultime ?

Pour info :                      

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences : 

www.youtube.com/watch?v=HZNSrBg25XQ

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Mathematiques : de l'histoire a l'epistemologie

28 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Mathématiques, #Epistémologie

Ma réflexion philosophique sur les mathématiques a pour origine la "découverte" épistémologique d'Emmanuel Kant qui, dans sa célèbre "Critique de la raison pure", met en évidence que l'espace et le temps sont les formes de la sensibiité, lieu de la connexion cognitive entre le Sujet et l'Objet (l'Objet phénoménal, bien entendu). Il m'a suffi de comprendre que l'étude de l'espace est la Géométrie et que l'étude du temps (c'est-à-dire de la succession : un, deux, trois...) est l'Arithmétique pour prendre conscience que le problème-clé de la question de la Connaissance se trouve dans la "valeur des mathématiques" et pour entreprendre une étude d'épistémologie historique de la pensée mathématicienne, jalonnée par trois ouvrages principaux : "Nouvel Abrégé d'histoire des mathématiques" (2002), "Mathématique et vérité" (2005), "Histoire des mathématiques" (2014).

Mon dernier livre (Vuibert, Paris, VI+346 pages) montre notamment comment l'Humanité (c'est-à-dire en réalité quelques centaines d'Européens pendant 26 siècles), partie des premières réflexions non utilitaires de Thalès et de Pythagore, est arrivée à produire un immense corps de connaissance unifié ("la" Mathématique formée de la Topologie et de l'Algèbre), extensions de la Logique d'Aristote). La "valeur" de cette construction se confirme chaque jour dans les innombrables résultats de la "STI" (science-technique-industrie), qu'il s'agisse d'un calcul astronomique, des équations d'un ingénieur qui mènent à une nouvelle machine, ou de la comptabilité d'une entreprise. Le Réel (phénoménal) est bien enfermé dans les déterminations mathématiques de l'Espace et du Temps, et la mathématique est bien le "langage de l'objet". Quant au Réel nouménal, s'il existe, Kant nous a expliqué longuement et subtilement qu'il est inaccessible à l'esprit humain (en 1781). Malgré tous mes efforts (et j'ai, par rapport à Kant, les immenses acquis des philosophes depuis 1781...), je n'ai pas encore trouvé de moyens adéquats pour accéder à la connaissance du Noumène. Mais je continue à chercher. J'ai appris à mettre en équations les propriétés du Triangle, les caractéristiques des machines électriques, le comportement des êtres vivants (avec le Belge Prigogine), l'âge de l'Univers (avec le Belge Lemaître), et même (mais avec bien des incertitudes) les fluctuations de l'indice des Américains Charles Dow et Edward Jones. Quand je serai parvenu à mettre en équations la Sainte Trinité, la date du Jugement Dernier et le Socialisme, je préviendrai...

Pour info :        

Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences : 

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La doctrine de Manuel Valls

27 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Politique

J'ai vu et entendu hier soir, à la télévision française, les longues et passionnées déclarations de Manuel Carlos Valls, avec un intérêt très vif (ne s'agit-il pas du sort de la France, du pays de la liberté et du progrès intellectuel : Descartes, Lavoisier, Pasteur, Jean-Marie Bigard ?...), et aussi avec un étonnement grandissant. J'attendais une démonstration de démagogie et des ratiocinations idéologiquement orchestrées par le gauchisme germanopratin, fait d'un salmigondis de charité chrétienne, de détestation de l'excellence, de marxisme fanatique et de sottes plaisanteries de chansonniers, de compassion pour "les plus démunis" et de boulets rouges tirés contre les USA, l'Allemagne, les banquiers et les industriels, le tout assaisonné copieusement de halal. J'ai vu et entendu un homme énumérer des propositions de simple bon sens et constater des faits d'une désolante véracité.  

"Nous avons, depuis des décennies, vécu au-dessus de nos moyens". N'est-ce pas l'évidence, et d'ailleurs pas uniquement pour les Français ? Si les caisses d'un Etat sont vides, n'est-ce pas parce que les gouvernements successifs les ont vidées ?

"Nous devons favoriser le développement et d'abord la survie même des entreprises, grandes et petites". N'est-ce pas mille fois démontré que pour engager un nouveau collaborateur (pour "créer de l'emploi") une société doit faire des bénéfices durables, et que pour faire des bénéfices elle doit vendre ses produits à des clients solvables ?

"Il faut diminuer les impôts et augmenter le soutien aux entrepreneurs qui créent les richesses de la France". N'est-il pas suffisamment avéré que pour distribuer des allocations aux chômeurs, des soins aux malades, des formations aux jeunes, des retraites aux vieux, des subventions aux artistes, il faut que l'Etat ait de l'argent, beaucoup d'argent, et que celui-ci ne peut venir que des exportations ? Faut-il vraiment rappeler aux chantres de l'augmentation du pouvoir d'achat que quand un Français vend à un Français, de l'argent change de poche mais qu'aucune richesse n'est créée en France ?

"Pour garder sa place en Europe et dans le monde, la France doit avoir une économie forte". N'est-ce pas le simple bon sens d'admettre que pour exister politiquement une nation doit exister militairement, c'est-à-dire avoir les moyens économiques d'entretenir une armée efficace ? Ne voit-on pas que si les choses se poursuivent selon les tendances actuelles, des collectivités comme Gaza ou ISIS auront bientôt plus de poids sur la scène internationale que la République française, qu'elle ait à sa tête Hollande, Sarkozy, Le Pen ou Mélenchon ?

Manuel Valls n'a pas manqué, en bon pédagogue, d'expliquer que l'austérité de gestion qu'il entend mener avec son nouveau gouvernement n'est en fait que du "sérieux budgétaire" car, a-t-il précisé, en brillant homme d'Etat, il faut en France plus d'enseignants, plus de policiers, plus de gendarmes. Il n'a pas dit (il est quand même prudent) ce dont la France n'a plus besoin...

Eh bien, il me semble que la France est bien repartie, encore reste-t-il à mes yeux quelques présences problématiques dans la nouvelle équipe de la grande République porteuse des grandes valeurs de l'Humanité. Nous verrons dans trois ans. Ou peut-être déjà dans quelques semaines !

En tout cas, si c'est ça le socialisme, je suis socialiste...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un samedi soir, chez Hector (nouvelle)

24 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Nouvelle

Hector et Georges étaient assis face à face, confortablement, dans les deux meilleurs fauteuils de la bibliothèque, séparés par une table basse en acajou, qui soutenait deux bouteilles de pommard, deux verres, un ravier rempli de fromage jaune de Hollande découpé en petits cubes percés de minuscules bâtonnets, et la grande pièce n'était éclairée que par deux luminaires dont les rayons illuminaient les visages et faisaient scintiller les verres avivant le vermeil du liquide qu'ils contenaient. Mais la lumière n'atteignait pas les profondeurs de la salle remplie de livres et ne dissipait donc pas les ténèbres qui luttaient victorieusement, dans la moitié de la salle, contre le trop faible éclairage électrique. Ce fut peut-être l'erreur d'Hector de n'avoir pas allumé le plafonnier, et d'avoir laissé l'obscur et l'épouvante s'installer dans sa maison.

Hector expliquait à Georges, entre deux gorgées de bourgogne et pendant que son hôte grignotait le fromage avec entrain, les subtiles distinctions qu'il avait établies entre le savoir, la connaissance et la cognition, qui constitueront l'essentiel de son prochain livre, et il observait - tout en parlant et en buvant - la tête de Georges qui gonflait régulièrement. Au moment décisif et crucial où Hector devait passer du savoir acquis par la Sinnlichkeit d'Emmanuel Kant à la connaissance construite dialectiquement par l'esprit de Hegel, c'est-à-dire par le cogito cartésien, la tête de Georges avait déjà triplé de volume. Hector passa ses doigts écartés dans sa moustache mouillée par le vin, évaluait le temps passé en comptant les cubes de fromage non encore mangés par son ami, et tâchait de déterminer le moment où la tête de celui-ci atteindrait le volume critique et exploserait. Tout en grossissant des joues, du front, du menton, Georges continuait d'écouter et, en visiteur courtois, maintenait sur son visage déformé par le gonflement les signes de la plus vive attention. Il posait d'ailleurs parfois l'une ou l'autre question, mais sa tête continuait de grossir.

Hector devenait inquiet, et des idées loufoques se formaient en lui, l'idéation étant une oeuvre de l'ego cogitans, le moi pensant. La tête de son invité ne gonflait-elle pas à mesure qu'il y déversait des concepts ? Ou bien l'augmentation de volume était un effet d'une absorption irréfléchie d'une trop grande quantité de fromage ? Ou peut-être de vin ? Ou bien encore une entité maléfique, cachée dans l'ombre propice aux méfaits, avait-elle pris le brave Georges pour cible en bourrant sa cervelle d'illusions, de fantasmes et d'idées volumineuses ?

La première bouteille étant vide, Hector allait déboucher la deuxième quand la tête de Georges, qui avait presque atteint le plafond, éclata, répandant partout du sang, des fragments d'os et une répugnante bouillie de substance nerveuse, atteignant les rangées de livres et recouvrant d'une infâme sanie et d'une gluante horreur la petite table basse, les deux fauteuils de cuir beige, le corps décapité de Georges et celui, maintenant prostré et sans vie, du pauvre Hector qui avait, pour son malheur, percé le mystère du savoir.   

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Auto-portrait (poeme bizarre)

22 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Poème, #Biographie

Je suis bourgeois, judéo-chrétien, capitaliste, unilingue, francophone, libéral, occidental, démocrate, féministe (jusqu'à un certain point), misanthrope, taciturne, sans illusions, intellectuel, matérialiste, athée pratiquant.

Je suis poète maximaliste, écrivain professionnel, philosophe, épistémologue, éditologue, ancien biologiste, ancien botaniste, ancien éditeur, ancien journaliste, ancien universitaire, reformulateur de phrases absconses, réévaluateur de concepts abstrus, détestateur de la poésie minimaliste, exécreur de Maeterlinck, admirateur d'Albert Einstein, de Gaston Bachelard, de Mélanie Rios et de René Descartes.

Je suis chevelu et barbu, obèse, couvert d'ulcères, de dermites, de dermatoses, de télangiectasies, de papules, de papillomes, de pustules, de bubons, de comédons, de furoncles, d'eczéma, d'abcès, de chancres.

Je suis anti-communiste, anti-écologiste, anti-humaniste, anti-nationaliste, anti-communautariste, anti-terroriste, anti-Rimbaud, anti-Mallarmé, anti-Char, anti-socioconstructiviste.

Je suis bruxellois, belge, européen, historien des mathématiques, de la physique, de la chimie, de la biologie, de la médecine, de la technique, de la technologie, de la cuisine, des religions, de la philosophie, de la littérature française, de la littérature belge.

Je suis démolisseur de mythes, écrabouilleur de mystiques, écraseur de moustiques (en Afrique, de 1966 à 1975), déboulonneur de statues littéraires, éparpilleur d'illusions, annonciateur de misères, pourfendeur d'espérances.

Je suis contre les bien-pensants, les maniaques humanitaires, les moralistes, les curés, les imams, les humanistes sélectifs, les éthiciens, les vendeurs de prêt-à-penser, les assassins, les voleurs, les zoophiles, les pédophiles, les littérateurs de la compassion, de la gnangnantitude, les couvercles de pots de confiture que l'on ne parvient pas à ouvrir sans pince, les steaks trop cuits, les lentilles pas assez cuites, le chablis tiède, le pommard trop froid, les pizzas, les fromages sans odeur, les choux rouges, la rhubarbe, les poèmes égocentriques. 

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Librairie Filigranes (Bruxelles), extrait d'une conférence sur l'histoire des sciences : 

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La fin de la Civilisation

19 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Islamisme, #Civilisation

Développant mes réflexions à partir de l'option matérialiste, admise après un examen comparatif approfondi de différents systèmes de pensée (foi, intuition, traditions, voyance extra-lucide, méthode expérimentale...), je n'attache aucune importance à l'avenir des hommes qui, pour le matérialiste, ne sont que de futurs cadavres (sans résurrection des morts). Je me moque donc, avec même une certaine jubilation, de la disparition prochaine de l'Humanité. Oh, j'admets que ce fut un bel essai ! Avec des représentants comme Alexandre le Grand, Sigmund Freud, Emile Durkheim, Albert Einstein, Beethoven, Stravinsky et quelques autres, j'aurais même pu l'aimer ! Mais par une loi statistique qui se vérifie d'autant mieux qu'elle s'applique à des populations plus nombreuses, les hommes quelconques, "moyens", sont le plus grand nombre, et d'après la courbe de Gauss (qui n'était pas un homme quelconque), il y a 25 % d'imbéciles parmi les humains. Et parmi ceux qui ont une intelligence supérieure à la moyenne, nombreux sont ceux qui ne s'en servent guère ! Pourquoi regretter leur disparition, d'ailleurs inéluctable ?

Mais je suis un homme (vieillissant), moi aussi, avec mes faiblesses, et j'ai celle de m'attrister sur la mort annoncée de la Civilisation. J'en suis bien triste. Ce sera la fin des symphonies, des poèmes et des théorèmes, des débats d'idées, de l'observation des galaxies, des découvertes et des inventions. Il n'y aura plus, comme au temps du commencement des espèces humaines (le pluriel est confirmé par la paléoanthropologie), que des rites et des mythes, c'est-à-dire le contraire absolu du mouvement civilisationnel. L'islamisme (dont la source est bien l'islam, et ni l'animisme des Iroquois ni le bouddhisme) faits des progrès constants, se nourrissant de l'explosion démographique dans des régions misérables, et se trouve des défenseurs véhéments jusque parmi les intellectuels nourris d'humanisme (sic), de libre pensée (resic), de droits de l'homme (reresic) et de laïcité (rereresic). Il est vrai que le communisme de Staline trouvait des admirateurs même en France (le pays de Descartes et de Voltaire !), et de même le nazisme de Hitler trouva chez les Français des approbateurs enthousiastes et des collaborateurs nombreux. La menace islamiste n'est plus uniquement idéologique et marginale, comme au XXème siècle. Elle est devenue militaire et démographique. Car il coûte mille fois moins de former un djihadiste que de former un astronome, un historien, un sociologue... Il est mille fois plus facile, et donc moins coûteux, de fermer un esprit que de l'ouvrir...

Certes, les Etats qui luttent fermement contre le djihadisme et l'islamisme le font avec maladresse et n'évitent pas les bavures, comme il y en a dans toutes les guerres. Mais entre ces Etats (même avec des dégâts collatéraux) et le fanatisme religieux, la violence et le terrorisme, les châtiments corporels et la peine de mort pour ceux qui ne se convertissent pas à l'islam, il faut choisir. Si du moins le mot "éthique" a un sens, ce qui ne va pas de soi pour un matérialiste.

On me fait souvent la judicieuse remarque qu'il faut distinguer entre islam et islamisme, aussi m'y suis-je appliqué. La philosophie ne commence-t-elle pas, justement, par des distinctions ? Aussi me souviens-je que l'islam est une religion fondée au VIIème siècle par un chef de secte qui s'imposa aux Arabes par les armes, dont le premier grand exploit fut un massacre de juifs qui ne voulaient pas se convertir, à Médine (626), et qui se répandit dans le monde par des actions militaires. Par contre, l'islamisme est un mouvement politique né au XXème siècle en milieu musulman. 

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Sur l'art pornographique

17 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Pour approfondir la connaissance de l'être de l'humain, il faut étudier - dans l'ordre d'apparition - l'histoire des religions, l'histoire de la philosophie, l'histoire de la science. Je ne suis pas seul à le prétendre, mais il faut aussi convenir que le choix de ces objets d'études résulte d'un préjugé tenace qui privilégie la vie de l'esprit par rapport à celle du corps. Aussi convient-il de compléter l'étude des oeuvres "spirituelles" de l'Humanité par celle des productions "corporelles", dont le sens se révèle tout particulièrement dans l'art pornographique. Bref, après avoir évalué les travaux de Bouddha, d'Aristote, d'Einstein, étudier ceux de Viktoria Kokorina (née en 1974), de Maya Hills (1987), d'Anna Polina (1989), de Mélanie Rios (1991). On n'arrive à percevoir philosophiquement la "condition humaine", le "sens de l'humain", qu'en pénétrant "au fond des choses", c'est Husserl qui l'a dit.

Depuis les inventions successives de la photographie, du cinématographe et de la vidéo digitale (toujours le primat de la technologie !), l'art pornographique a fait des progrès considérables, et il faut saluer le talent des preneurs de vue et des modèles qui parviennent, à partir d'un personnage en action, à produire des images où l'on peut admirer simultanément le visage et la région périnéale. Cela nécessite chez les modèles un authentique art de la contorsion et chez les photographes une maîtrise remarquable de la profondeur de champ. Mais cela donne à penser, de voir de la même personne son visage et sa région ano-génitale. Emmanuel Levinas s'est fait un nom chez les intellectuels "personnalistes" en célébrant le visage humain. Que n'a-t-il disserté sur le postérieur des hommes et des femmes ? Car il convient de penser. Par où se fait la "rencontre de l'Autre", et donc le lien social, la perpétuation de l'espèce et l'invention des valeurs ? Par le haut, ou par le bas ? Cette topologie corporelle haut-bas (visible-caché...) n'est-elle pas la source de la socialisation et aussi des élaborations des idées de Bien et de Mal, de Beau et de Laid ? Et chez les primates, chez les primitifs, chez les primaires, le coït n'est-il pas la plus intense expérience du plaisir, dont la recherche va engendrer les illusions de l'esprit : la foi, l'espérance et la charité ?

Après tout, la sociologie ne se résume-t-elle pas à deux désirs : les hommes désirant des femmes, et les femmes désirant des enfants ? 

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Science et philosophie : un subtil distinguo

15 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com Publié dans #Science, #Philosophie

Je suis bien obligé de constater que même chez certains intellectuels une confusion règne à propos du sens des termes "science" et "philosophie". Je propose ici le résultat (évidemment provisoire et donc discutable) de mes travaux, sur une question qui me semble cruciale.

Le mot "philosophie" désigne une recherche entamée par Thalès vers 600 avant notre ère. La philosophie se distingue de tous les systèmes de pensée précédents (mythes, poèmes, religions, législations) par son rejet radical de toutes les traditions, et donc par sa volonté de s'efforcer de comprendre le monde (la physis) sans a priori, avec les seuls moyens de l'observation sensible et du raisonnement discursif. Le logos remplace le mythos.

Le mot "science" désigne une recherche, née au sein de la philosophie vers 1500. La science se distingue de la philosophie par la découverte et la mise en oeuvre d'un troisième moyen d'acquisition de savoirs, outre l'observation et le raisonnement : l'instrumentation. Il s'opère alors une distinction d'objet entre la philosophie et la science. Celle-ci est l'étude de "tout ce qui est accessible par les sens, éventuellement à l'aide d'instruments", ce que l'on appellera la matière. La philosophie devient alors l'étude de "tout", ce que l'on appellera l'Être ou le Réel. Ainsi, la science est une partie de la philosophie, comme la matière est une partie du Réel.

Le drame de la connaissance, c'est que grâce à l'instrumentation la science a pu faire des progrès immenses, élaborant des savoirs vérifiables et donc universalisables, alors que la philosophie (qui ne dispose, en 2014, que de l'observation et du raisonnement, comme au temps de Thalès) n'est pas (pas encore ?) en mesure de vérifier ses hypothèses.

Il importe de comprendre que la philosophie et la science qui en dérivent sont des recherches, des démarches, et non des doctrines comme le sont les religions et les idéologies. Toute proposition philosophique ou scientifique se présente donc comme provisoire, perfectible ou réfutable. Par contre, l'idée même de réfuter un dogme religieux ou un précepte idéologique est impensable. On ne discute pas l'islam ou le socialisme (voir le comportement de leurs défenseurs), alors que la Relativité, la Mécanique quantique, le Modèle Standard des particules, etc. sont l'objet de constantes révisions.

Il ne faut pas confondre la science avec le scientisme, qui est une idéologie. Il ne faut pas non plus prendre la science pour entièrement incertaine, parce qu'elle est perfectible. Des pans entiers de la science sont définitivement acquis : la marche des planètes autour du Soleil, le tableau de Mendéléev, l'atomisme, par exemple.

Il faut noter que les "sciences humaines" sont plus du coté de la philosophie (voire même de la littérature...) que de la science.

J'ai étudié la formation des mythes et leur élaboration en religions dans mon livre "Curieures histoires de la pensée" (Jourdan, Bruxelles), dans lequel je montre aussi comment la philosophie est née à Milet.

Il ne faut qu'observer la vie quotidienne (sans préjugés, ce qui est quand même difficile) pour comparer les acquis "positifs" de la science depuis 500 ans avec ceux de la philosophie depuis 2 600 ans !

Les deux plus grands philosophes de tous les temps sont Thalès (qui a eu le mérite de commencer) et Kant, dont la profonde méditation a conduit à comprendre que le phénomène (accessible par les sens) est connaissable et que le noumène ne l'est pas.

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Sur la liste de mes ennemis

14 Août 2014 , Rédigé par jeanbaudet.over-blog.com

Il importe de bien connaître ses ennemis, et je vais donc tenter d'établir la liste de mes adversaires. Je suis donc en opposition frontale avec les alchimistes, les chrétiens (surtout les évangélistes), les musulmans (surtout les islamistes), les preneurs d'otages, les animistes, les zoroastriens, les végétariens fanatiques, les fanatiques végétariens, les socioconstructivistes, les communistes, les écologistes, les coupeurs de cheveux en quatre (surtout quans ils sont chauves), les admirateurs de Maeterlinck, les francophobes, les américanophobes, les poètes minimalistes, les sensibles, les compatissants, les humanistes...

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